Le Département de biologie veille à comprendre le monde vivant dans toute sa diversité, au cours de son évolution, des molécules aux écosystèmes, et répondre à des problèmes de société complexes comme la perte de biodiversité, les maladies infectieuses, la résistance aux antibiotiques, etc. Le biologiste utilise une approche intégrant le laboratoire, le terrain et l’outil informatique. 

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La biologie est une science moderne en plein mouvement. Elle répond à des problèmes de société complexes comme la perte de biodiversité, les résistances aux antibiotiques, l'adaptation aux changements climatiques, la lutte contre les maladies chroniques ou infectieuses, la sécurité alimentaire... Bref, la biologie est présente partout dans la société. 

La biologie utilise une large palette de connaissances et d’approches scientifiques et technologiques qui lui permettent d’aborder le monde vivant dans sa diversité (virus, bactéries, champignons, plantes, parasites, animaux, humains), tout au long de son évolution et à tous les niveaux d’organisation (molécules, cellules, tissus, individus, super-organismes, populations, écosystèmes).  

Des connaissances de processus fondamentaux aux multiples applications, le biologiste du 21e siècle est un scientifique complet, maniant la démarche scientifique, autant en laboratoire que lorsqu'il se rend sur le terrain (dans les espaces naturels) ou lorsqu'il utilise les méthodes d'analyse informatiques (et traite des données à haut débit). 

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Actualités

Des plantes contre la stéatose du foie, un projet HEPATANT !

Biologie
Sciences de la vie et de la santé
ODD 3 - Bonne santé et bien-être

À l’UNamur, la recherche ne reste pas confinée aux laboratoires. De la physique aux sciences politiques, en passant par la robotique, la biodiversité, le droit, l’IA et la santé, les chercheurs collaborent chaque jour avec de nombreux acteurs de la société. Objectif ? Transformer les idées en solutions concrètes pour répondre aux enjeux actuels. 

Photo de Thierry Arnould avec les logos de l'institut Narilis, le pôle Wagralim et le soutien de la Wallonie

Focus #1 | Le projet HEPATANT

HEPATANT, c’est un projet du Pôle de compétitivité Wagralim porté et coordonné par les Laboratoires ORTIS, une entreprise pionnière dans le domaine de la phytosanté (compléments alimentaires à base de plantes) depuis 60 ans. Il vise à trouver un traitement naturel contre la stéatose du foie.  C’est un projet auquel participent plusieurs partenaires, dont le Professeur Thierry Arnould (UNamur, URBC-Narilis).

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Photo portrait de Thierry Arnould

Notre métabolisme conduit à accumuler ou synthétiser naturellement des graisses. Certaines cellules sont faites pour cela : ce sont les adipocytes.  Le but principal est de pouvoir mobiliser la graisse et libérer des acides gras « en cas de besoin ».  Le problème, c’est que s’il y a un excès en nutriments, certaines cellules de l’organisme, dont ce n’est pas le rôle, peuvent également accumuler des graisses dans des tissus comme le foie, le cœur ou les muscles, ce qui peut causer des soucis de santé.  C’est ce qu’on appelle la « lipotoxicité ». 

Prof. Thierry Arnould UNamur, URBC - Narilis

La maladie hépatique stéatosique associée à un dysfonctionnement métabolique (MASLD) est une accumulation de graisses dans le foie, liée à des dérégulations du métabolisme liée au syndrome métabolique, à l’obésité, au diabète ou encore à un excès d'alcool.  Initialement, elle est souvent asymptomatique mais elle peut évoluer vers une inflammation, une fibrose, une cirrhose, voire un cancer du foie.  Elle est cependant réversible à son stade primaire (stéatose).  Son traitement repose sur la perte de poids, une alimentation saine (réduction sucres/graisses) et l'exercice physique, car à l’heure actuel, peu de médicaments spécifiques ont été approuvés par la FDA (Food and Drug Administration).  Souvent, des compléments alimentaires - à base de végétaux réputés utiles - sont utilisés pour pallier ce type d’affection mais il existe peu ou pas de résultats scientifiques et mécanistiques sur les effets réels de ces produits.

Si l’efficacité d’un complément alimentaire ou d’une combinaison de compléments pouvait être démontrée, on pourrait alors intervenir au stade primaire de l’affection et sans doute prévenir ce trouble hépatique et donc empêcher, ou du moins en ralentir, l’évolution vers des stades avancés, voire irréversibles.  C’est donc le pari de ce projet, dans lequel le professeur Thierry Arnould, a été choisi pour son expertise dans le métabolisme lipidique. Le Professeur Arnould et la chercheuse post-doctorante Célia Thomas testent in vitro des extraits de végétaux (parmi ceux-ci, le houblon) sur des cellules gorgées de graisses afin de rechercher les effets qui augmentent ou diminuent l’accumulation lipidique. 

L’originalité et la faisabilité du projet tiennent de l’alliance d’experts scientifiques reconnus internationalement pour leurs compétences en sciences biomédicales et pharmaceutiques, et en sciences technologiques et agronomiques avec des industriels de renoms dans leur domaine d’expertise lié au besoin du projet. 

Outre son objectif principal de créer une formulation efficace contre la stéatose hépatique en associant les meilleures plantes ou substances végétales, ce projet vise aussi à générer des leviers de croissances économiques, à créer et pérenniser des emplois en Wallonie et contribue également à la notoriété internationale des universités wallonnes partenaires : UCLouvain et UNamur.

Les partenaires du projet HEPATANT

  • Prof. Thierry Arnould – UNamur, URBC, Narilis | Expertise : Le laboratoire URBC-NARILIS a une longue expertise et expérience de la différenciation cellulaire, du métabolisme et du métabolisme lipidique dans l’obésité et les cellules adipeuses. Il a également une excellente expertise dans le domaine des hépatocytes et de la différenciation hépatogénique à partir de précurseurs et cellules souches (collaboration avec la Professeure P. Renard, UNamur, URBC-NARILIS).
  • Prof. Isabelle Leclercq - UCLouvain (IREC/GAEN) | Expertise : Pathogénèse de maladies hépatiques dans des modèles in vivo.
  • Remi Desmet – UCLouvain (Fermes universitaires de Louvain - FERM) | Expertise : Recherches agronomiques - En tant que plateforme technologique de l’UCLouvain, les FERM travaillent avec des agriculteurs et partenaires afin de soutenir la transition des modèles agricoles vers plus de durabilité.
  • Alexandre Dumont de Chassart - Yakima Chief Hops | Expertise : Production de houblon et produits dérivés.
  • Caroline Devillers – Bel go Bio | Expertise : Coopérative Agricole

Les Pôles de compétitivité de la Région wallonne

Depuis leur création en 2006, les pôles de compétitivité rassemblent entreprises, centres de recherche agréés et universités autour de projets collaboratifs ambitieux.  Soutenus et financés par la Région wallonne pour stimuler l'innovation et la croissance économique, les projets de Pôles de compétitivité sont organisés autour de 6 filières stratégiques : biotechnologie (BioWin), aérospatial (SkyWin Wallonie), logistique (Logistics in Wallonia), chimie verte (GreenWin), génie mécanique (Mecatech), transition du système alimentaire (Wagralim). 

