NARILIS cherche à stimuler les interactions bidirectionnelles entre les chercheurs fondamentaux et les médecins, et à établir des passerelles entre le laboratoire et le chevet du patient. NARILIS vise donc à faciliter la transposition des résultats de la recherche fondamentale en applications cliniques. Sa mission est de promouvoir la recherche multidisciplinaire afin d'améliorer la santé humaine et animale et la qualité de vie.

Un pont entre la science fondamentale et la médecine

NARILIS est fondé sur un partenariat entre l'UNamur et le complexe hospitalier CHU UCL Namur.

Grâce à ce partenariat, NARILIS favorise les interactions bidirectionnelles entre les chercheurs orientés vers la recherche fondamentale et ceux orientés vers la recherche clinique, et permet d'établir des passerelles entre le laboratoire et le chevet du patient. NARILIS offre ainsi aux scientifiques l'opportunité de mener des recherches qui ont un impact sur la santé, et finalement de participer au transfert des découvertes scientifiques fondamentales vers des applications cliniques.
Recherche multidisciplinaire et collaborative

NARILIS rassemble des scientifiques de diverses disciplines, notamment des biologistes, des physiciens, des chimistes, des géographes, des pharmaciens et des vétérinaires de l'UNamur, ainsi que des professionnels de la santé humaine du CHU UCL Namur. NARILIS encourage les groupes de recherche à passer du cloisonnement à la synergie et à travailler ensemble pour développer des projets innovants.

Six entités de recherche multidisciplinaires ont été créées au sein de NARILIS :

  • Namur Thrombosis & Hemostasis Center (NTHC)
  • Centre de Médecine et d'Innovation Médicamenteuse de Namur (NAMEDIC)
  • Centre de Nanosécurité de Namur (NNC)
  • Pôle de recherche en cancérologie de Namur
  • Pôle de recherche en infectiologie de Namur (NaRePI)
  • Omnibus Animalibus Studia Sanitatis (OASIS)

À la une

Actualités

PHOENIX : Faire renaître les sciences du patrimoine à l’UNamur

Patrimoine, culture et sociétés
Physique et astronomie
Histoire

Avec le projet PHOENIX, l’UNamur renoue avec une expertise ancienne : celle des sciences du patrimoine. À l’aide de techniques de pointe et des apports de l’intelligence artificielle, une équipe transdisciplinaire réunissant des experts en histoire, en archéologie et en physique s’est donnée pour mission de renouveler la compréhension d’objets patrimoniaux pour en comprendre les origines, les modes de production et les usages. Sous leur loupe : des pièces de monnaie antiques et des parchemins médiévaux. 

Parchemin entrée au monastère

Les sciences du patrimoine sont en train de connaître un nouveau souffle à l’UNamur. Ce domaine de recherche – qui consiste à mobiliser les techniques et expertises issues des sciences exactes (physique, chimie, biologie) pour étudier des objets patrimoniaux anciens – se réinvente grâce au projet PHOENIX, porté par sept chercheurs issus des Facultés des sciences (Département de physique) et de philosophie et lettres (Départements d’histoire et de langues et littératures classiques). 

« PHOENIX est né de la rencontre entre plusieurs chercheurs d’horizons différents, mais animés par la même envie d’étudier la matérialité d’objets patrimoniaux. On peut notamment citer Julien Colaux, dont l’un des prédécesseurs avait mené au Laboratoire d'Analyse par Réactions Nucléaires (LARN) de l’UNamur les premiers projets en sciences du patrimoine. C’est une sorte de retour aux sources », se souvient Nicolas Ruffini-Ronzani, chercheur au Département d’histoire, président de l’institut PaTHs et l’un des porteurs du projet. 

Un triple objectif 

Avec PHOENIX, les chercheurs souhaitent faire parler deux types d’objets : des pièces de monnaie antiques et des parchemins médiévaux (voir encart). Plus précisément, trois objectifs guident leurs recherches :

  • Comprendre la composition des artefacts étudiés. Pour les parchemins, identifier l’espèce animale (mouton, chèvre ou veau) et, pour la monnaie, caractériser l’alliage métallique.
  • Mieux appréhender la chaîne opératoire de production et de traitement. Par exemple, déterminer quelles parties de l’animal ont été utilisées dans la confection d’un parchemin.
  • Proposer une datation la plus précise possible. 

C’est dans ce dernier objectif que réside le principal enjeu. « On ne va pas pouvoir dater ces objets à l'année près », avertit Olivier Deparis, professeur au Département de physique et membre de l’institut de recherche NISM. « L’idée est de donner une fourchette temporelle qui soit aussi fine, si pas meilleure, que celle déjà fournie par la paléographie (l’étude des écritures anciennes) ou l’analyse des textes. Si on atteint le quart de siècle, ce sera déjà une belle avancée. »

Faire dialoguer sciences humaines et sciences exactes 

Pour y parvenir, l’équipe de PHOENIX utilise différentes techniques non-invasives, en particulier les spectroscopies infrarouges et Raman, la spectrométrie de masse d’ions secondaires à temps de vol (ToF-SIMS) et les analyses par faisceau d’ions (IBA). Ces approches – qui mobilisent les outils de pointe de l’UNamur comme l’accélérateur de particules ALTAÏS (voir Omalius #36) – fournissent des renseignements détaillés sur la composition physico-chimique des matériaux, comme l’origine animale et les formulations d’encres pour les parchemins ou le type d’alliage métallique pour les monnaies. « Le recours aux sciences exactes va permettre d’enrichir nos études et donc de mieux comprendre comment étaient produits ces objets par le passé », précise Nicolas Ruffini-Ronzani. « Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la collaboration entre sciences humaines et sciences exactes a une longue histoire derrière elle, qui remonte au 19e siècle, voire bien avant pour les monnaies. »

Un vent de renouveau grâce à l’Intelligence artificielle

Ces outils vont permettre de scruter les parchemins et les monnaies jusque dans les moindres détails, à l’échelle du pixel. Ces analyses poussées génèrent donc un volume colossal de données brutes à traiter. C’est là que l’intelligence artificielle entre en scène pour accélérer leur traitement et révéler les informations « cachées » dans les données, en dégageant les grandes tendances invisibles à l’œil nu. 

Surtout, elle donnera un coup de pouce pour relever le défi de la datation des objets étudiés. Des documents datés, comme des chartes, vont ainsi être utilisés comme références pour tester la robustesse du modèle, en comparant les résultats obtenus aux dates déjà connues. « Si les résultats sont convaincants, la technique pourra être appliquée à des documents non datés », se réjouit Nicolas Ruffini-Ronzani. Il s’agirait là d’une avancée non négligeable dans la recherche historique.

« L’usage des méthodes d’apprentissage automatique n’est pas la panacée », nuance cependant Olivier Deparis. « On a voulu l’exploiter comme une question ouverte, pour évaluer son bénéfice. »

PHOENIX pourrait ainsi incarner une nouvelle ère pour les sciences du patrimoine, où l’intelligence artificielle, à l’image du phénix dont le projet porte le nom, ouvre de nouvelles façons d’analyser et de comprendre les matériaux du passé.

