Le Centre de Langues est destiné aux membres de la communauté universitaire. Sa mission est d'assurer la formation en langues étrangères en partenariat avec chaque faculté, en offrant un enseignement de proximité et de qualité répondant aux besoins académiques et professionnels de nos apprenants. 

Une pédagogie innovante

Offrir une pédagogie active et ambitieuse est une priorité pour les professeurs. Forts de notre expérience dans différents domaines liés à l’éducation, nous concevons des projets pédagogiques novateurs au travers d’activités stimulantes et porteuses de sens.  

prepa infos pratiques

Les projets

Le Centre de Langues souhaite positionner sa pratique professionnelle à un haut degré de qualité et assure une recherche en didactique des langues pour objectifs spécifiques afin de nourrir un enseignement innovant, répondant aux besoins de la communauté universitaire et de la société. 

Aides à la réussite - Philosophie

Activités extra-académiques

Dans le cadre ou en complément des cours, les professeurs organisent différentes activités extra-académiques dans le but d’offrir aux étudiants des opportunités de pratique supplémentaires mais aussi de promouvoir les langues enseignées ainsi que leur culture.  

Concours d'entrée en médecine

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Actualités

L’espace à portée de tous : une aventure étudiante européenne à l’UNamur

UNIVERSEH

En avril 2026, l’UNamur a accueilli, dans le cadre de l’alliance UNIVERSEH, deux événements ayant réuni plus d’une centaine d’étudiants venus de toute l’Europe.

UNIVERSEH_Spring School 2026

Spring School 2026 : une semaine pour découvrir les multiples dimensions du secteur spatial

La Spring School, un programme de mobilité courte (BIP), a pour objectif de sensibiliser les étudiants des sept universités de l’Alliance à la diversité des enjeux et aux impacts sociétaux du secteur spatial. À travers un programme mêlant conférences, visites et projets de groupe, mais aussi observation des étoiles et exercices inspirés de l’entraînement des astronautes, les participants ont exploré l’espace sous toutes ses facettes : de la cybersécurité et de l’énergie nucléaire dans l’espace aux services satellitaires, à la surveillance de l’environnement spatial, en passant par les lanceurs et l’astrodynamique. 

L’inspiration portée par des experts et partenaires de l’UNamur 

Des conférences riches et éclairantes ont été proposées par un panel d’experts de haut niveau issus de disciplines variées. Parmi les intervenants figuraient André Füzfa (UNamur), Marc Toussaint (ESA/EPFL), Stijn Ilsen (Redwire), Christine Leurquin (Aldoria), Boris Hespeels (UNamur), Magdalena Teissandier (TBS-Toulouse), Fabienne Delhaise (ESA), Bartosz Sawik (AGH), Alain De Neve (Institut royal supérieur de Défense), Brieux Spindler (TRACTEBEL), Liina Vaabel (ESA), Alexandre de Geradon et Matteo Manieri (Telespazio), Jean-Luc Trullemans (ESA-ESEC), Natacha Callens (ESA Academy) ainsi que Cindy Léonard (ESA). 

Les thématiques abordées couvraient un large éventail de sujets tels que le segment sol, l’astrodynamique, les expériences biologiques, la défense spatiale, les opérations satellitaires, la connaissance de l’environnement spatial (Space Situational Awareness), le New Space, et bien d’autres encore. 

Accès privilégié aux installations de l’ESA 

Au cours de la semaine, les étudiants ont bénéficié d’un accès unique et exclusif à deux sites majeurs de l’ESA. Le premier était le centre de formation ESA Academy Training and Learning Centre, où ils ont découvert comment l’agence collabore avec les universités pour transmettre son expertise, ses compétences techniques et ses bonnes pratiques à la future génération de professionnels européens du spatial. Le second consistait en une visite de la station ESEC-Redu de l’ESA, le Centre européen de sécurité et d’éducation spatiales, qui leur a offert un aperçu concret des opérations satellitaires, des initiatives en matière de sécurité spatiale ainsi que de la gestion des missions Smallsat et Cubesat. Ces visites ont permis aux participants de plonger au cœur des infrastructures qui soutiennent les ambitions spatiales de l’Europe. 