Les projets visent à développer des produits, services ou procédés innovants, créant de l'emploi et renforçant la compétitivité internationale. L’UNamur y est fortement impliquée.

Wagralim, le Pôle agroalimentaire wallon, est composé de plus de 300 membres pour stimuler l’innovation et la collaboration au sein de l’écosystème alimentaire et accompagner les acteurs dans leur développement responsable et leur transition durable.

Logo Wagralim, le Pôle agroalimentaire wallon

De la recherche fondamentale à la recherche appliquée, l’UNamur démontre chaque jour que la recherche est un moteur de transformation. Grâce à l’engagement de ses chercheurs, au soutien de ses partenaires de tous horizons, aux bailleurs de fonds, aux partenaires industriels et à un solide écosystème de valorisation, l’UNamur participe activement à façonner une société ouverte sur le monde, plus innovante, plus responsable et plus durable.

Pour aller plus loin

Cet article complète notre publication "Recherche et innovation : des atouts majeurs pour le secteur de l’industrie" extraite de la rubrique Enjeux du magazine Omalius #39 (décembre 2025).

Un cadre multidisciplinaire pour le trafic des protéines : aborder les questions sans réponse

Biologie

Alison Forrester est Chercheuse Qualifiée (CQ) du F.R.S.-FNRS. Ses recherches portent sur l'étude de composés susceptibles de modifier l'efficacité des processus de production des protéines à l'intérieur de nos cellules et d'ouvrir ainsi de nouvelles voies thérapeutiques. En collaboration avec un groupe de chercheurs internationaux de premier plan, elle a publié un article présentant une feuille de route dans la prestigieuse revue Nature Reviews Molecular Cell Biology.

Photo d'Alison Forrester avec ses affiliations

Alison Forrester est également membre de la Faculté des sciences, Département de biologie (URBC), membre de l'Institut de recherche NARILIS, chercheuse au Namur Research College (NARC) et Investigatrice du WEL Research Institute.

L'importance du transport des protéines dans la santé cellulaire

Le corps des mammifères est composé de protéines, de lipides et d'eau, les protéines représentant 42 % de la masse sèche totale du corps humain. La synthèse des protéines est donc un processus essentiel pour l'organisme. La voie biosynthétique commence par des chaînes d'acides aminés dans le réticulum endoplasmique (RE). Elles sont modifiées, repliées, puis conditionnées dans des vésicules de transport au niveau des sites de sortie du RE (ERES), qui les acheminent vers le Golgi pour des modifications supplémentaires. De là, elles sont conditionnées dans des vésicules de transport post-Golgiennes afin d'acheminer les protéines entièrement repliées vers leur destination, soit à l'intérieur de la cellule, soit vers la membrane plasmique où elles restent. Elles peuvent aussi être sécrétées dans l'espace extracellulaire. Ainsi, une synthèse et un transport efficaces des protéines sont essentiels au maintien de l'homéostasie cellulaire. 

Lorsque ce processus est perturbé, il peut entraîner de nombreuses maladies courantes et variées. Ce processus est hautement régulé afin de répondre rapidement aux besoins de la cellule et de l'organisme, par exemple en augmentant la sécrétion d'insuline en réponse au glucose ou en augmentant la sécrétion de collagène pendant la croissance postnatale, mais aussi pour garantir qu'aucune protéine mal fabriquée ne soit distribuée dans la cellule. 

Lorsque ce processus ne fonctionne pas correctement, il peut être à l'origine de maladies telles que la fibrose, causée par une production excessive de protéines, ou l'ostéogenèse imparfaite, causée par une mutation dans l'une des protéines ERES. 

Le groupe de recherche d'Alison Forrester étudie comment différents composés chimiques peuvent être utilisés pour modifier l'efficacité du processus de transport des protéines et comment cela affecte l'équilibre normal au sein de la cellule. 

Un peu de biologie

Cet article offre une vue d'ensemble des sites de sortie du réticulum endoplasmique (ERES), sous-domaines spécialisés du RE où les protéines repliées sont sélectionnées et conditionnées dans des vésicules qui transportent les protéines naissantes lors de la première étape principale de leur voyage vers la sécrétion. La découverte des ERES n'est pas nouvelle, et les découvertes fondamentales sur le trafic des protéines et des lipides ont été récompensées par le prix Nobel en 2013. Cependant, les nouvelles technologies nous permettent aujourd'hui de revisiter les hypothèses initiales et de faire progresser le domaine comme jamais auparavant. Cette renaissance a mis en lumière de nouvelles zones d’exploration passionnantes dans ce domaine, qui sont abordées dans cet article. Comment les ERES sont-ils réellement organisés ? Comment peuvent-ils adapter leur fonction à d'autres rôles physiologiques connus tels que l'autophagie et la formation de gouttelettes lipidiques ? Comment le processus de recrutement et de trafic des protéines peut-il être régulé pharmacologiquement ? C'est cette dernière question qui intéresse Alison Forrester. 

Les dysfonctionnements du trafic protéique, notamment le mauvais repliement ou l'agrégation, le transport excessif ou réduit des protéines, et les réponses au stress liées à ces dysfonctionnements sont au cœur de nombreuses pathologies cellulaires. Celles-ci vont des maladies neurodégénératives (maladies d'Alzheimer ou de Parkinson), où l'accumulation de protéines toxiques perturbe la fonction neuronale et tue les cellules, au cancer, qui affecte la division, la migration et la survie des cellules. Elles incluent également les troubles du transport résultant de mutations dans la protéine-cargo, comme la mucoviscidose. Ces altérations entraînent une surcharge des systèmes de contrôle de la qualité (notamment le stress du RE et l'autophagie) et des pathologies graves, soulignant l'importance du transport des protéines pour la santé cellulaire.

Des technologies de pointe

Dans l'article, publié dans Nature Reviews Molecular Cell Biology, les chercheurs proposent un cadre multidisciplinaire — s'appuyant sur les progrès récents de certaines technologies, notamment l'imagerie à haute ou super-résolution, la reconstitution synthétique et la modélisation — pour définir les principes qui régissent la fonction et la plasticité des ERES. À cet égard, l'Université de Namur est bien placée pour fournir les outils nécessaires à l'équipe du Dr Forrester. 

La plateforme Morphologie et Imagerie (Morph-IM) – Microscopie optique

Cette plateforme abrite des microscopes de pointe que l'équipe utilise dans ces études. Les microscopes confocaux à débit moyen permettent de cribler des composés afin d'identifier leur effet sur la voie sécrétoire. L'imagerie 4D à grande vitesse utilisant le microscope à feuillets de lumière « en treillis » (‘lattice’ en anglais) permettra de suivre le mouvement 3D des protéines de transport à travers tout le volume cellulaire à des intervalles de 2 secondes, et l'imagerie de cellules vivantes à super-résolution permettra d'identifier les protéines impliquées dans un seul ERES à différents stades de la sortie du RE RE et pour différents types de transport. 