Des chartes et des pièces de monnaies grecques

Le corpus de PHOENIX concerne deux types d’objets patrimoniaux : 

  • Un lot de 168 pièces de monnaie d’argent liées à la cité d’Argos (Grèce), issues de la collection privée de Tony Hackens (1937-1999), ancien professeur d’Archéologie à l’UCLouvain.
  • Plusieurs centaines de chartes médiévales et modernes issues du fonds d’archives de l’abbaye cistercienne Notre-Dame du Vivier (Marche-les-Dames, Namur), actuellement conservées aux Archives de l’État à Namur.
Projet Phoenix

Faites connaissance avec l’équipe 

  • Francesca Cecchet (Département de physique – Instituts NISM et NARILIS)
  • Lucas Baseil (Département de physique - Institut NISM)
  • Julien Colaux (Département de physique – Instituts NISM et PaTHs)
  • Olivier Deparis (Département de physique – Instituts NISM, naXys et PaTHs)
  • Christophe Flament (Département de langues et littératures classiques – Institut PaTHs)
  • Louise Fauchier (Département de langues et littératures classiques – Institut PaTHs)
  • Laurent Houssiau (Département de physique – Institut NISM)
  • Alexandre Mayer (Département de physique – Instituts NISM et naXys)
  • Giulia Morabito (Département de physique - Instituts NISM et PaTHs)
  • Nicolas Ruffini-Ronzani (Département d’histoire – Instituts PaTHs)
  • Nicolas Gros (Département de Physique – Instituts NISM et PaTHs)
  • Manon Bart (Département de Physique – Instituts NISM et naXys)
Photo d'équipe PHOENIX

Le projet PHOENIX bénéficie d’un financement du programme d’action de recherche concertée (ARC) de septembre 2024 à août 2029. Il constitue la suite du projet interdisciplinaire Pergamenum21, impulsé en 2014 par la Bibliothèque universitaire Moretus Plantin (BUMP) sous la houlette du professeur Olivier Deparis et consacré à l’étude scientifique du parchemin en vue d’améliorer les pratiques de restauration.

Le Projet PHOENIX au First Lego League Challenge               

Des jeunes rochefortois ont mis à l’honneur le projet PHOENIX lors du concours international First Lego League, une compétition de robotique ouverte aux jeunes de 10 à 16 ans. Pour coller au thème annuel consacré aux nouvelles technologies dans le domaine de l’archéologie, cette équipe du Centre des Jeunes et de la Culture de Rochefort s’est inspirée de la technique IBA pour élaborer un jeu de recherche permettant d’identifier l’origine de pièces de monnaies de la Grèce Antique modélisées à l’aide d’une imprimante 3D. Leur projet a tapé dans l’œil du jury et leur a permis de se qualifier pour la finale nationale qui a eu lieu en mars dernier. Au-delà du concours, ce jeu original sera présenté lors de la journée des familles de l’Archéoparc de la Malagne (Rochefort). 

Phoenix - Make it 2026 - étudiants

Cet article est tiré de la rubrique "Eurêka" du magazine Omalius #40 (Avril 2026).

cover-magazine-omalius-avril-2026

Deux chercheurs de l’UNamur intègrent le Collège des Jeunes Chercheurs de l’Académie Royale de Médecine de Belgique

Médecine
Pharmacie
Sciences biomédicales
Santé
Prix

C’est une importante reconnaissance pour deux membres de la Faculté de médecine de l’UNamur : la Professeure Charlotte Beaudart, responsable de la filière "recherche clinique" du Master en sciences biomédicales, et le Professeur Jonathan Douxfils (Faculté de médecine, URPC – NARILIS) viennent de rejoindre le Collège des Jeunes Chercheurs de l’Académie Royale de Médecine de Belgique.

Photo de groupe avec Jonathan Douxfils, Charlotte Beaudart, Marielle Bonnen et Benoit Champagne

Cette nomination distingue de jeunes scientifiques belges dont les travaux contribuent de manière significative à l’avancement de la médecine et des sciences biomédicales. 

Cette désignation représente avant tout une reconnaissance de notre engagement scientifique, académique et sociétal dans le domaine de la santé. Au travers de nos parcours respectifs, nous partageons une même volonté de contribuer, par la recherche, l’enseignement et le dialogue interdisciplinaire, à une meilleure compréhension des enjeux de santé publique et, plus largement, à l’amélioration de la santé de la population.

- Charlotte Beaudart et Jonathan Douxfils

« Cette désignation est également importante car elle nous permet de nous inscrire dans un espace de réflexion qui dépasse les cadres institutionnels habituels », ajoute Jontahn Douxifls.

 Le Collège offre en effet une opportunité précieuse de collaborer avec des chercheuses et chercheurs issus d’autres universités, d’autres disciplines et d’autres générations scientifiques. 

« Dans un contexte où les défis médicaux, scientifiques et sociétaux deviennent de plus en plus complexes, cette approche transversale et transgénérationnelle nous paraît essentielle pour faire émerger une intelligence collective, au service de l’Académie, de la communauté scientifique et de la société », poursuit-il. 

Au sein de ce Collège, Charlotte Beaudart et Jonathan Douxfils apporteront leur expertise dans leurs domaines respectifs (pharmacologie clinique et toxicologie, ainsi que vieillissement), en contribuant à une dynamique de collégialité, de transmission et de mise en lien. 

« Notre ambition est de participer au développement d’initiatives qui rapprochent recherche fondamentale, recherche clinique, santé publique et innovation, tout en soutenant une culture scientifique fondée sur la rigueur, l’ouverture, la coopération et le service du bien commun », concluent-ils. 

Charlotte Beaudart

Lauréate de différentes prestigieuses distinctions, Charlotte Beaudart est professeure associée de recherche clinique à l'UNamur, membre de l’Institut NARILIS et conseillère principale auprès du Centre collaborateur de l'OMS pour l'épidémiologie de la santé musculo-squelettique et du vieillissement.

Elle vient de recevoir le Prix René de Cooman (mars 2026), une distinction attribuée tous les deux ans par la Société Belge de Gérontologie et Gériatrie (SBGG) qui récompense les contributions scientifiques majeures de jeunes chercheurs ou chercheuses belges dans le domaine médical et biomédical.

Charlotte Beaudart

La Société européenne pour les aspects cliniques et économiques de l'ostéoporose, l'arthrose et des maladies musculo-squelettiques (ESCEO) et la Fondation internationale contre l'ostéoporose (IOF) viennent également de lui décerner le Prix Pierre Meunier 2026 ESCEO-IOF (https://www.osteoporosis.foundation/news/charlotte-beaudart-receives-prestigious-esceo-iof-pierre-meunier-young-scientist-award ) du jeune scientifique. Ce prestigieux prix annuel a été remis en avril 2026 lors du congrès WCO-IOF-ESCEO à Prague. 

Les travaux de Charlotte Beaudart portent sur le vieillissement et, plus particulièrement, à la sarcopénie, une pathologie caractérisée par la perte de masse et de fonction musculaires chez les personnes âgées. À travers ses recherches, Charlotte Beaudart a contribué de manière significative à une meilleure compréhension de cette maladie, notamment via le développement de la cohorte SarcoPhAge (pour Sarcopenia and Physical Impairments with advancing Age), une cohorte belge incluant plus de 500 personnes de plus de 65 ans suivis prospectivement durant 10 ans, et la création du questionnaire SarQoL, aujourd’hui utilisé internationalement pour évaluer la qualité de vie des patients atteints de sarcopénie .

Jonathan Douxfils

Spécialisé en pharmacologie clinique et toxicologie, Jonathan Douxfils mène des recherches reconnues internationalement dans les domaines de l’hémostase, de la thrombose, du développement de nouveaux outils diagnostiques et de la pharmacovigilance.  Il est Directeur de l'Unité de Recherche en Pharmacologie et toxicologie Clinique (URPC - https://www.unamur.be/fr/medecine/recherche/urpc ) de la Faculté de médecine de l’UNamur et membre de l’Institut de recherche NARILIS.