Image
Inès - étudiante UNamur

Parmi les enseignements tirés de la Spring School, le plus marquant est sans doute que le secteur spatial ne se limite pas à des calculs complexes. Il rassemble au contraire des profils issus d’horizons variés, unis par une même passion.

Inès Etudiante à l'UNamur

Science for All: un cours et une introduction à la vulgarisation scientifique

Conçu comme un lien entre le monde académique et la société, ce programme de mobilité courte (BIP) avait pour ambition de doter les étudiants des compétences nécessaires pour communiquer leur expertise de manière claire et accessible au-delà des cercles spécialisés. L’objectif était de réaliser une vidéo de vulgarisation scientifique à la fois attrayante et compréhensible, tout en les incitant à adapter leur usage de l’anglais afin de toucher un public non initié. 

Tout au long du programme, les étudiants ont acquis un large éventail de compétences clés. Ils ont renforcé leurs aptitudes linguistiques, notamment dans le domaine de la communication scientifique en anglais, tout en gagnant en fluidité grâce à des échanges réguliers dans un environnement international. L’esprit critique a également été au cœur de l’apprentissage, à travers des sessions structurées d’évaluation entre pairs, favorisant la réflexion et les retours constructifs. Parallèlement, les participants ont développé leurs compétences numériques, en apprenant à identifier des sources fiables en ligne ainsi qu’à maîtriser les techniques de captation et de montage vidéo. 

Une forte autonomie était requise tout au long du programme. Les étudiants disposaient d’une journée entière pour organiser et réaliser eux-mêmes le tournage de leurs projets, tout en pouvant compter sur l’accompagnement et le soutien technique des enseignants si nécessaire. 

Ils étaient également invités à réfléchir de manière approfondie à leurs thématiques afin d’en dégager des angles susceptibles de capter l’intérêt d’un large public. La créativité et l’originalité occupaient une place centrale, en particulier dans la mise en récit visuelle qui donnait toute sa portée à leurs réalisations. 

Image
UNIVERSEH Science for All

Ce qui nous a particulièrement marquées, c’est la rapidité avec laquelle les groupes se sont soudés. Dès le premier jour, un véritable esprit de collaboration, de curiosité et d’ouverture s’est installé.

Aude Hansel et Natassia Schutz Responsables du projet et enseignantes en langues à l’UNamur

UNIVERSEH : 7 universités européennes

UNIVERSEH est une alliance de sept universités de sept pays européens. Elle a été créée en novembre 2020 dans le cadre de l'initiative "Universités européennes" promue et financée par la Commission européenne.

UNIVERSEH_Map

L’importance des langues dans le parcours universitaire

Info études
Langues
Pédagogie

Pourquoi suivre des cours d’anglais quand on se destine à devenir vétérinaire ? Comment enseigner l’espagnol à de futurs ingénieurs de gestion ? Loin des listes de vocabulaire ou des cours en laboratoire avec un casque, elles sont enseignées comme de véritables compétences transversales, essentielles pour exercer les métiers de demain. 

étudiants-cours-de-langues

Ces dernières années, l’enseignement des langues n’a cessé d’évoluer, en s’adaptant aux nouveaux enjeux de société. Les étudiants ne travaillent plus uniquement la grammaire ou le vocabulaire, mais accomplissent des tâches concrètes, en lien direct avec leur discipline. « Le monde professionnel évolue rapidement et nous devons les préparer à cela », souligne Natassia Schutz, directrice du Centre de langues de l’UNamur. « La mobilité internationale et l’internationalisation des carrières imposent également de s’adapter à des environnements multilingues et multiculturels. » À ces exigences s’ajoutent aussi la diversité culturelle et l’inclusion. « Ludwig Wittgenstein disait "Les limites de sa propre langue signifient celles de son monde". Connaître plusieurs langues permet de voir son environnement autrement », rappelle-t-elle. Enfin, la transition numérique transforme en profondeur les pratiques pédagogiques, avec l’intégration d’outils technologiques qui multiplient les possibilités d’entraînement et d’interaction.