Analyse au microscope

Alison a obtenu un poste F.R.S.-FNRS en tant que Chercheuse Qualifiée (CQ) à l'Université de Namur, Département de biologie (URBC), et est devenue membre de l'Institut NARILIS en octobre 2022. 

Alison Forrester | CV express

Alison Forrester a obtenu une licence en pharmacologie et un doctorat en toxicologie et dermatologie à l'Université de Newcastle, au Royaume-Uni. Intéressée par l'autophagie et la formation des maladies, elle a occupé un poste de post-doctorante dans le laboratoire de Carmine Settembre à l'Institut de génétique et de médecine Telethon (TIGEM) à Naples, en Italie, puis a rejoint le laboratoire de Ludger Johannes à l'Institut Curie à Paris, en France.

 

Photo d'Alison Forrester
Photo : Alison Forrester

Depuis l'obtention de son doctorat, elle a développé son expertise dans les techniques d'imagerie avancées, notamment la microscopie confocale et la microscopie haute résolution, l'imagerie de cellules vivantes, en particulier la microscopie à feuillets de lumière « en treillis » (‘lattice’ en anglais), et la microscopie électronique.

Elle travaille dans un environnement hautement collaboratif et interdisciplinaire, combinant la biologie cellulaire, la biologie chimique, la microscopie avancée et l'analyse d'images pour mettre en place des projets de recherche fondamentale qui déboucheront sur des recherches translationnelles.

Alison Forrester est passionnée par la recherche créative et sans frontières, travaillant dans des environnements multidisciplinaires et collaboratifs. Elle aime également partager son enthousiasme pour la recherche au grand public grâce à des initiatives de sensibilisation et des collaborations, des séminaires et des conférences destinés à la communauté scientifique. 

Alison Forrester et son groupe de recherche 2026
Photo : Alison Forrester et son groupe de recherche

Alison Forrester organise une réunion mensuelle de la communauté des microscopistes, ouverte à tous les utilisateurs de microscopie optique de l'Université de Namur, ainsi qu'un certain nombre de conférences internationales prestigieuses, notamment le cours avancé FEBS-EMBO sur les membranes et leurs lipides et protéines dans la biogenèse des organites, qui se tiendra sur l'île grecque de Spetses en mai 2026.

Les études en biologie à l'UNamur

Le Département de biologie de l’UNamur vous offre une formation scientifique de pointe, moderne, diversifiée, et ouverte à l’international. Il propose des bacheliers ainsi que des masters à finalité approfondie ou spécialisée ainsi que des masters en enseignement de la biologie. Il est également possible de poursuivre votre formation par un doctorat dans l’une des unités de recherche.

L’UNamur en Amérique du Sud

Biodiversité

L’Amérique du Sud est un sous-continent d’une grande richesse naturelle et culturelle. Entre préservation de la biodiversité et coopération au développement, l’UNamur entretient des partenariats précieux pour répondre aux défis de l’érosion de la biodiversité et comprendre les transformations socio-économiques actuelles. Immersion en Équateur et au Pérou. 

enseignement-pérou

Stratégiquement situé à l’intersection de la cordillère des Andes, de la forêt amazonienne et des Îles Galápagos (rendues célèbres par un certain Charles Darwin), l’Équateur est un haut lieu de biodiversité. Plus de 150 ans après les observations du naturaliste, ce pays reste un terrain d’étude prisé des scientifiques pour étudier l’adaptation des organismes sauvages aux changements de leur environnement.

L’Équateur comme laboratoire à ciel ouvert

Dans le cadre d’un projet de deux ans financé par la Commission de la coopération internationale de l’ARES (ARES-CCI), les professeurs Frédéric Silvestre et Alice Dennis de l’Unité de Recherche en Biologie Environnementale et évolutive (URBE) de l’UNamur, ont noué un partenariat avec la Universidad Central Del Ecuador. L’objectif ? Appliquer les techniques de génétiques et d’épigénétiques développées dans les laboratoires namurois à des poissons et macro-invertébrés de ruisseaux équatoriens. 

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Photo de Frédéric Silvestre

« Les marques génétiques et épigénétiques présentes sur les gènes permettent d’obtenir des informations précieuses sur les stress environnementaux subis par les populations sauvages »

Frédéric Silvestre Professeur au Département de biologie

Une première campagne d’échantillonnage a été menée cet été et une autre est prévue au printemps prochain, à laquelle participeront Frédéric Silvestre et Alice Dennis. Cette collaboration a également permis d’accueillir au sein de l’URBE une chercheuse équatorienne venue se former aux techniques de séquençage nanopore, utilisées dans le cadre de ce projet, et réaliser des tests sur des échantillons des espèces étudiées. Le séquençage nanopore est une méthode consistant à séquencer des brins d’ADN de longue taille grâce à un signal électrique. « Cette technique est très avantageuse car elle facilite l’assemblage des génomes et permet de travailler à la fois sur la séquence de l’ADN et les modifications de celles-ci. Le séquençage nanopore est en outre un appareillage très petit et portable, facilement utilisable sur le terrain », poursuit le chercheur. L’utilisation de cette technologie a pour but de montrer la faisabilité de ce procédé et, à terme, contribuer à l’élaboration de politiques de conservation plus efficaces de la biodiversité, en s’appuyant sur des données génétiques concrètes.

Pérou : comprendre les dynamiques d’un pays en pleine mutation

Fraîchement désigné Vice-recteur aux relations internationales et extérieures de l’UNamur, Stéphane Leyens est impliqué dans pas moins de 4 projets au Pérou, en collaboration étroite avec l’Universidad Nacional San Antonio Abad del Cusco (UNSAAC). Située dans la cordillère des Andes à près de 3500m d’altitude, cette université bénéficie depuis 2009 d’un soutien de la Commission de la coopération internationale de l’ARES (ARES-CCI) destiné à améliorer la qualité de son enseignement et à renforcer ses capacités de recherche. Ces projets ont pour toile de fond la nouvelle « loi universitaire », qui a profondément bouleversé le paysage de l’enseignement supérieur en mettant l’accent sur la formation des enseignants et la responsabilité sociale des universités, désormais invitées à intégrer des enjeux comme l’interculturalité, l’environnement et le genre dans une perspective de développement rural local. 

Il faut dire que le contexte culturel, politique et socio-économique du pays est en pleine mutation. Conséquence : les communautés paysannes sont tiraillées entre un attachement identitaire aux modes de vie traditionnels et l’attrait pour les possibilités économiques offertes par la modernisation de l’agriculture ou de l’essor du tourisme. 