Jonathan Douxfils, Faculté de médecine

Depuis 2023, il dirige une unité de recherche en pharmacologie clinique et toxicologie, composée de sept académiques et d'une dizaine de doctorants. Le Professeur Douxfils collabore avec de nombreux chercheurs dans les secteurs industriel, hospitalier et universitaire pour développer des biomarqueurs précis et sensibles en hémostase, sérologie, oncologie, et plus récemment, en neurologie. Il a obtenu de nombreux financements pour ses recherches en thrombose, hémostase, maladies infectieuses, oncologie et thérapies géniques. Son approche multidisciplinaire et sa maîtrise des biomarqueurs sanguins lui permettent de travailler sur des projets interconnectés. Il a également exercé en tant qu'expert en pharmacovigilance à l'Agence européenne des médicaments en tant qu'évaluateur, co-préside le SSC Control of Anticoagulation à la Société internationale de thrombose et d'hémostase (ISTH), et est membre de l'équipe d'experts Haemostasis Diagnostics à l'ECAT ainsi que de la Société Belge de Thrombose et Hémostase (BSTH). Il coordonne les recommandations du Conseil international de normalisation en hématologie (ICSH) sur la mesure des anticoagulants directs oraux et est rédacteur associé dans plusieurs revues scientifiques.

En savoir plus sur le Collège des jeunes chercheuses et chercheurs

Sous l'impulsion de son Secrétaire perpétuel, Georges Casimir, l'Académie a souhaité la création d'un Collège des jeunes chercheurs avec lequel elle travaille de manière structurée et régulière. Il constitue une instance consultative et prospective de l’Académie.
Il a pour mission :

  1. d’attirer et d’impliquer les jeunes chercheurs dans la vie scientifique et académique de l’ARMB ;
  2. de favoriser la réflexion sur les enjeux actuels et futurs de la recherche (bio)médicale fondamentale, translationnelle et clinique ;
  3. de servir de creuset d’idées et de propositions pour le Bureau, les Sections et les Commissions de l’ARMB;
  4. d’organiser, en collaboration avec l’Académie, au moins une séance scientifique annuelle dédiée aux jeunes chercheurs.

Le Collège est composé de 36 membres effectifs, à raison de six membres par Section de l’ARM ; 4 membres effectifs complémentaires pourront être proposés par le Bureau pour atteindre 40. Les membres sont âgés de moins de 46 ans au 31 décembre de l’année de leur nomination et ont obtenu leur diplôme de master depuis au moins 11 années.

L’Institut de recherche NARILIS

NARILIS cherche à stimuler les interactions bidirectionnelles entre les chercheurs fondamentaux et les médecins, et à établir des passerelles entre le laboratoire et le chevet du patient. NARILIS vise donc à faciliter la transposition des résultats de la recherche fondamentale en applications cliniques. Sa mission est de promouvoir la recherche multidisciplinaire afin d'améliorer la santé humaine et animale et la qualité de vie.

Logo de l'institut de recherche NARILIS

Trois projets MSCA Doctoral Networks sélectionnés : un résultat remarquable pour l’UNamur

Biodiversité
Chimie
Physique et astronomie

C’est une belle reconnaissance pour la recherche à l’UNamur : trois projets Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks (DN) viennent d’être octroyés, avec une contribution déterminante de chercheurs namurois ! Le premier, en chimie, implique le professeur Stéphane Vincent ; le deuxième, consacré à la résilience des écosystèmes, associe le professeur Frédérik de Laender ; et le troisième, dans le domaine de la photonique, bénéficie de l’expertise du chercheur qualifié F.RS. - FNRS. Michaël Lobet.

Les chercheurs F. de Laender, M. Lobet, S. Vincent (UNamur) pour leurs projets MSCA DN financés par la Communauté européenne

Sur l’appel MSCA Doctoral Networks 2025, 1 616 propositions ont été soumises et 141 ont été retenues, soit un taux de succès de 9,6%. Dans ce contexte très compétitif, la sélection de trois projets impliquant l’UNamur constitue un signal fort : il confirme l’excellence scientifique des équipes namuroises et leur capacité à construire des partenariats internationaux de haut niveau, au service de la formation doctorale et de l’innovation. Ce sont six thèses de doctorat qui pourront être financées.

Trois projets, trois thématiques de pointe

GlycoAxis – Comprendre comment l’intestin influence l’inflammation du cerveau

Grant #101311186 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Stéphane Vincent - UNamur, Namur Research Institute for Life Sciences (NARILIS), en collaboration avec 16 partenaires. 

Coordination : Université Federico II (Naples, Italie) 

Stéphane Vincent - Institut NARILIS

Dans de nombreuses maladies neurologiques, on observe à la fois une inflammation du système nerveux et des déséquilibres du microbiote intestinal. GlycoAxis veut aller au-delà des simples corrélations en identifiant les « messagers » moléculaires qui relient l’intestin, le système immunitaire et le cerveau. Le projet se concentre sur des sucres complexes présents à la surface de certaines bactéries (glycanes), soupçonnés de jouer un rôle clé dans l’activation immunitaire et la neuroinflammation. L’objectif : mieux comprendre ces mécanismes et ouvrir la voie à de nouveaux outils de diagnostic, d’imagerie ou de biomarqueurs pour la santé cérébrale.

ReDiLeep – Renforcer la résilience des écosystèmes grâce à la diversité des réponses

Grant # 101312530 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Frédérik de Laender - UNamur, Institute of Life, Earth ant Environment (ILEE) en collaboration avec 20 partenaires. 

Coordination : Université de Linköping (Suède).

Frederik de Laender - ILEE

Face au changement climatique, à la pollution ou à la fragmentation des habitats, certains écosystèmes encaissent les chocs… d’autres basculent. ReDiLeep s’intéresse à un levier central de cette résilience : la diversité des réponses, c’est-à-dire le fait que différentes espèces (ou fonctions) ne réagissent pas toutes de la même manière à une perturbation. Le projet vise à mieux mesurer et modéliser ce mécanisme, afin de relier plus directement la recherche aux besoins de la conservation, de la restauration et des politiques publiques en matière de biodiversité.

SPARK – des matériaux programmables pour contrôler la lumière à très haute vitesse

Grant # 101310184 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Michaël Lobet - UNamur, Namur Institute Of Structured Matter (NISM), en collaboration avec 7 partenaires. 

Coordination : Université technologique d’Eindhoven (Pays-Bas) 

Michael Lobet - NISM

Nos communications numériques reposent sur la lumière : fibres optiques, capteurs et circuits photoniques capables de traiter l’information. Mais avec l’explosion des données, de l’IA et l’arrivée de réseaux toujours plus rapides, il devient crucial de contrôler la lumière de façon dynamique, beaucoup plus vite qu’avec les composants actuels, souvent « figés ». SPARK explore une nouvelle piste : associer des métamatériaux spatio-temporels (des structures nanométriques conçues pour façonner la lumière) à une lumière elle-même « structurée » dans l’espace et le temps. À la clé : des technologies photoniques reconfigurables pour le calcul, l’imagerie et les communications ultra-rapides.

Les Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks (MSCA-DN), c’est quoi ?

En 1996, l’Union européenne créait les MSCA, un ensemble de bourses prestigieuses destinées à financer la recherche.Les Doctoral Networks du programme MSCA financent des réseaux internationaux qui recrutent et forment des doctorantes et doctorants. Leur ambition : combiner recherche de haut niveau et formation structurée, en favorisant la collaboration interdisciplinaire et intersectorielle ainsi que la mobilité en Europe et au-delà.