Une approche interdisciplinaire

Pour répondre à ces évolutions, le Centre de langues place l’étudiant au cœur de son approche. « Nous partons de ses besoins, de son contexte et de ses objectifs. Tout doit être porteur de sens et authentique », explique Natassia Schutz. Concrètement, cela se traduit par des cours adaptés aux réalités académiques et professionnelles de chaque discipline. En Faculté des sciences, les étudiants sont initiés dès la première année à la lecture d’articles, à la rédaction et à la présentation scientifique en anglais. En Faculté Économie Management Communication sciencesPo (EMCP), ils apprennent à rédiger un CV en néerlandais et s’entraînent lors de simulations d’entretien d’embauche. « Nous allons bien au-delà des listes de vocabulaire et de la grammaire et nous utilisons la langue étrangère comme un outil pour atteindre un objectif bien précis. »

« Nous nous décrivons souvent comme des couteaux suisses : en fonction du contexte, du cours ou des étudiants, nous sortons le bon outil », explique la directrice. L’équipe réfléchit collectivement à ses axes stratégiques, mais surtout, elle travaille en étroite collaboration avec les professeurs de chaque domaine. Cette co-construction permet d’ancrer les cours de langues dans des situations concrètes et pertinentes. « La collaboration interdisciplinaire est essentielle. Pour concevoir nos cours, nous sommes régulièrement en contact avec les professeurs des Facultés, cela nous permet de donner apprentissages sur mesure, qui allient apprentissage linguistique et application directe dans le domaine étudié », ajoute Natassia Schutz.

Un cours de spécialité en anglais  

Au Département de médecine vétérinaire, l’anglais n’est plus enseigné comme une matière séparée, mais directement intégré à un cours de spécialité grâce au dispositif EMILE (Enseignement de Matière par l’Intégration d’une Langue Étrangère). Le principe est simple : « Nous utilisons l’anglais pour enseigner une discipline, afin de combiner l’apprentissage de la matière et le développement des compétences linguistiques dans un contexte concret et motivant pour l’apprenant », explique Hélène Bouchat, enseignante en langues. « Ce dispositif repose sur trois principes : motiver les étudiants en donnant du sens à l’apprentissage de la langue, favoriser une exposition intensive à l’anglais et associer un spécialiste disciplinaire et une spécialiste linguiste pour intégrer contenu et langue de manière équilibrée », complète-t-elle.

Ainsi, le cours d’ethnographie animale a été fusionné à celui d’anglais, pour n’en faire qu’un seul. Concrètement, Benoît Muylkens et Marlies Dauwen, professeurs d’ethnographie animale, assurent l’enseignement de la matière, tandis qu’Hélène Bouchat intervient régulièrement pour attirer l’attention sur des points linguistiques précis, comme du vocabulaire technique, des faux amis ou encore des structures grammaticales utiles. « Je veux être sûre que les étudiants comprennent bien, car leur réussite du cours passe aussi par la maîtrise de l’anglais. » Pour ceux qui rencontrent davantage de difficultés, des séances de remédiation sont organisées.

« Le résultat est très positif, les étudiants sont plus motivés et comprennent mieux l’utilité de l’anglais dans leur futur métier, cela donne du sens aux apprentissages », se réjouit Hélène Bouchat. « Nous savons aussi que les vétérinaires seront amenés à lire de la littérature scientifique en anglais. Les préparer dès le premier bloc est donc indispensable. »

Hélène Bouchat et Benoit Muylkens
Hélène Bouchat et Benoît Muylkens

Apprendre les langues par les projets

Dans la Faculté EMCP, les langues s’intègrent aussi dans des projets interdisciplinaires appelés « unités d’enseignement intégrées ». « Ces projets permettent de relier plusieurs cours autour d’une réalisation concrète. Dans le projet entrepreneuriat, par exemple, les étudiants conçoivent un business plan et nous les accompagnons dans la réalisation de leur "executive summary" en anglais, une synthèse destinée à convaincre un investisseur potentiel », explique Jérémie Dupal, chargé de la partie « anglais » du projet.

Cette approche nécessite une bonne coordination entre enseignants. « Nous devons savoir ce que nos collègues ont déjà vu avec les étudiants, car l’"executive summary" ne peut se rédiger que si les aspects financiers, marketing et autres sont en place. Cette approche pluridisciplinaire permet aussi de montrer aux étudiants que les disciplines sont complémentaires, comme dans la vie professionnelle. Ces projets rendent l’apprentissage plus concret et développent des compétences transversales comme la créativité, la collaboration ou la capacité à faire du lien entre leurs différents cours. Même les étudiants qui considèrent parfois les langues comme une contrainte comprennent, dans ce contexte, à quel point elles sont essentielles dans leur futur métier », conclut Jérémie Dupal.