C’est cette tension qu’étudie Stéphane Leyens, dans le district d’Ocongate (département de Cuzco), situé sur le tracé de la Route Interocéanique Sud. « Cette route asphaltée, reliant Lima à Sao Paulo et achevée en 2006, a complètement transformé la dynamique communautaire et socio-économique des populations Quechua des hautes Andes, rendant possible l’accès aux mines de l’Amazonie, aux marchés de centres urbains, aux institutions d’enseignement supérieur, et ouvrant la région au tourisme. L’idée était donc d’étudier ce changement de dynamique, via le prisme de la prise de décision familiale et communautaire, avec un point d’attention particulier à l’éducation, aux activités agricoles et aux questions de genre », explique Stéphane Leyens. Ces questionnements – qui résonnent particulièrement avec les réalités vécues par la population – ont débouché sur deux recherches doctorales menées par des chercheuses péruviennes. 

Dans la même perspective, et dans un tout nouveau projet, le chercheur s’intéresse à l’impact du développement des exploitations minières informelles sur l’économie locale à travers un angle original : l’épistémologie quechua. Ce projet s’appuie sur un partenariat avec une équipe de l’Universidad Nacional José María Arguedas (UNAJMA), spécialiste de cette approche.

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Photo de Stéphane Leyens

« L’essor des mines informelles a déstabilisé les équilibres familiaux, avec une masculinisation des activités minières délocalisées et une féminisation du travail agricole au sein des communautésPour analyser ces mutations, nous partons du cadre de pensée des communautés paysannes s’exprimant en langue quechua : de leurs mythologies, leurs conceptions du rapport à la terre et à la nature, à la communauté, etc. »

Stéphane Leyens Vice-recteur aux relations internationales et extérieures de l’UNamur

Retour d’expérience d'une étudiante

« Dans le cadre du Master en physique, on a l’obligation de faire un stage en Belgique ou ailleurs. J’ai choisi de m’envoler vers le Brésil car des chercheurs locaux réalisent des recherches en lien avec mon sujet de mémoire. C’était aussi l’occasion de sortir de ma zone de confort et de vivre une expérience dans un pays éloigné.

Cela s’est très bien passé, tant sur le plan académique que personnel. J’ai eu la chance de prendre part à la rédaction d’un article et de suivre tout le parcours de publication. L’organisation du travail était très libre et j’ai pu mener ma recherche en toute autonomie. J’ai rapidement forgé des amitiés durables, notamment en participant à des cours de forró, une danse brésilienne.

Si j’avais un conseil à donner : foncez ! Partir loin peut faire peur mais cela nous apprend beaucoup de choses et notamment le fait qu’on est capable de rebondir dans des situations parfois imprévisibles. »

- Thaïs Nivaille, étudiante en physique

Cet article est tiré de la rubrique "Far away" du magazine Omalius #38 (Septembre 2025).

cover-omalius-septembre-2025

La biodiversité des rivières américaines analysée pendant 30 ans

Biodiversité
Biologie

Une équipe de chercheurs américains, avec l’aide de Frédérik De Laender, professeur au Département de biologie de l’UNamur, vient de publier dans la prestigieuse revue Nature. Leur étude décrit comment l’évolution des températures des cours d’eau et les introductions de poissons par l’humain peuvent modifier la biodiversité des rivières aux États-Unis.

Poissons dans la rivière

En 2021, le professeur Frédérik De Laender a été contacté par des chercheurs américains pour contribuer à une étude sur l’évolution de la diversité aquatique des cours d’eau aux États-Unis. L’objectif : analyser son évolution et identifier les facteurs qui l’expliquent. Pour répondre à cette question, les chercheurs ont analysé des données collectées sur trente années, couvrant 389 espèces de poissons dans près de 3 000 rivières et ruisseaux.

« Il existait déjà de nombreuses données sur la diversité aquatique aux États-Unis, mais elles étaient dispersées, enregistrées dans des formats différents et produites selon des techniques et méthodologies variées », explique Frédérik De Laender. « Le défi a donc été de les harmoniser, afin de constituer un ensemble cohérent, capable de révéler des tendances sur plusieurs décennies et à l’échelle d’un continent. » 

Les tendances observées

Dans cette étude intitulée « Diverging fish biodiversity trends in cold and warm rivers and streams » les chercheurs ont étudié 389 espèces de poissons dans 2 992 rivières et ruisseaux, entre 1993 et 2019. Les résultats montrent des évolutions contrastées selon la température de l’eau :

  • Dans les eaux froides (< 15,4 °C), le nombre de poissons a chuté de 53 % et le nombre d’espèces de 32 %. Les petits poissons ont reculé, remplacés par des espèces plus grandes souvent introduites pour la pêche sportive.
  • Dans les eaux chaudes (> 23,8 °C), à l’inverse, le nombre d’individus a augmenté de 70 % et la diversité de 16 %, avec une domination des petites espèces opportunistes.
  • Les cours d’eau intermédiaires (15–24 °C) ont peu évolué.

Ces tendances montrent que les changements de température et les introductions de certaines espèces de poissons pour la pêche contribuent à transformer les communautés aquatiques locales. 

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Frédérik De Laender

La bonne nouvelle, c’est que nos résultats indiquent aussi que des actions de gestion ciblées, comme la restauration des cours d’eau, la limitation des introductions ou l’adaptation des pratiques de pêche, peuvent avoir un impact positif. 

Frédérik De Laender Professeur au Département de biologie de l'UNamur

Frédérik De Laender – Mini CV

Frédérik De Laender est professeur au Département de biologie de l’Université de Namur, où il dirige le Laboratoire d’Écologie Environnementale des Écosystèmes. Il est directeur de l’Unité de Recherche en Biologie Environnementale et Évolutive (URBE) et également membre des Instituts Life-Earth-Environment (ILEE) et système complexes (naXys) de l’UNamur.

 

Frederik De Laender

Frédérik De Laender est un écologiste communautaire théorique qui étudie les liens entre changements environnementaux, biodiversité et fonctionnement des écosystèmes. Principalement axé sur la modélisation, il a également mené des expériences sur le plancton et contribué à des méta-analyses. Ses travaux portent notamment sur la stabilité écologique et la coexistence, afin de mieux comprendre les mécanismes qui déterminent la composition des communautés.

La recherche au Département de biologie

Le Département de biologie, riche de ses professeurs permanents mène une recherche scientifique internationale de pointe. Celle-ci se répartit entre 5 unités de recherche abordant des thématiques variées de biologie cellulaire et moléculaire, de microbiologie moléculaire, de biologie environnementale et évolutive, de biologie végétale et de didactique.  

Des plantes contre la stéatose du foie, un projet HEPATANT !

Biologie
Sciences de la vie et de la santé
ODD 3 - Bonne santé et bien-être

À l’UNamur, la recherche ne reste pas confinée aux laboratoires. De la physique aux sciences politiques, en passant par la robotique, la biodiversité, le droit, l’IA et la santé, les chercheurs collaborent chaque jour avec de nombreux acteurs de la société. Objectif ? Transformer les idées en solutions concrètes pour répondre aux enjeux actuels. 