Logo "Financé par l'Union européenne"

Covid-long : une étude UNamur–CHU UCL Namur décrypte le mécanisme biologique à l’origine des douleurs ressenties par les patients

Sciences de la vie et de la santé
Santé
ODD 3 - Bonne santé et bien-être

Une équipe de recherche pluridisciplinaire de l’Université de Namur (UNamur) et du CHU UCL Namur (site de Godinne) vient de publier une étude dans le journal Acta Neuropathologica, qui perce quelques mystères sur la provenance des douleurs ressenties par les patients atteints de Covid-long. Leur découverte met en évidence que ces symptômes douloureux peuvent être médiés par une réponse auto-immune. Autrement dit : les patients produisent des anticorps qui attaquent leurs propres neurones, ceux responsables de la perception de la douleur et de la sensibilité profonde du corps, et situés le long de la colonne vertébrale. Ces résultats très prometteurs constituent une avancée scientifique majeure qui ouvre des pistes pour mieux reconnaître la maladie et, à terme, mettre au point un traitement ciblant la symptomatologie douloureuse du Covid-long.

Charles Nicaise et Margaux Mignolet, UNamur, Narilis, CHU UCL Namur

Le Covid-long reste difficile à diagnostiquer et à prendre en charge, notamment en Belgique. Un rapport a récemment estimé à plusieurs dizaines de milliards d’euros le coût sociétal annuel qu’imposera cette épidémie cachée sur les pays membres de l’OCDE. En l’absence de biomarqueurs clairs, une partie des symptômes est encore parfois considérée à tort par de nombreux praticiens comme d’origine psychosomatique. Depuis 2022, l’équipe du Pr Charles Nicaise (Unité de Recherche en Physiologie Moléculaire - Namur Research Institute for Life Sciences (NARILIS) - UNamur), avec notamment le travail de Margaux Mignolet chercheuse et doctorante FRIA (F.R.S.- FNRS), explore l’hypothèse d’une dérégulation immunitaire survenant lors de l’infection aiguë et conduisant à la production d’auto-anticorps dirigés contre des composants du système nerveux.

Dans cette perspective, une collaboration s’est nouée entre l’équipe de l’UNamur et celle du Pr Pierre Bulpa (Soins Intensifs - CHU UCL Namur – Site de Godinne). Des patientes et patients souffrant de Covid-long ont été recrutés sous la coordination du Pr Bulpa et de Catherine Deroux, neuropsychologue à la Clinique de la Mémoire. 

Pierre Bulpa (CHU UCL Namur)
Pr Pierre Bulpa (Soins Intensifs - CHU UCL Namur – Site de Godinne)

Treize patients, dont les symptômes étaient évocateurs de neuro-Covid-long et objectivés par des tests portant sur leurs plaintes cognitives et douloureuses se sont vus inclus dans le cadre de cette étude. 

Après prélèvement sanguin, les chercheurs ont isolé leurs immunoglobulines de type G (IgG) et étudié leurs effets dans un modèle de souris de transfert passif, au sein du laboratoire LNR du Pr Charles Nicaise. Les animaux ont été soumis à une batterie de tests comportementaux évaluant notamment les seuils de sensibilité à la douleur, ainsi que d’autres troubles d’ordre cognitif, anxieux ou dépressif.

Plusieurs découvertes majeures ont été observées

  • Transfert d’IgG et douleur : après transfert des IgG de patientes/patients, les souris développent une hypersensibilité douloureuse, notamment une allodynie mécanique -c’est-à-dire qu’un stimulus tactile habituellement non douloureux devient douloureux, ainsi qu’une hyperalgésie thermique – c’est-à-dire qu’un stimulus chaud ou froid inconfortable devient très douloureux.
  • Spécificité de l’effet : le transfert de ces IgG chez la souris de laboratoire n’induit pas de troubles cognitifs (ex: mémoire), anxieux ou dépressifs, suggérant des mécanismes distincts selon les symptômes.
  • Preuve de causalité : lorsque les anticorps sont détruits avant injection, ou lorsque du sérum auquel on a retiré les IgG est injecté, l’effet douloureux disparaît.
  • Cible des auto-anticorps : les IgG se fixent au niveau des ganglions spinaux, le long de la colonne vertébrale, structures qui contiennent des neurones sensitifs assurant le relais par exemple entre la peau et le cerveau. Les auto-anticorps reconnaissent des neurones périphériques impliqués dans la douleur (nociception) et la perception de la position du corps ou de la sensibilité profonde (proprioception).
Ganglions de souris (à gauche) et humains (à droite)

A gauche : ganglion de souris (structure localisée le long de la moelle épinière). En vert les neurones sensoriels ; en rouge, les anticorps des patients covid long ; en jaune, la colocalisation entre neurones et anticorps. Ceci démontre que les anticorps des patients ciblent les neurones sensoriels.  

A droite : ganglion humain ont été appliqués les anticorps des patients covid long afin de vérifier si on observe la liaison aux neurones sensoriels comme chez la souris. En bleu, les noyaux des cellules ;  en rouge les anticorps des patients covid long, ce qui prouve que les anticorps des patients covid long se lient aux neurones sensoriels humains. 

« Nous sommes le 2e groupe dans le monde, après l’UMC Utrecht à quelques semaines d’intervalle, à montrer que les symptômes douloureux chez les patients Covid-long sont médiés par une réaction auto-immune, basée sur la présence d’auto-anticorps de type immunoglobuline G », résume le Pr Charles Nicaise. 

D’autres travaux menés indépendamment à Yale University ou au King’s College London sont en cours d’évaluation par les pairs et semblent aller dans le même sens. 

Des perspectives thérapeutiques

Ces résultats contribuent à objectiver une partie du Covid-long en apportant des bases biologiques à la composante douloureuse. Ils ouvrent des pistes thérapeutiques visant à identifier puis éliminer les auto-anticorps pathogéniques circulants — par exemple via des approches de type plasmaphérèse (filtration du plasma) ou des thérapies ciblées à base d’anti-anticorps. L’étude suggère en revanche que les troubles cognitifs souvent rapportés relèveraient d’autres mécanismes, encore à élucider.

Un partenariat fort entre l’UNamur et le CHU UCL Namur

L’étude s’appuie sur un travail multidisciplinaire associant cliniciens, neurobiologistes et plateformes technologiques, dans la continuité des collaborations mises en place durant la pandémie. La proximité entre l’UNamur et plus particulièrement l’Institut Narilis, et le CHU UCL Namur facilite le passage rapide d’observations cliniques vers des expériences en laboratoire et participe à la compréhension de problèmes de santé publique tels que le Covid-long.

Logos Unamur - Institut de recherche NARILIS et CHU UCL Namur (site Godinne)

L'équipe de recherche

  • Charles Nicaise, URPhyM, NARILIS, UNamur
  • Margaux Mignolet, doctorante FRIA (F.R.S. - FNRS), URPhyM, NARILIS, UNamur
  • Catherine Deroux, Clinique de la Mémoire, CHU UCL Namur (site de Godinne)
  • Pr Pierre Bulpa, Soins Intensifs, CHU UCL Namur (site de Godinne)

Ainsi que tous les collaborateurs, médecins, virologistes, étudiants, techniciens de laboratoire, patients et volontaires que l'équipe remercie pour leur dévouement.

La pandémie de Covid-19 est une tragédie humaine qui a causé des millions de morts à travers le monde et mis en grande tension toute notre société. Mais elle a aussi été un formidable moment collectif pour de nombreux scientifiques de l'UNamur, dont les recherches se poursuivent pour tenter de mieux comprendre cette maladie et ses conséquences.