Un nouveau nom pour le Centre de Langues

L’École des langues vivantes de l’UNamur devient le Centre de Langues. Créée dans les années 1970, l’École a évolué au fil du temps : d’une approche audio-orale, elle est passée à une démarche actionnelle et communicative, en lien avec les besoins académiques et professionnels des apprenants. « Le terme "école" ainsi que la distinction entre langues vivantes et langues mortes ne correspondaient plus à notre réalité », explique Natassia Schutz. « Avec ce nouveau nom, nous affirmons notre identité en tant qu’entité universitaire et renforçons le sentiment d’appartenance au sein de l’institution. »

equipe_centre_de_langues

Cet article est tiré de la rubrique "Tomorrow Learn" du magazine Omalius #38 (Septembre 2025).

cover-omalius-septembre-2025

Les étudiants de l’UNamur en contact direct avec un astronaute présent dans l’ISS

UNIVERSEH

Dans le cadre du cours d’anglais donné en première année de sciences-médecine, les étudiants sont initiés à la vulgarisation de concepts scientifiques sous la forme de vidéos. C’est le projet "It's not Rocket Science", proposé par Natassia Schutz  et Aude Hansel, professeures à l'Ecole des Langues Vivantes (ELV) de l'UNamur. Cette année, l'événement de remise de prix du concours a été marqué par un moment fort : une connexion audio en direct avec Donald Pettit, astronaute américain, actuellement à bord de la Station spatiale internationale. 

INRS_Vignette

Le projet a pour ambition de rendre la science accessible au plus grand nombre, notamment aux élèves du secondaire. L'objectif est clair : démystifier des concepts scientifiques complexes tout en offrant aux jeunes une porte d’entrée fascinante vers le monde de la recherche. 

L'idée derrière "It’s not Rocket Science" est simple mais ambitieuse : chaque duo d'étudiants doit concevoir une vidéo de vulgarisation scientifique de 2 minutes qui explique un concept ou un phénomène scientifique lié à l’espace. Parmi une production de 300 vidéos, les plus convaincantes sont sélectionnées pour participer à un concours organisé pendant le Printemps des Sciences. Les élèves du secondaire sont invités à voter pour la meilleure vidéo. 

Les objectifs de ce projet sont multiples : (1) pratiquer l’anglais de manière concrète , (2) offrir un aperçu aux élèves du secondaire de ce qui est réalisé à l’université , (3) découvrir l’interdisciplinarité et (4) donner envie aux jeunes d’étudier les sciences – pourquoi pas à l’UNamur ? 

Pour mener à bien ce défi, les étudiants finalistes sont accompagnés dans la réalisation de leurs vidéos par l’équipe de professeurs d’anglais et de disciplines, par le Confluent des Savoirs – service de vulgarisation scientifique de l'UNamur – et  par le Service Audio-Visuel. 

inrs_photo_sav

Édition 2025 : à la découverte de l’espace

Les vidéos produites par les étudiants couvrent des concepts liés à l’espace, une thématique qui captive l’imaginaire et éveille la curiosité et l’intérêt des jeunes. Des effets des radiations cosmiques sur le corps humain, à la quête de nouvelles sources d’énergie dans l’espace ou encore l’étude des volcans sur d'autres planètes, chaque vidéo devient une exploration fascinante d'un sujet complexe, présenté de manière claire et engageante.

INRS2025_Lauréates

Un échange exceptionnel en direct avec la Station spatiale internationale

L'événement de remise de prix du concours a été marqué par un moment fort : une connexion audio en direct avec Donald Pettit, astronaute américain, actuellement à bord de la Station spatiale internationale. Ce moment privilégié d’échange a permis aux étudiants et aux élèves de l’enseignement secondaire présents de poser des questions à l’astronaute en orbite autour de la Terre et d’en apprendre davantage sur la vie à bord, le parcours des astronautes et les défis auxquels ceux-ci font face au quotidien.  