Photo de Thierry Arnould avec les logos de l'institut Narilis, le pôle Wagralim et le soutien de la Wallonie

Focus #1 | Le projet HEPATANT

HEPATANT, c’est un projet du Pôle de compétitivité Wagralim porté et coordonné par les Laboratoires ORTIS, une entreprise pionnière dans le domaine de la phytosanté (compléments alimentaires à base de plantes) depuis 60 ans. Il vise à trouver un traitement naturel contre la stéatose du foie.  C’est un projet auquel participent plusieurs partenaires, dont le Professeur Thierry Arnould (UNamur, URBC-Narilis).

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Photo portrait de Thierry Arnould

Notre métabolisme conduit à accumuler ou synthétiser naturellement des graisses. Certaines cellules sont faites pour cela : ce sont les adipocytes.  Le but principal est de pouvoir mobiliser la graisse et libérer des acides gras « en cas de besoin ».  Le problème, c’est que s’il y a un excès en nutriments, certaines cellules de l’organisme, dont ce n’est pas le rôle, peuvent également accumuler des graisses dans des tissus comme le foie, le cœur ou les muscles, ce qui peut causer des soucis de santé.  C’est ce qu’on appelle la « lipotoxicité ». 

Prof. Thierry Arnould UNamur, URBC - Narilis

La maladie hépatique stéatosique associée à un dysfonctionnement métabolique (MASLD) est une accumulation de graisses dans le foie, liée à des dérégulations du métabolisme liée au syndrome métabolique, à l’obésité, au diabète ou encore à un excès d'alcool.  Initialement, elle est souvent asymptomatique mais elle peut évoluer vers une inflammation, une fibrose, une cirrhose, voire un cancer du foie.  Elle est cependant réversible à son stade primaire (stéatose).  Son traitement repose sur la perte de poids, une alimentation saine (réduction sucres/graisses) et l'exercice physique, car à l’heure actuel, peu de médicaments spécifiques ont été approuvés par la FDA (Food and Drug Administration).  Souvent, des compléments alimentaires - à base de végétaux réputés utiles - sont utilisés pour pallier ce type d’affection mais il existe peu ou pas de résultats scientifiques et mécanistiques sur les effets réels de ces produits.

Si l’efficacité d’un complément alimentaire ou d’une combinaison de compléments pouvait être démontrée, on pourrait alors intervenir au stade primaire de l’affection et sans doute prévenir ce trouble hépatique et donc empêcher, ou du moins en ralentir, l’évolution vers des stades avancés, voire irréversibles.  C’est donc le pari de ce projet, dans lequel le professeur Thierry Arnould, a été choisi pour son expertise dans le métabolisme lipidique. Le Professeur Arnould et la chercheuse post-doctorante Célia Thomas testent in vitro des extraits de végétaux (parmi ceux-ci, le houblon) sur des cellules gorgées de graisses afin de rechercher les effets qui augmentent ou diminuent l’accumulation lipidique. 

L’originalité et la faisabilité du projet tiennent de l’alliance d’experts scientifiques reconnus internationalement pour leurs compétences en sciences biomédicales et pharmaceutiques, et en sciences technologiques et agronomiques avec des industriels de renoms dans leur domaine d’expertise lié au besoin du projet. 

Outre son objectif principal de créer une formulation efficace contre la stéatose hépatique en associant les meilleures plantes ou substances végétales, ce projet vise aussi à générer des leviers de croissances économiques, à créer et pérenniser des emplois en Wallonie et contribue également à la notoriété internationale des universités wallonnes partenaires : UCLouvain et UNamur.

Les partenaires du projet HEPATANT

  • Prof. Thierry Arnould – UNamur, URBC, Narilis | Expertise : Le laboratoire URBC-NARILIS a une longue expertise et expérience de la différenciation cellulaire, du métabolisme et du métabolisme lipidique dans l’obésité et les cellules adipeuses. Il a également une excellente expertise dans le domaine des hépatocytes et de la différenciation hépatogénique à partir de précurseurs et cellules souches (collaboration avec la Professeure P. Renard, UNamur, URBC-NARILIS).
  • Prof. Isabelle Leclercq - UCLouvain (IREC/GAEN) | Expertise : Pathogénèse de maladies hépatiques dans des modèles in vivo.
  • Remi Desmet – UCLouvain (Fermes universitaires de Louvain - FERM) | Expertise : Recherches agronomiques - En tant que plateforme technologique de l’UCLouvain, les FERM travaillent avec des agriculteurs et partenaires afin de soutenir la transition des modèles agricoles vers plus de durabilité.
  • Alexandre Dumont de Chassart - Yakima Chief Hops | Expertise : Production de houblon et produits dérivés.
  • Caroline Devillers – Bel go Bio | Expertise : Coopérative Agricole

Les Pôles de compétitivité de la Région wallonne

Depuis leur création en 2006, les pôles de compétitivité rassemblent entreprises, centres de recherche agréés et universités autour de projets collaboratifs ambitieux.  Soutenus et financés par la Région wallonne pour stimuler l'innovation et la croissance économique, les projets de Pôles de compétitivité sont organisés autour de 6 filières stratégiques : biotechnologie (BioWin), aérospatial (SkyWin Wallonie), logistique (Logistics in Wallonia), chimie verte (GreenWin), génie mécanique (Mecatech), transition du système alimentaire (Wagralim). 

Les projets visent à développer des produits, services ou procédés innovants, créant de l'emploi et renforçant la compétitivité internationale. L’UNamur y est fortement impliquée.

Wagralim, le Pôle agroalimentaire wallon, est composé de plus de 300 membres pour stimuler l’innovation et la collaboration au sein de l’écosystème alimentaire et accompagner les acteurs dans leur développement responsable et leur transition durable.

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De la recherche fondamentale à la recherche appliquée, l’UNamur démontre chaque jour que la recherche est un moteur de transformation. Grâce à l’engagement de ses chercheurs, au soutien de ses partenaires de tous horizons, aux bailleurs de fonds, aux partenaires industriels et à un solide écosystème de valorisation, l’UNamur participe activement à façonner une société ouverte sur le monde, plus innovante, plus responsable et plus durable.

Pour aller plus loin

Cet article complète notre publication "Recherche et innovation : des atouts majeurs pour le secteur de l’industrie" extraite de la rubrique Enjeux du magazine Omalius #39 (décembre 2025).

Un cadre multidisciplinaire pour le trafic des protéines : aborder les questions sans réponse

Biologie

Alison Forrester est Chercheuse Qualifiée (CQ) du F.R.S.-FNRS. Ses recherches portent sur l'étude de composés susceptibles de modifier l'efficacité des processus de production des protéines à l'intérieur de nos cellules et d'ouvrir ainsi de nouvelles voies thérapeutiques. En collaboration avec un groupe de chercheurs internationaux de premier plan, elle a publié un article présentant une feuille de route dans la prestigieuse revue Nature Reviews Molecular Cell Biology.