Lire notre article : Covid-19, cinq ans déjà : Retour sur le rôle majeur de l’UNamur face à la pandémie

PHOENIX : Faire renaître les sciences du patrimoine à l’UNamur

Patrimoine, culture et sociétés
Physique et astronomie
Histoire

Avec le projet PHOENIX, l’UNamur renoue avec une expertise ancienne : celle des sciences du patrimoine. À l’aide de techniques de pointe et des apports de l’intelligence artificielle, une équipe transdisciplinaire réunissant des experts en histoire, en archéologie et en physique s’est donnée pour mission de renouveler la compréhension d’objets patrimoniaux pour en comprendre les origines, les modes de production et les usages. Sous leur loupe : des pièces de monnaie antiques et des parchemins médiévaux. 

Parchemin entrée au monastère

Les sciences du patrimoine sont en train de connaître un nouveau souffle à l’UNamur. Ce domaine de recherche – qui consiste à mobiliser les techniques et expertises issues des sciences exactes (physique, chimie, biologie) pour étudier des objets patrimoniaux anciens – se réinvente grâce au projet PHOENIX, porté par sept chercheurs issus des Facultés des sciences (Département de physique) et de philosophie et lettres (Départements d’histoire et de langues et littératures classiques). 

« PHOENIX est né de la rencontre entre plusieurs chercheurs d’horizons différents, mais animés par la même envie d’étudier la matérialité d’objets patrimoniaux. On peut notamment citer Julien Colaux, dont l’un des prédécesseurs avait mené au Laboratoire d'Analyse par Réactions Nucléaires (LARN) de l’UNamur les premiers projets en sciences du patrimoine. C’est une sorte de retour aux sources », se souvient Nicolas Ruffini-Ronzani, chercheur au Département d’histoire, président de l’institut PaTHs et l’un des porteurs du projet. 

Un triple objectif 

Avec PHOENIX, les chercheurs souhaitent faire parler deux types d’objets : des pièces de monnaie antiques et des parchemins médiévaux (voir encart). Plus précisément, trois objectifs guident leurs recherches :

  • Comprendre la composition des artefacts étudiés. Pour les parchemins, identifier l’espèce animale (mouton, chèvre ou veau) et, pour la monnaie, caractériser l’alliage métallique.
  • Mieux appréhender la chaîne opératoire de production et de traitement. Par exemple, déterminer quelles parties de l’animal ont été utilisées dans la confection d’un parchemin.
  • Proposer une datation la plus précise possible. 

C’est dans ce dernier objectif que réside le principal enjeu. « On ne va pas pouvoir dater ces objets à l'année près », avertit Olivier Deparis, professeur au Département de physique et membre de l’institut de recherche NISM. « L’idée est de donner une fourchette temporelle qui soit aussi fine, si pas meilleure, que celle déjà fournie par la paléographie (l’étude des écritures anciennes) ou l’analyse des textes. Si on atteint le quart de siècle, ce sera déjà une belle avancée. »

Faire dialoguer sciences humaines et sciences exactes 

Pour y parvenir, l’équipe de PHOENIX utilise différentes techniques non-invasives, en particulier les spectroscopies infrarouges et Raman, la spectrométrie de masse d’ions secondaires à temps de vol (ToF-SIMS) et les analyses par faisceau d’ions (IBA). Ces approches – qui mobilisent les outils de pointe de l’UNamur comme l’accélérateur de particules ALTAÏS (voir Omalius #36) – fournissent des renseignements détaillés sur la composition physico-chimique des matériaux, comme l’origine animale et les formulations d’encres pour les parchemins ou le type d’alliage métallique pour les monnaies. « Le recours aux sciences exactes va permettre d’enrichir nos études et donc de mieux comprendre comment étaient produits ces objets par le passé », précise Nicolas Ruffini-Ronzani. « Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la collaboration entre sciences humaines et sciences exactes a une longue histoire derrière elle, qui remonte au 19e siècle, voire bien avant pour les monnaies. »

Un vent de renouveau grâce à l’Intelligence artificielle

Ces outils vont permettre de scruter les parchemins et les monnaies jusque dans les moindres détails, à l’échelle du pixel. Ces analyses poussées génèrent donc un volume colossal de données brutes à traiter. C’est là que l’intelligence artificielle entre en scène pour accélérer leur traitement et révéler les informations « cachées » dans les données, en dégageant les grandes tendances invisibles à l’œil nu. 

Surtout, elle donnera un coup de pouce pour relever le défi de la datation des objets étudiés. Des documents datés, comme des chartes, vont ainsi être utilisés comme références pour tester la robustesse du modèle, en comparant les résultats obtenus aux dates déjà connues. « Si les résultats sont convaincants, la technique pourra être appliquée à des documents non datés », se réjouit Nicolas Ruffini-Ronzani. Il s’agirait là d’une avancée non négligeable dans la recherche historique.

« L’usage des méthodes d’apprentissage automatique n’est pas la panacée », nuance cependant Olivier Deparis. « On a voulu l’exploiter comme une question ouverte, pour évaluer son bénéfice. »

PHOENIX pourrait ainsi incarner une nouvelle ère pour les sciences du patrimoine, où l’intelligence artificielle, à l’image du phénix dont le projet porte le nom, ouvre de nouvelles façons d’analyser et de comprendre les matériaux du passé.

Des chartes et des pièces de monnaies grecques

Le corpus de PHOENIX concerne deux types d’objets patrimoniaux : 

  • Un lot de 168 pièces de monnaie d’argent liées à la cité d’Argos (Grèce), issues de la collection privée de Tony Hackens (1937-1999), ancien professeur d’Archéologie à l’UCLouvain.
  • Plusieurs centaines de chartes médiévales et modernes issues du fonds d’archives de l’abbaye cistercienne Notre-Dame du Vivier (Marche-les-Dames, Namur), actuellement conservées aux Archives de l’État à Namur.
Projet Phoenix

Faites connaissance avec l’équipe 

  • Francesca Cecchet (Département de physique – Instituts NISM et NARILIS)
  • Lucas Baseil (Département de physique - Institut NISM)
  • Julien Colaux (Département de physique – Instituts NISM et PaTHs)
  • Olivier Deparis (Département de physique – Instituts NISM, naXys et PaTHs)
  • Christophe Flament (Département de langues et littératures classiques – Institut PaTHs)
  • Louise Fauchier (Département de langues et littératures classiques – Institut PaTHs)
  • Laurent Houssiau (Département de physique – Institut NISM)
  • Alexandre Mayer (Département de physique – Instituts NISM et naXys)
  • Giulia Morabito (Département de physique - Instituts NISM et PaTHs)
  • Nicolas Ruffini-Ronzani (Département d’histoire – Instituts PaTHs)
  • Nicolas Gros (Département de Physique – Instituts NISM et PaTHs)
  • Manon Bart (Département de Physique – Instituts NISM et naXys)
Photo d'équipe PHOENIX

Le projet PHOENIX bénéficie d’un financement du programme d’action de recherche concertée (ARC) de septembre 2024 à août 2029. Il constitue la suite du projet interdisciplinaire Pergamenum21, impulsé en 2014 par la Bibliothèque universitaire Moretus Plantin (BUMP) sous la houlette du professeur Olivier Deparis et consacré à l’étude scientifique du parchemin en vue d’améliorer les pratiques de restauration.