Suite à cet échange, les lauréats de l’édition 2025 se sont vu remettre des prix offerts par l’EuroSpace Centre, partenaire du projet. Parmi les 7 vidéos finalistes, c'est celle réalisée par Ella Cishahayo et Angelina Severino, étudiantes en sciences biomédicales, qui a remporté le concours.

La soirée s’est clôturée par une intervention de Julie Henry, Cheffe de projet STEAM à l’UNamur, sur le défi d'attirer les filles dans les filières scientifiques. 

Ecouter l'échange avec l'astronaute

© NASA/Bill Ingalls

Funded by the European Union. Views and opinions expressed are however those of the author(s) only and do not necessarily reflect those of the European Union or European Education and Culture Executive Agency (EACEA). Neither the European Union nor the granting authority can be held responsible for them.

L’espace à portée de tous : une aventure étudiante européenne à l’UNamur

UNIVERSEH

En avril 2026, l’UNamur a accueilli, dans le cadre de l’alliance UNIVERSEH, deux événements ayant réuni plus d’une centaine d’étudiants venus de toute l’Europe.

UNIVERSEH_Spring School 2026

Spring School 2026 : une semaine pour découvrir les multiples dimensions du secteur spatial

La Spring School, un programme de mobilité courte (BIP), a pour objectif de sensibiliser les étudiants des sept universités de l’Alliance à la diversité des enjeux et aux impacts sociétaux du secteur spatial. À travers un programme mêlant conférences, visites et projets de groupe, mais aussi observation des étoiles et exercices inspirés de l’entraînement des astronautes, les participants ont exploré l’espace sous toutes ses facettes : de la cybersécurité et de l’énergie nucléaire dans l’espace aux services satellitaires, à la surveillance de l’environnement spatial, en passant par les lanceurs et l’astrodynamique. 

L’inspiration portée par des experts et partenaires de l’UNamur 

Des conférences riches et éclairantes ont été proposées par un panel d’experts de haut niveau issus de disciplines variées. Parmi les intervenants figuraient André Füzfa (UNamur), Marc Toussaint (ESA/EPFL), Stijn Ilsen (Redwire), Christine Leurquin (Aldoria), Boris Hespeels (UNamur), Magdalena Teissandier (TBS-Toulouse), Fabienne Delhaise (ESA), Bartosz Sawik (AGH), Alain De Neve (Institut royal supérieur de Défense), Brieux Spindler (TRACTEBEL), Liina Vaabel (ESA), Alexandre de Geradon et Matteo Manieri (Telespazio), Jean-Luc Trullemans (ESA-ESEC), Natacha Callens (ESA Academy) ainsi que Cindy Léonard (ESA). 

Les thématiques abordées couvraient un large éventail de sujets tels que le segment sol, l’astrodynamique, les expériences biologiques, la défense spatiale, les opérations satellitaires, la connaissance de l’environnement spatial (Space Situational Awareness), le New Space, et bien d’autres encore. 

Accès privilégié aux installations de l’ESA 

Au cours de la semaine, les étudiants ont bénéficié d’un accès unique et exclusif à deux sites majeurs de l’ESA. Le premier était le centre de formation ESA Academy Training and Learning Centre, où ils ont découvert comment l’agence collabore avec les universités pour transmettre son expertise, ses compétences techniques et ses bonnes pratiques à la future génération de professionnels européens du spatial. Le second consistait en une visite de la station ESEC-Redu de l’ESA, le Centre européen de sécurité et d’éducation spatiales, qui leur a offert un aperçu concret des opérations satellitaires, des initiatives en matière de sécurité spatiale ainsi que de la gestion des missions Smallsat et Cubesat. Ces visites ont permis aux participants de plonger au cœur des infrastructures qui soutiennent les ambitions spatiales de l’Europe. 

Image
Inès - étudiante UNamur

Parmi les enseignements tirés de la Spring School, le plus marquant est sans doute que le secteur spatial ne se limite pas à des calculs complexes. Il rassemble au contraire des profils issus d’horizons variés, unis par une même passion.