Photo d'Alison Forrester avec ses affiliations

Alison Forrester est également membre de la Faculté des sciences, Département de biologie (URBC), membre de l'Institut de recherche NARILIS, chercheuse au Namur Research College (NARC) et Investigatrice du WEL Research Institute.

L'importance du transport des protéines dans la santé cellulaire

Le corps des mammifères est composé de protéines, de lipides et d'eau, les protéines représentant 42 % de la masse sèche totale du corps humain. La synthèse des protéines est donc un processus essentiel pour l'organisme. La voie biosynthétique commence par des chaînes d'acides aminés dans le réticulum endoplasmique (RE). Elles sont modifiées, repliées, puis conditionnées dans des vésicules de transport au niveau des sites de sortie du RE (ERES), qui les acheminent vers le Golgi pour des modifications supplémentaires. De là, elles sont conditionnées dans des vésicules de transport post-Golgiennes afin d'acheminer les protéines entièrement repliées vers leur destination, soit à l'intérieur de la cellule, soit vers la membrane plasmique où elles restent. Elles peuvent aussi être sécrétées dans l'espace extracellulaire. Ainsi, une synthèse et un transport efficaces des protéines sont essentiels au maintien de l'homéostasie cellulaire. 

Lorsque ce processus est perturbé, il peut entraîner de nombreuses maladies courantes et variées. Ce processus est hautement régulé afin de répondre rapidement aux besoins de la cellule et de l'organisme, par exemple en augmentant la sécrétion d'insuline en réponse au glucose ou en augmentant la sécrétion de collagène pendant la croissance postnatale, mais aussi pour garantir qu'aucune protéine mal fabriquée ne soit distribuée dans la cellule. 

Lorsque ce processus ne fonctionne pas correctement, il peut être à l'origine de maladies telles que la fibrose, causée par une production excessive de protéines, ou l'ostéogenèse imparfaite, causée par une mutation dans l'une des protéines ERES. 

Le groupe de recherche d'Alison Forrester étudie comment différents composés chimiques peuvent être utilisés pour modifier l'efficacité du processus de transport des protéines et comment cela affecte l'équilibre normal au sein de la cellule. 

Un peu de biologie

Cet article offre une vue d'ensemble des sites de sortie du réticulum endoplasmique (ERES), sous-domaines spécialisés du RE où les protéines repliées sont sélectionnées et conditionnées dans des vésicules qui transportent les protéines naissantes lors de la première étape principale de leur voyage vers la sécrétion. La découverte des ERES n'est pas nouvelle, et les découvertes fondamentales sur le trafic des protéines et des lipides ont été récompensées par le prix Nobel en 2013. Cependant, les nouvelles technologies nous permettent aujourd'hui de revisiter les hypothèses initiales et de faire progresser le domaine comme jamais auparavant. Cette renaissance a mis en lumière de nouvelles zones d’exploration passionnantes dans ce domaine, qui sont abordées dans cet article. Comment les ERES sont-ils réellement organisés ? Comment peuvent-ils adapter leur fonction à d'autres rôles physiologiques connus tels que l'autophagie et la formation de gouttelettes lipidiques ? Comment le processus de recrutement et de trafic des protéines peut-il être régulé pharmacologiquement ? C'est cette dernière question qui intéresse Alison Forrester. 

Les dysfonctionnements du trafic protéique, notamment le mauvais repliement ou l'agrégation, le transport excessif ou réduit des protéines, et les réponses au stress liées à ces dysfonctionnements sont au cœur de nombreuses pathologies cellulaires. Celles-ci vont des maladies neurodégénératives (maladies d'Alzheimer ou de Parkinson), où l'accumulation de protéines toxiques perturbe la fonction neuronale et tue les cellules, au cancer, qui affecte la division, la migration et la survie des cellules. Elles incluent également les troubles du transport résultant de mutations dans la protéine-cargo, comme la mucoviscidose. Ces altérations entraînent une surcharge des systèmes de contrôle de la qualité (notamment le stress du RE et l'autophagie) et des pathologies graves, soulignant l'importance du transport des protéines pour la santé cellulaire.

Des technologies de pointe

Dans l'article, publié dans Nature Reviews Molecular Cell Biology, les chercheurs proposent un cadre multidisciplinaire — s'appuyant sur les progrès récents de certaines technologies, notamment l'imagerie à haute ou super-résolution, la reconstitution synthétique et la modélisation — pour définir les principes qui régissent la fonction et la plasticité des ERES. À cet égard, l'Université de Namur est bien placée pour fournir les outils nécessaires à l'équipe du Dr Forrester. 

La plateforme Morphologie et Imagerie (Morph-IM) – Microscopie optique

Cette plateforme abrite des microscopes de pointe que l'équipe utilise dans ces études. Les microscopes confocaux à débit moyen permettent de cribler des composés afin d'identifier leur effet sur la voie sécrétoire. L'imagerie 4D à grande vitesse utilisant le microscope à feuillets de lumière « en treillis » (‘lattice’ en anglais) permettra de suivre le mouvement 3D des protéines de transport à travers tout le volume cellulaire à des intervalles de 2 secondes, et l'imagerie de cellules vivantes à super-résolution permettra d'identifier les protéines impliquées dans un seul ERES à différents stades de la sortie du RE RE et pour différents types de transport. 

Analyse au microscope

Alison a obtenu un poste F.R.S.-FNRS en tant que Chercheuse Qualifiée (CQ) à l'Université de Namur, Département de biologie (URBC), et est devenue membre de l'Institut NARILIS en octobre 2022. 

Alison Forrester | CV express

Alison Forrester a obtenu une licence en pharmacologie et un doctorat en toxicologie et dermatologie à l'Université de Newcastle, au Royaume-Uni. Intéressée par l'autophagie et la formation des maladies, elle a occupé un poste de post-doctorante dans le laboratoire de Carmine Settembre à l'Institut de génétique et de médecine Telethon (TIGEM) à Naples, en Italie, puis a rejoint le laboratoire de Ludger Johannes à l'Institut Curie à Paris, en France.

 

Photo d'Alison Forrester
Photo : Alison Forrester

Depuis l'obtention de son doctorat, elle a développé son expertise dans les techniques d'imagerie avancées, notamment la microscopie confocale et la microscopie haute résolution, l'imagerie de cellules vivantes, en particulier la microscopie à feuillets de lumière « en treillis » (‘lattice’ en anglais), et la microscopie électronique.

Elle travaille dans un environnement hautement collaboratif et interdisciplinaire, combinant la biologie cellulaire, la biologie chimique, la microscopie avancée et l'analyse d'images pour mettre en place des projets de recherche fondamentale qui déboucheront sur des recherches translationnelles.