Le Projet PHOENIX au First Lego League Challenge               

Des jeunes rochefortois ont mis à l’honneur le projet PHOENIX lors du concours international First Lego League, une compétition de robotique ouverte aux jeunes de 10 à 16 ans. Pour coller au thème annuel consacré aux nouvelles technologies dans le domaine de l’archéologie, cette équipe du Centre des Jeunes et de la Culture de Rochefort s’est inspirée de la technique IBA pour élaborer un jeu de recherche permettant d’identifier l’origine de pièces de monnaies de la Grèce Antique modélisées à l’aide d’une imprimante 3D. Leur projet a tapé dans l’œil du jury et leur a permis de se qualifier pour la finale nationale qui a eu lieu en mars dernier. Au-delà du concours, ce jeu original sera présenté lors de la journée des familles de l’Archéoparc de la Malagne (Rochefort). 

Phoenix - Make it 2026 - étudiants

Cet article est tiré de la rubrique "Eurêka" du magazine Omalius #40 (Avril 2026).

cover-magazine-omalius-avril-2026

Deux chercheurs de l’UNamur intègrent le Collège des Jeunes Chercheurs de l’Académie Royale de Médecine de Belgique

Médecine
Pharmacie
Sciences biomédicales
Santé
Prix

C’est une importante reconnaissance pour deux membres de la Faculté de médecine de l’UNamur : la Professeure Charlotte Beaudart, responsable de la filière "recherche clinique" du Master en sciences biomédicales, et le Professeur Jonathan Douxfils (Faculté de médecine, URPC – NARILIS) viennent de rejoindre le Collège des Jeunes Chercheurs de l’Académie Royale de Médecine de Belgique.

Photo de groupe avec Jonathan Douxfils, Charlotte Beaudart, Marielle Bonnen et Benoit Champagne

Cette nomination distingue de jeunes scientifiques belges dont les travaux contribuent de manière significative à l’avancement de la médecine et des sciences biomédicales. 

Cette désignation représente avant tout une reconnaissance de notre engagement scientifique, académique et sociétal dans le domaine de la santé. Au travers de nos parcours respectifs, nous partageons une même volonté de contribuer, par la recherche, l’enseignement et le dialogue interdisciplinaire, à une meilleure compréhension des enjeux de santé publique et, plus largement, à l’amélioration de la santé de la population.

- Charlotte Beaudart et Jonathan Douxfils

« Cette désignation est également importante car elle nous permet de nous inscrire dans un espace de réflexion qui dépasse les cadres institutionnels habituels », ajoute Jontahn Douxifls.

 Le Collège offre en effet une opportunité précieuse de collaborer avec des chercheuses et chercheurs issus d’autres universités, d’autres disciplines et d’autres générations scientifiques. 

« Dans un contexte où les défis médicaux, scientifiques et sociétaux deviennent de plus en plus complexes, cette approche transversale et transgénérationnelle nous paraît essentielle pour faire émerger une intelligence collective, au service de l’Académie, de la communauté scientifique et de la société », poursuit-il. 

Au sein de ce Collège, Charlotte Beaudart et Jonathan Douxfils apporteront leur expertise dans leurs domaines respectifs (pharmacologie clinique et toxicologie, ainsi que vieillissement), en contribuant à une dynamique de collégialité, de transmission et de mise en lien. 

« Notre ambition est de participer au développement d’initiatives qui rapprochent recherche fondamentale, recherche clinique, santé publique et innovation, tout en soutenant une culture scientifique fondée sur la rigueur, l’ouverture, la coopération et le service du bien commun », concluent-ils. 

Charlotte Beaudart

Lauréate de différentes prestigieuses distinctions, Charlotte Beaudart est professeure associée de recherche clinique à l'UNamur, membre de l’Institut NARILIS et conseillère principale auprès du Centre collaborateur de l'OMS pour l'épidémiologie de la santé musculo-squelettique et du vieillissement.

Elle vient de recevoir le Prix René de Cooman (mars 2026), une distinction attribuée tous les deux ans par la Société Belge de Gérontologie et Gériatrie (SBGG) qui récompense les contributions scientifiques majeures de jeunes chercheurs ou chercheuses belges dans le domaine médical et biomédical.

Charlotte Beaudart

La Société européenne pour les aspects cliniques et économiques de l'ostéoporose, l'arthrose et des maladies musculo-squelettiques (ESCEO) et la Fondation internationale contre l'ostéoporose (IOF) viennent également de lui décerner le Prix Pierre Meunier 2026 ESCEO-IOF (https://www.osteoporosis.foundation/news/charlotte-beaudart-receives-prestigious-esceo-iof-pierre-meunier-young-scientist-award ) du jeune scientifique. Ce prestigieux prix annuel a été remis en avril 2026 lors du congrès WCO-IOF-ESCEO à Prague. 

Les travaux de Charlotte Beaudart portent sur le vieillissement et, plus particulièrement, à la sarcopénie, une pathologie caractérisée par la perte de masse et de fonction musculaires chez les personnes âgées. À travers ses recherches, Charlotte Beaudart a contribué de manière significative à une meilleure compréhension de cette maladie, notamment via le développement de la cohorte SarcoPhAge (pour Sarcopenia and Physical Impairments with advancing Age), une cohorte belge incluant plus de 500 personnes de plus de 65 ans suivis prospectivement durant 10 ans, et la création du questionnaire SarQoL, aujourd’hui utilisé internationalement pour évaluer la qualité de vie des patients atteints de sarcopénie .

Jonathan Douxfils

Spécialisé en pharmacologie clinique et toxicologie, Jonathan Douxfils mène des recherches reconnues internationalement dans les domaines de l’hémostase, de la thrombose, du développement de nouveaux outils diagnostiques et de la pharmacovigilance.  Il est Directeur de l'Unité de Recherche en Pharmacologie et toxicologie Clinique (URPC - https://www.unamur.be/fr/medecine/recherche/urpc ) de la Faculté de médecine de l’UNamur et membre de l’Institut de recherche NARILIS.

Jonathan Douxfils, Faculté de médecine

Depuis 2023, il dirige une unité de recherche en pharmacologie clinique et toxicologie, composée de sept académiques et d'une dizaine de doctorants. Le Professeur Douxfils collabore avec de nombreux chercheurs dans les secteurs industriel, hospitalier et universitaire pour développer des biomarqueurs précis et sensibles en hémostase, sérologie, oncologie, et plus récemment, en neurologie. Il a obtenu de nombreux financements pour ses recherches en thrombose, hémostase, maladies infectieuses, oncologie et thérapies géniques. Son approche multidisciplinaire et sa maîtrise des biomarqueurs sanguins lui permettent de travailler sur des projets interconnectés. Il a également exercé en tant qu'expert en pharmacovigilance à l'Agence européenne des médicaments en tant qu'évaluateur, co-préside le SSC Control of Anticoagulation à la Société internationale de thrombose et d'hémostase (ISTH), et est membre de l'équipe d'experts Haemostasis Diagnostics à l'ECAT ainsi que de la Société Belge de Thrombose et Hémostase (BSTH). Il coordonne les recommandations du Conseil international de normalisation en hématologie (ICSH) sur la mesure des anticoagulants directs oraux et est rédacteur associé dans plusieurs revues scientifiques.

En savoir plus sur le Collège des jeunes chercheuses et chercheurs

Sous l'impulsion de son Secrétaire perpétuel, Georges Casimir, l'Académie a souhaité la création d'un Collège des jeunes chercheurs avec lequel elle travaille de manière structurée et régulière. Il constitue une instance consultative et prospective de l’Académie.
Il a pour mission :

  1. d’attirer et d’impliquer les jeunes chercheurs dans la vie scientifique et académique de l’ARMB ;
  2. de favoriser la réflexion sur les enjeux actuels et futurs de la recherche (bio)médicale fondamentale, translationnelle et clinique ;
  3. de servir de creuset d’idées et de propositions pour le Bureau, les Sections et les Commissions de l’ARMB;
  4. d’organiser, en collaboration avec l’Académie, au moins une séance scientifique annuelle dédiée aux jeunes chercheurs.