Inès Etudiante à l'UNamur

Science for All: un cours et une introduction à la vulgarisation scientifique

Conçu comme un lien entre le monde académique et la société, ce programme de mobilité courte (BIP) avait pour ambition de doter les étudiants des compétences nécessaires pour communiquer leur expertise de manière claire et accessible au-delà des cercles spécialisés. L’objectif était de réaliser une vidéo de vulgarisation scientifique à la fois attrayante et compréhensible, tout en les incitant à adapter leur usage de l’anglais afin de toucher un public non initié. 

Tout au long du programme, les étudiants ont acquis un large éventail de compétences clés. Ils ont renforcé leurs aptitudes linguistiques, notamment dans le domaine de la communication scientifique en anglais, tout en gagnant en fluidité grâce à des échanges réguliers dans un environnement international. L’esprit critique a également été au cœur de l’apprentissage, à travers des sessions structurées d’évaluation entre pairs, favorisant la réflexion et les retours constructifs. Parallèlement, les participants ont développé leurs compétences numériques, en apprenant à identifier des sources fiables en ligne ainsi qu’à maîtriser les techniques de captation et de montage vidéo. 

Une forte autonomie était requise tout au long du programme. Les étudiants disposaient d’une journée entière pour organiser et réaliser eux-mêmes le tournage de leurs projets, tout en pouvant compter sur l’accompagnement et le soutien technique des enseignants si nécessaire. 

Ils étaient également invités à réfléchir de manière approfondie à leurs thématiques afin d’en dégager des angles susceptibles de capter l’intérêt d’un large public. La créativité et l’originalité occupaient une place centrale, en particulier dans la mise en récit visuelle qui donnait toute sa portée à leurs réalisations. 

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UNIVERSEH Science for All

Ce qui nous a particulièrement marquées, c’est la rapidité avec laquelle les groupes se sont soudés. Dès le premier jour, un véritable esprit de collaboration, de curiosité et d’ouverture s’est installé.

Aude Hansel et Natassia Schutz Responsables du projet et enseignantes en langues à l’UNamur

UNIVERSEH : 7 universités européennes

UNIVERSEH est une alliance de sept universités de sept pays européens. Elle a été créée en novembre 2020 dans le cadre de l'initiative "Universités européennes" promue et financée par la Commission européenne.

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L’importance des langues dans le parcours universitaire

Info études
Langues
Pédagogie

Pourquoi suivre des cours d’anglais quand on se destine à devenir vétérinaire ? Comment enseigner l’espagnol à de futurs ingénieurs de gestion ? Loin des listes de vocabulaire ou des cours en laboratoire avec un casque, elles sont enseignées comme de véritables compétences transversales, essentielles pour exercer les métiers de demain. 

étudiants-cours-de-langues

Ces dernières années, l’enseignement des langues n’a cessé d’évoluer, en s’adaptant aux nouveaux enjeux de société. Les étudiants ne travaillent plus uniquement la grammaire ou le vocabulaire, mais accomplissent des tâches concrètes, en lien direct avec leur discipline. « Le monde professionnel évolue rapidement et nous devons les préparer à cela », souligne Natassia Schutz, directrice du Centre de langues de l’UNamur. « La mobilité internationale et l’internationalisation des carrières imposent également de s’adapter à des environnements multilingues et multiculturels. » À ces exigences s’ajoutent aussi la diversité culturelle et l’inclusion. « Ludwig Wittgenstein disait "Les limites de sa propre langue signifient celles de son monde". Connaître plusieurs langues permet de voir son environnement autrement », rappelle-t-elle. Enfin, la transition numérique transforme en profondeur les pratiques pédagogiques, avec l’intégration d’outils technologiques qui multiplient les possibilités d’entraînement et d’interaction.

Une approche interdisciplinaire

Pour répondre à ces évolutions, le Centre de langues place l’étudiant au cœur de son approche. « Nous partons de ses besoins, de son contexte et de ses objectifs. Tout doit être porteur de sens et authentique », explique Natassia Schutz. Concrètement, cela se traduit par des cours adaptés aux réalités académiques et professionnelles de chaque discipline. En Faculté des sciences, les étudiants sont initiés dès la première année à la lecture d’articles, à la rédaction et à la présentation scientifique en anglais. En Faculté Économie Management Communication sciencesPo (EMCP), ils apprennent à rédiger un CV en néerlandais et s’entraînent lors de simulations d’entretien d’embauche. « Nous allons bien au-delà des listes de vocabulaire et de la grammaire et nous utilisons la langue étrangère comme un outil pour atteindre un objectif bien précis. »