Alison Forrester est passionnée par la recherche créative et sans frontières, travaillant dans des environnements multidisciplinaires et collaboratifs. Elle aime également partager son enthousiasme pour la recherche au grand public grâce à des initiatives de sensibilisation et des collaborations, des séminaires et des conférences destinés à la communauté scientifique. 

Alison Forrester et son groupe de recherche 2026
Photo : Alison Forrester et son groupe de recherche

Alison Forrester organise une réunion mensuelle de la communauté des microscopistes, ouverte à tous les utilisateurs de microscopie optique de l'Université de Namur, ainsi qu'un certain nombre de conférences internationales prestigieuses, notamment le cours avancé FEBS-EMBO sur les membranes et leurs lipides et protéines dans la biogenèse des organites, qui se tiendra sur l'île grecque de Spetses en mai 2026.

Les études en biologie à l'UNamur

Le Département de biologie de l’UNamur vous offre une formation scientifique de pointe, moderne, diversifiée, et ouverte à l’international. Il propose des bacheliers ainsi que des masters à finalité approfondie ou spécialisée ainsi que des masters en enseignement de la biologie. Il est également possible de poursuivre votre formation par un doctorat dans l’une des unités de recherche.

L’UNamur en Amérique du Sud

Biodiversité

L’Amérique du Sud est un sous-continent d’une grande richesse naturelle et culturelle. Entre préservation de la biodiversité et coopération au développement, l’UNamur entretient des partenariats précieux pour répondre aux défis de l’érosion de la biodiversité et comprendre les transformations socio-économiques actuelles. Immersion en Équateur et au Pérou. 

enseignement-pérou

Stratégiquement situé à l’intersection de la cordillère des Andes, de la forêt amazonienne et des Îles Galápagos (rendues célèbres par un certain Charles Darwin), l’Équateur est un haut lieu de biodiversité. Plus de 150 ans après les observations du naturaliste, ce pays reste un terrain d’étude prisé des scientifiques pour étudier l’adaptation des organismes sauvages aux changements de leur environnement.

L’Équateur comme laboratoire à ciel ouvert

Dans le cadre d’un projet de deux ans financé par la Commission de la coopération internationale de l’ARES (ARES-CCI), les professeurs Frédéric Silvestre et Alice Dennis de l’Unité de Recherche en Biologie Environnementale et évolutive (URBE) de l’UNamur, ont noué un partenariat avec la Universidad Central Del Ecuador. L’objectif ? Appliquer les techniques de génétiques et d’épigénétiques développées dans les laboratoires namurois à des poissons et macro-invertébrés de ruisseaux équatoriens. 

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Photo de Frédéric Silvestre

« Les marques génétiques et épigénétiques présentes sur les gènes permettent d’obtenir des informations précieuses sur les stress environnementaux subis par les populations sauvages »

Frédéric Silvestre Professeur au Département de biologie

Une première campagne d’échantillonnage a été menée cet été et une autre est prévue au printemps prochain, à laquelle participeront Frédéric Silvestre et Alice Dennis. Cette collaboration a également permis d’accueillir au sein de l’URBE une chercheuse équatorienne venue se former aux techniques de séquençage nanopore, utilisées dans le cadre de ce projet, et réaliser des tests sur des échantillons des espèces étudiées. Le séquençage nanopore est une méthode consistant à séquencer des brins d’ADN de longue taille grâce à un signal électrique. « Cette technique est très avantageuse car elle facilite l’assemblage des génomes et permet de travailler à la fois sur la séquence de l’ADN et les modifications de celles-ci. Le séquençage nanopore est en outre un appareillage très petit et portable, facilement utilisable sur le terrain », poursuit le chercheur. L’utilisation de cette technologie a pour but de montrer la faisabilité de ce procédé et, à terme, contribuer à l’élaboration de politiques de conservation plus efficaces de la biodiversité, en s’appuyant sur des données génétiques concrètes.

Pérou : comprendre les dynamiques d’un pays en pleine mutation

Fraîchement désigné Vice-recteur aux relations internationales et extérieures de l’UNamur, Stéphane Leyens est impliqué dans pas moins de 4 projets au Pérou, en collaboration étroite avec l’Universidad Nacional San Antonio Abad del Cusco (UNSAAC). Située dans la cordillère des Andes à près de 3500m d’altitude, cette université bénéficie depuis 2009 d’un soutien de la Commission de la coopération internationale de l’ARES (ARES-CCI) destiné à améliorer la qualité de son enseignement et à renforcer ses capacités de recherche. Ces projets ont pour toile de fond la nouvelle « loi universitaire », qui a profondément bouleversé le paysage de l’enseignement supérieur en mettant l’accent sur la formation des enseignants et la responsabilité sociale des universités, désormais invitées à intégrer des enjeux comme l’interculturalité, l’environnement et le genre dans une perspective de développement rural local. 

Il faut dire que le contexte culturel, politique et socio-économique du pays est en pleine mutation. Conséquence : les communautés paysannes sont tiraillées entre un attachement identitaire aux modes de vie traditionnels et l’attrait pour les possibilités économiques offertes par la modernisation de l’agriculture ou de l’essor du tourisme. 

C’est cette tension qu’étudie Stéphane Leyens, dans le district d’Ocongate (département de Cuzco), situé sur le tracé de la Route Interocéanique Sud. « Cette route asphaltée, reliant Lima à Sao Paulo et achevée en 2006, a complètement transformé la dynamique communautaire et socio-économique des populations Quechua des hautes Andes, rendant possible l’accès aux mines de l’Amazonie, aux marchés de centres urbains, aux institutions d’enseignement supérieur, et ouvrant la région au tourisme. L’idée était donc d’étudier ce changement de dynamique, via le prisme de la prise de décision familiale et communautaire, avec un point d’attention particulier à l’éducation, aux activités agricoles et aux questions de genre », explique Stéphane Leyens. Ces questionnements – qui résonnent particulièrement avec les réalités vécues par la population – ont débouché sur deux recherches doctorales menées par des chercheuses péruviennes. 

Dans la même perspective, et dans un tout nouveau projet, le chercheur s’intéresse à l’impact du développement des exploitations minières informelles sur l’économie locale à travers un angle original : l’épistémologie quechua. Ce projet s’appuie sur un partenariat avec une équipe de l’Universidad Nacional José María Arguedas (UNAJMA), spécialiste de cette approche.

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Photo de Stéphane Leyens

« L’essor des mines informelles a déstabilisé les équilibres familiaux, avec une masculinisation des activités minières délocalisées et une féminisation du travail agricole au sein des communautésPour analyser ces mutations, nous partons du cadre de pensée des communautés paysannes s’exprimant en langue quechua : de leurs mythologies, leurs conceptions du rapport à la terre et à la nature, à la communauté, etc. »

Stéphane Leyens Vice-recteur aux relations internationales et extérieures de l’UNamur

Retour d’expérience d'une étudiante

« Dans le cadre du Master en physique, on a l’obligation de faire un stage en Belgique ou ailleurs. J’ai choisi de m’envoler vers le Brésil car des chercheurs locaux réalisent des recherches en lien avec mon sujet de mémoire. C’était aussi l’occasion de sortir de ma zone de confort et de vivre une expérience dans un pays éloigné.