Le Collège est composé de 36 membres effectifs, à raison de six membres par Section de l’ARM ; 4 membres effectifs complémentaires pourront être proposés par le Bureau pour atteindre 40. Les membres sont âgés de moins de 46 ans au 31 décembre de l’année de leur nomination et ont obtenu leur diplôme de master depuis au moins 11 années.

L’Institut de recherche NARILIS

NARILIS cherche à stimuler les interactions bidirectionnelles entre les chercheurs fondamentaux et les médecins, et à établir des passerelles entre le laboratoire et le chevet du patient. NARILIS vise donc à faciliter la transposition des résultats de la recherche fondamentale en applications cliniques. Sa mission est de promouvoir la recherche multidisciplinaire afin d'améliorer la santé humaine et animale et la qualité de vie.

Logo de l'institut de recherche NARILIS

Trois projets MSCA Doctoral Networks sélectionnés : un résultat remarquable pour l’UNamur

Biodiversité
Chimie
Physique et astronomie

C’est une belle reconnaissance pour la recherche à l’UNamur : trois projets Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks (DN) viennent d’être octroyés, avec une contribution déterminante de chercheurs namurois ! Le premier, en chimie, implique le professeur Stéphane Vincent ; le deuxième, consacré à la résilience des écosystèmes, associe le professeur Frédérik de Laender ; et le troisième, dans le domaine de la photonique, bénéficie de l’expertise du chercheur qualifié F.RS. - FNRS. Michaël Lobet.

Les chercheurs F. de Laender, M. Lobet, S. Vincent (UNamur) pour leurs projets MSCA DN financés par la Communauté européenne

Sur l’appel MSCA Doctoral Networks 2025, 1 616 propositions ont été soumises et 141 ont été retenues, soit un taux de succès de 9,6%. Dans ce contexte très compétitif, la sélection de trois projets impliquant l’UNamur constitue un signal fort : il confirme l’excellence scientifique des équipes namuroises et leur capacité à construire des partenariats internationaux de haut niveau, au service de la formation doctorale et de l’innovation. Ce sont six thèses de doctorat qui pourront être financées.

Trois projets, trois thématiques de pointe

GlycoAxis – Comprendre comment l’intestin influence l’inflammation du cerveau

Grant #101311186 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Stéphane Vincent - UNamur, Namur Research Institute for Life Sciences (NARILIS), en collaboration avec 16 partenaires. 

Coordination : Université Federico II (Naples, Italie) 

Stéphane Vincent - Institut NARILIS

Dans de nombreuses maladies neurologiques, on observe à la fois une inflammation du système nerveux et des déséquilibres du microbiote intestinal. GlycoAxis veut aller au-delà des simples corrélations en identifiant les « messagers » moléculaires qui relient l’intestin, le système immunitaire et le cerveau. Le projet se concentre sur des sucres complexes présents à la surface de certaines bactéries (glycanes), soupçonnés de jouer un rôle clé dans l’activation immunitaire et la neuroinflammation. L’objectif : mieux comprendre ces mécanismes et ouvrir la voie à de nouveaux outils de diagnostic, d’imagerie ou de biomarqueurs pour la santé cérébrale.

ReDiLeep – Renforcer la résilience des écosystèmes grâce à la diversité des réponses

Grant # 101312530 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Frédérik de Laender - UNamur, Institute of Life, Earth ant Environment (ILEE) en collaboration avec 20 partenaires. 

Coordination : Université de Linköping (Suède).

Frederik de Laender - ILEE

Face au changement climatique, à la pollution ou à la fragmentation des habitats, certains écosystèmes encaissent les chocs… d’autres basculent. ReDiLeep s’intéresse à un levier central de cette résilience : la diversité des réponses, c’est-à-dire le fait que différentes espèces (ou fonctions) ne réagissent pas toutes de la même manière à une perturbation. Le projet vise à mieux mesurer et modéliser ce mécanisme, afin de relier plus directement la recherche aux besoins de la conservation, de la restauration et des politiques publiques en matière de biodiversité.

SPARK – des matériaux programmables pour contrôler la lumière à très haute vitesse

Grant # 101310184 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Michaël Lobet - UNamur, Namur Institute Of Structured Matter (NISM), en collaboration avec 7 partenaires. 

Coordination : Université technologique d’Eindhoven (Pays-Bas) 

Michael Lobet - NISM

Nos communications numériques reposent sur la lumière : fibres optiques, capteurs et circuits photoniques capables de traiter l’information. Mais avec l’explosion des données, de l’IA et l’arrivée de réseaux toujours plus rapides, il devient crucial de contrôler la lumière de façon dynamique, beaucoup plus vite qu’avec les composants actuels, souvent « figés ». SPARK explore une nouvelle piste : associer des métamatériaux spatio-temporels (des structures nanométriques conçues pour façonner la lumière) à une lumière elle-même « structurée » dans l’espace et le temps. À la clé : des technologies photoniques reconfigurables pour le calcul, l’imagerie et les communications ultra-rapides.

Les Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks (MSCA-DN), c’est quoi ?

En 1996, l’Union européenne créait les MSCA, un ensemble de bourses prestigieuses destinées à financer la recherche.Les Doctoral Networks du programme MSCA financent des réseaux internationaux qui recrutent et forment des doctorantes et doctorants. Leur ambition : combiner recherche de haut niveau et formation structurée, en favorisant la collaboration interdisciplinaire et intersectorielle ainsi que la mobilité en Europe et au-delà.

Logo "Financé par l'Union européenne"

Covid-long : une étude UNamur–CHU UCL Namur décrypte le mécanisme biologique à l’origine des douleurs ressenties par les patients

Sciences de la vie et de la santé
Santé
ODD 3 - Bonne santé et bien-être

Une équipe de recherche pluridisciplinaire de l’Université de Namur (UNamur) et du CHU UCL Namur (site de Godinne) vient de publier une étude dans le journal Acta Neuropathologica, qui perce quelques mystères sur la provenance des douleurs ressenties par les patients atteints de Covid-long. Leur découverte met en évidence que ces symptômes douloureux peuvent être médiés par une réponse auto-immune. Autrement dit : les patients produisent des anticorps qui attaquent leurs propres neurones, ceux responsables de la perception de la douleur et de la sensibilité profonde du corps, et situés le long de la colonne vertébrale. Ces résultats très prometteurs constituent une avancée scientifique majeure qui ouvre des pistes pour mieux reconnaître la maladie et, à terme, mettre au point un traitement ciblant la symptomatologie douloureuse du Covid-long.

Charles Nicaise et Margaux Mignolet, UNamur, Narilis, CHU UCL Namur

Le Covid-long reste difficile à diagnostiquer et à prendre en charge, notamment en Belgique. Un rapport a récemment estimé à plusieurs dizaines de milliards d’euros le coût sociétal annuel qu’imposera cette épidémie cachée sur les pays membres de l’OCDE. En l’absence de biomarqueurs clairs, une partie des symptômes est encore parfois considérée à tort par de nombreux praticiens comme d’origine psychosomatique. Depuis 2022, l’équipe du Pr Charles Nicaise (Unité de Recherche en Physiologie Moléculaire - Namur Research Institute for Life Sciences (NARILIS) - UNamur), avec notamment le travail de Margaux Mignolet chercheuse et doctorante FRIA (F.R.S.- FNRS), explore l’hypothèse d’une dérégulation immunitaire survenant lors de l’infection aiguë et conduisant à la production d’auto-anticorps dirigés contre des composants du système nerveux.