« Nous nous décrivons souvent comme des couteaux suisses : en fonction du contexte, du cours ou des étudiants, nous sortons le bon outil », explique la directrice. L’équipe réfléchit collectivement à ses axes stratégiques, mais surtout, elle travaille en étroite collaboration avec les professeurs de chaque domaine. Cette co-construction permet d’ancrer les cours de langues dans des situations concrètes et pertinentes. « La collaboration interdisciplinaire est essentielle. Pour concevoir nos cours, nous sommes régulièrement en contact avec les professeurs des Facultés, cela nous permet de donner apprentissages sur mesure, qui allient apprentissage linguistique et application directe dans le domaine étudié », ajoute Natassia Schutz.

Un cours de spécialité en anglais  

Au Département de médecine vétérinaire, l’anglais n’est plus enseigné comme une matière séparée, mais directement intégré à un cours de spécialité grâce au dispositif EMILE (Enseignement de Matière par l’Intégration d’une Langue Étrangère). Le principe est simple : « Nous utilisons l’anglais pour enseigner une discipline, afin de combiner l’apprentissage de la matière et le développement des compétences linguistiques dans un contexte concret et motivant pour l’apprenant », explique Hélène Bouchat, enseignante en langues. « Ce dispositif repose sur trois principes : motiver les étudiants en donnant du sens à l’apprentissage de la langue, favoriser une exposition intensive à l’anglais et associer un spécialiste disciplinaire et une spécialiste linguiste pour intégrer contenu et langue de manière équilibrée », complète-t-elle.

Ainsi, le cours d’ethnographie animale a été fusionné à celui d’anglais, pour n’en faire qu’un seul. Concrètement, Benoît Muylkens et Marlies Dauwen, professeurs d’ethnographie animale, assurent l’enseignement de la matière, tandis qu’Hélène Bouchat intervient régulièrement pour attirer l’attention sur des points linguistiques précis, comme du vocabulaire technique, des faux amis ou encore des structures grammaticales utiles. « Je veux être sûre que les étudiants comprennent bien, car leur réussite du cours passe aussi par la maîtrise de l’anglais. » Pour ceux qui rencontrent davantage de difficultés, des séances de remédiation sont organisées.

« Le résultat est très positif, les étudiants sont plus motivés et comprennent mieux l’utilité de l’anglais dans leur futur métier, cela donne du sens aux apprentissages », se réjouit Hélène Bouchat. « Nous savons aussi que les vétérinaires seront amenés à lire de la littérature scientifique en anglais. Les préparer dès le premier bloc est donc indispensable. »

Hélène Bouchat et Benoit Muylkens
Hélène Bouchat et Benoît Muylkens

Apprendre les langues par les projets

Dans la Faculté EMCP, les langues s’intègrent aussi dans des projets interdisciplinaires appelés « unités d’enseignement intégrées ». « Ces projets permettent de relier plusieurs cours autour d’une réalisation concrète. Dans le projet entrepreneuriat, par exemple, les étudiants conçoivent un business plan et nous les accompagnons dans la réalisation de leur "executive summary" en anglais, une synthèse destinée à convaincre un investisseur potentiel », explique Jérémie Dupal, chargé de la partie « anglais » du projet.

Cette approche nécessite une bonne coordination entre enseignants. « Nous devons savoir ce que nos collègues ont déjà vu avec les étudiants, car l’"executive summary" ne peut se rédiger que si les aspects financiers, marketing et autres sont en place. Cette approche pluridisciplinaire permet aussi de montrer aux étudiants que les disciplines sont complémentaires, comme dans la vie professionnelle. Ces projets rendent l’apprentissage plus concret et développent des compétences transversales comme la créativité, la collaboration ou la capacité à faire du lien entre leurs différents cours. Même les étudiants qui considèrent parfois les langues comme une contrainte comprennent, dans ce contexte, à quel point elles sont essentielles dans leur futur métier », conclut Jérémie Dupal.

Un nouveau nom pour le Centre de Langues

L’École des langues vivantes de l’UNamur devient le Centre de Langues. Créée dans les années 1970, l’École a évolué au fil du temps : d’une approche audio-orale, elle est passée à une démarche actionnelle et communicative, en lien avec les besoins académiques et professionnels des apprenants. « Le terme "école" ainsi que la distinction entre langues vivantes et langues mortes ne correspondaient plus à notre réalité », explique Natassia Schutz. « Avec ce nouveau nom, nous affirmons notre identité en tant qu’entité universitaire et renforçons le sentiment d’appartenance au sein de l’institution. »

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Cet article est tiré de la rubrique "Tomorrow Learn" du magazine Omalius #38 (Septembre 2025).

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Les étudiants de l’UNamur en contact direct avec un astronaute présent dans l’ISS

UNIVERSEH

Dans le cadre du cours d’anglais donné en première année de sciences-médecine, les étudiants sont initiés à la vulgarisation de concepts scientifiques sous la forme de vidéos. C’est le projet "It's not Rocket Science", proposé par Natassia Schutz  et Aude Hansel, professeures à l'Ecole des Langues Vivantes (ELV) de l'UNamur. Cette année, l'événement de remise de prix du concours a été marqué par un moment fort : une connexion audio en direct avec Donald Pettit, astronaute américain, actuellement à bord de la Station spatiale internationale. 

INRS_Vignette

Le projet a pour ambition de rendre la science accessible au plus grand nombre, notamment aux élèves du secondaire. L'objectif est clair : démystifier des concepts scientifiques complexes tout en offrant aux jeunes une porte d’entrée fascinante vers le monde de la recherche. 

L'idée derrière "It’s not Rocket Science" est simple mais ambitieuse : chaque duo d'étudiants doit concevoir une vidéo de vulgarisation scientifique de 2 minutes qui explique un concept ou un phénomène scientifique lié à l’espace. Parmi une production de 300 vidéos, les plus convaincantes sont sélectionnées pour participer à un concours organisé pendant le Printemps des Sciences. Les élèves du secondaire sont invités à voter pour la meilleure vidéo. 

Les objectifs de ce projet sont multiples : (1) pratiquer l’anglais de manière concrète , (2) offrir un aperçu aux élèves du secondaire de ce qui est réalisé à l’université , (3) découvrir l’interdisciplinarité et (4) donner envie aux jeunes d’étudier les sciences – pourquoi pas à l’UNamur ? 

Pour mener à bien ce défi, les étudiants finalistes sont accompagnés dans la réalisation de leurs vidéos par l’équipe de professeurs d’anglais et de disciplines, par le Confluent des Savoirs – service de vulgarisation scientifique de l'UNamur – et  par le Service Audio-Visuel. 

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Édition 2025 : à la découverte de l’espace

Les vidéos produites par les étudiants couvrent des concepts liés à l’espace, une thématique qui captive l’imaginaire et éveille la curiosité et l’intérêt des jeunes. Des effets des radiations cosmiques sur le corps humain, à la quête de nouvelles sources d’énergie dans l’espace ou encore l’étude des volcans sur d'autres planètes, chaque vidéo devient une exploration fascinante d'un sujet complexe, présenté de manière claire et engageante.

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Un échange exceptionnel en direct avec la Station spatiale internationale

L'événement de remise de prix du concours a été marqué par un moment fort : une connexion audio en direct avec Donald Pettit, astronaute américain, actuellement à bord de la Station spatiale internationale. Ce moment privilégié d’échange a permis aux étudiants et aux élèves de l’enseignement secondaire présents de poser des questions à l’astronaute en orbite autour de la Terre et d’en apprendre davantage sur la vie à bord, le parcours des astronautes et les défis auxquels ceux-ci font face au quotidien.  

Suite à cet échange, les lauréats de l’édition 2025 se sont vu remettre des prix offerts par l’EuroSpace Centre, partenaire du projet. Parmi les 7 vidéos finalistes, c'est celle réalisée par Ella Cishahayo et Angelina Severino, étudiantes en sciences biomédicales, qui a remporté le concours.

La soirée s’est clôturée par une intervention de Julie Henry, Cheffe de projet STEAM à l’UNamur, sur le défi d'attirer les filles dans les filières scientifiques. 

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© NASA/Bill Ingalls

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