Dans cette perspective, une collaboration s’est nouée entre l’équipe de l’UNamur et celle du Pr Pierre Bulpa (Soins Intensifs - CHU UCL Namur – Site de Godinne). Des patientes et patients souffrant de Covid-long ont été recrutés sous la coordination du Pr Bulpa et de Catherine Deroux, neuropsychologue à la Clinique de la Mémoire. 

Pierre Bulpa (CHU UCL Namur)
Pr Pierre Bulpa (Soins Intensifs - CHU UCL Namur – Site de Godinne)

Treize patients, dont les symptômes étaient évocateurs de neuro-Covid-long et objectivés par des tests portant sur leurs plaintes cognitives et douloureuses se sont vus inclus dans le cadre de cette étude. 

Après prélèvement sanguin, les chercheurs ont isolé leurs immunoglobulines de type G (IgG) et étudié leurs effets dans un modèle de souris de transfert passif, au sein du laboratoire LNR du Pr Charles Nicaise. Les animaux ont été soumis à une batterie de tests comportementaux évaluant notamment les seuils de sensibilité à la douleur, ainsi que d’autres troubles d’ordre cognitif, anxieux ou dépressif.

Plusieurs découvertes majeures ont été observées

  • Transfert d’IgG et douleur : après transfert des IgG de patientes/patients, les souris développent une hypersensibilité douloureuse, notamment une allodynie mécanique -c’est-à-dire qu’un stimulus tactile habituellement non douloureux devient douloureux, ainsi qu’une hyperalgésie thermique – c’est-à-dire qu’un stimulus chaud ou froid inconfortable devient très douloureux.
  • Spécificité de l’effet : le transfert de ces IgG chez la souris de laboratoire n’induit pas de troubles cognitifs (ex: mémoire), anxieux ou dépressifs, suggérant des mécanismes distincts selon les symptômes.
  • Preuve de causalité : lorsque les anticorps sont détruits avant injection, ou lorsque du sérum auquel on a retiré les IgG est injecté, l’effet douloureux disparaît.
  • Cible des auto-anticorps : les IgG se fixent au niveau des ganglions spinaux, le long de la colonne vertébrale, structures qui contiennent des neurones sensitifs assurant le relais par exemple entre la peau et le cerveau. Les auto-anticorps reconnaissent des neurones périphériques impliqués dans la douleur (nociception) et la perception de la position du corps ou de la sensibilité profonde (proprioception).
Ganglions de souris (à gauche) et humains (à droite)

A gauche : ganglion de souris (structure localisée le long de la moelle épinière). En vert les neurones sensoriels ; en rouge, les anticorps des patients covid long ; en jaune, la colocalisation entre neurones et anticorps. Ceci démontre que les anticorps des patients ciblent les neurones sensoriels.  

A droite : ganglion humain ont été appliqués les anticorps des patients covid long afin de vérifier si on observe la liaison aux neurones sensoriels comme chez la souris. En bleu, les noyaux des cellules ;  en rouge les anticorps des patients covid long, ce qui prouve que les anticorps des patients covid long se lient aux neurones sensoriels humains. 

« Nous sommes le 2e groupe dans le monde, après l’UMC Utrecht à quelques semaines d’intervalle, à montrer que les symptômes douloureux chez les patients Covid-long sont médiés par une réaction auto-immune, basée sur la présence d’auto-anticorps de type immunoglobuline G », résume le Pr Charles Nicaise. 

D’autres travaux menés indépendamment à Yale University ou au King’s College London sont en cours d’évaluation par les pairs et semblent aller dans le même sens. 

Des perspectives thérapeutiques

Ces résultats contribuent à objectiver une partie du Covid-long en apportant des bases biologiques à la composante douloureuse. Ils ouvrent des pistes thérapeutiques visant à identifier puis éliminer les auto-anticorps pathogéniques circulants — par exemple via des approches de type plasmaphérèse (filtration du plasma) ou des thérapies ciblées à base d’anti-anticorps. L’étude suggère en revanche que les troubles cognitifs souvent rapportés relèveraient d’autres mécanismes, encore à élucider.

Un partenariat fort entre l’UNamur et le CHU UCL Namur

L’étude s’appuie sur un travail multidisciplinaire associant cliniciens, neurobiologistes et plateformes technologiques, dans la continuité des collaborations mises en place durant la pandémie. La proximité entre l’UNamur et plus particulièrement l’Institut Narilis, et le CHU UCL Namur facilite le passage rapide d’observations cliniques vers des expériences en laboratoire et participe à la compréhension de problèmes de santé publique tels que le Covid-long.

Logos Unamur - Institut de recherche NARILIS et CHU UCL Namur (site Godinne)

L'équipe de recherche

  • Charles Nicaise, URPhyM, NARILIS, UNamur
  • Margaux Mignolet, doctorante FRIA (F.R.S. - FNRS), URPhyM, NARILIS, UNamur
  • Catherine Deroux, Clinique de la Mémoire, CHU UCL Namur (site de Godinne)
  • Pr Pierre Bulpa, Soins Intensifs, CHU UCL Namur (site de Godinne)

Ainsi que tous les collaborateurs, médecins, virologistes, étudiants, techniciens de laboratoire, patients et volontaires que l'équipe remercie pour leur dévouement.

La pandémie de Covid-19 est une tragédie humaine qui a causé des millions de morts à travers le monde et mis en grande tension toute notre société. Mais elle a aussi été un formidable moment collectif pour de nombreux scientifiques de l'UNamur, dont les recherches se poursuivent pour tenter de mieux comprendre cette maladie et ses conséquences.

Lire notre article : Covid-19, cinq ans déjà : Retour sur le rôle majeur de l’UNamur face à la pandémie

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Événements

  • 08
    2026
  • 11
    2026

Conférence IBAF 2026

Congrès / Colloque / Conférence

Conférence IBAF 2026

Durable
Physique
Matériaux, énergie et environnement
Patrimoine, culture et sociétés
8
2026 13:00 - 11
2026 15:00
Université de Namur - rue de Bruxelles, 61 - 5000 Namur
Personne de contact :  Colaux Julien

Seize ans après avoir accueilli l’édition 2010, l’UNamur est heureuse de renouer avec cette tradition scientifique et d’accueillir la 11e édition des Rencontres Ion Beam Applications Francophones (IBAF). L’organisation de cette édition sera portée par les scientifiques du Département de physique de l’UNamur actifs dans le domaine de la science des matériaux, de la biophysique et des applications interdisciplinaires des faisceaux d’ions.

Logo de la conférence IBAF 2026 (UNamur, 8-11 septembre 2026)

Les Rencontres IBAF sont organisées depuis 2003, avec une périodicité de 2 ans depuis 2008, par la Division Faisceaux d’Ions de la Société Française du Vide (SFV), doyenne des sociétés nationales du vide dans le monde qui a célébré en 2025 son 80e anniversaire.

Comme lors des éditions précédentes, IBAF 2026 proposera un programme riche et varié avec des conférences invitées, des communications orales et posters et des sessions techniques. Le tout agrémenté d’une présence industrielle pour favoriser les échanges entre recherche et innovation. 

La conférence couvrira un large éventail de thématiques, allant des instruments et techniques de faisceaux d’ions, à la physique des interactions ions-matière, en passant par l’analyse et la modification de matériaux, les applications aux sciences de la vie, aux sciences de la terre et de l’environnement, ainsi qu’aux sciences du patrimoine.

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