Cela s’est très bien passé, tant sur le plan académique que personnel. J’ai eu la chance de prendre part à la rédaction d’un article et de suivre tout le parcours de publication. L’organisation du travail était très libre et j’ai pu mener ma recherche en toute autonomie. J’ai rapidement forgé des amitiés durables, notamment en participant à des cours de forró, une danse brésilienne.

Si j’avais un conseil à donner : foncez ! Partir loin peut faire peur mais cela nous apprend beaucoup de choses et notamment le fait qu’on est capable de rebondir dans des situations parfois imprévisibles. »

- Thaïs Nivaille, étudiante en physique

Cet article est tiré de la rubrique "Far away" du magazine Omalius #38 (Septembre 2025).

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La biodiversité des rivières américaines analysée pendant 30 ans

Biodiversité
Biologie

Une équipe de chercheurs américains, avec l’aide de Frédérik De Laender, professeur au Département de biologie de l’UNamur, vient de publier dans la prestigieuse revue Nature. Leur étude décrit comment l’évolution des températures des cours d’eau et les introductions de poissons par l’humain peuvent modifier la biodiversité des rivières aux États-Unis.

Poissons dans la rivière

En 2021, le professeur Frédérik De Laender a été contacté par des chercheurs américains pour contribuer à une étude sur l’évolution de la diversité aquatique des cours d’eau aux États-Unis. L’objectif : analyser son évolution et identifier les facteurs qui l’expliquent. Pour répondre à cette question, les chercheurs ont analysé des données collectées sur trente années, couvrant 389 espèces de poissons dans près de 3 000 rivières et ruisseaux.

« Il existait déjà de nombreuses données sur la diversité aquatique aux États-Unis, mais elles étaient dispersées, enregistrées dans des formats différents et produites selon des techniques et méthodologies variées », explique Frédérik De Laender. « Le défi a donc été de les harmoniser, afin de constituer un ensemble cohérent, capable de révéler des tendances sur plusieurs décennies et à l’échelle d’un continent. » 

Les tendances observées

Dans cette étude intitulée « Diverging fish biodiversity trends in cold and warm rivers and streams » les chercheurs ont étudié 389 espèces de poissons dans 2 992 rivières et ruisseaux, entre 1993 et 2019. Les résultats montrent des évolutions contrastées selon la température de l’eau :

  • Dans les eaux froides (< 15,4 °C), le nombre de poissons a chuté de 53 % et le nombre d’espèces de 32 %. Les petits poissons ont reculé, remplacés par des espèces plus grandes souvent introduites pour la pêche sportive.
  • Dans les eaux chaudes (> 23,8 °C), à l’inverse, le nombre d’individus a augmenté de 70 % et la diversité de 16 %, avec une domination des petites espèces opportunistes.
  • Les cours d’eau intermédiaires (15–24 °C) ont peu évolué.

Ces tendances montrent que les changements de température et les introductions de certaines espèces de poissons pour la pêche contribuent à transformer les communautés aquatiques locales. 

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Frédérik De Laender

La bonne nouvelle, c’est que nos résultats indiquent aussi que des actions de gestion ciblées, comme la restauration des cours d’eau, la limitation des introductions ou l’adaptation des pratiques de pêche, peuvent avoir un impact positif. 

Frédérik De Laender Professeur au Département de biologie de l'UNamur

Frédérik De Laender – Mini CV

Frédérik De Laender est professeur au Département de biologie de l’Université de Namur, où il dirige le Laboratoire d’Écologie Environnementale des Écosystèmes. Il est directeur de l’Unité de Recherche en Biologie Environnementale et Évolutive (URBE) et également membre des Instituts Life-Earth-Environment (ILEE) et système complexes (naXys) de l’UNamur.

 

Frederik De Laender

Frédérik De Laender est un écologiste communautaire théorique qui étudie les liens entre changements environnementaux, biodiversité et fonctionnement des écosystèmes. Principalement axé sur la modélisation, il a également mené des expériences sur le plancton et contribué à des méta-analyses. Ses travaux portent notamment sur la stabilité écologique et la coexistence, afin de mieux comprendre les mécanismes qui déterminent la composition des communautés.

La recherche au Département de biologie

Le Département de biologie, riche de ses professeurs permanents mène une recherche scientifique internationale de pointe. Celle-ci se répartit entre 5 unités de recherche abordant des thématiques variées de biologie cellulaire et moléculaire, de microbiologie moléculaire, de biologie environnementale et évolutive, de biologie végétale et de didactique.  

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Événements

26

Soutenance publique de thèse de doctorat en sciences géographiques et biologiques : Setondé Constant Gnansounou

Défense de thèse

Soutenance publique de thèse de doctorat en sciences géographiques et biologiques : Setondé Constant Gnansounou

Biologie
Géographie
Biodiversité
ODD 15 - Vie terrestre
26
16:00 - 19:00
Université de Namur, auditoire CH01 - Rue Joseph Grafé 2 (Faculté des Sciences) / rue Grangagnage, Sentier Thomas - 5000 Namur
Personne de contact :  Henry Sabine

Enhancing the Sustainable Use and Resilience of Mangroves in the Anthropocene: An Integrative Social-Ecological Approach.

Jury

  • Prof. Nicolas DENDONCKER (UNamur), Président
  • Prof. Sabine HENRY (UNamur), Secrétaire
  • Prof. Frédéric SILVESTRE (UNamur)
  • Dr Sébastien DUJARDIN (UNamur)
  • Prof. Kara PELLOWE (Stockholm University)
  • Prof. Romain GLELE KAKAI (Université d’Abomey Calavi)
  • Prof. Patrick KESTEMONT (UNamur)
  • Prof. Eli THORE (UNamur)

Résumé

Mangroves play an important role in environmental conservation and livelihood provision yet remain one of the most threatened ecosystems on earth. This doctoral study assesses pathways to enhance coastal sustainability in the Anthropocene, by promoting the sustainable use of mangroves and strengthening their social-ecological resilience through an interdisciplinary approach. 

The these is structured into four specific objectives: 

  1. assessing the role of traditional beliefs and local deities in promoting the sustainable use of mangroves,
  2. analysing the synergies between legal frameworks and traditional beliefs in enhancing the social-ecological resilience of mangroves,
  3. developing a novel interdisciplinary framework to evaluate the social-ecological resilience of mangroves, and
  4. operationalizing the proposed framework in Benin’s mangroves, West Africa.  

We collected field data using ethnobiological surveys, drone image analysis and document review, in-depth interviews, focus group discussions, plant and fish inventories across three coastal communities in Benin. The study draws insights from the seven principles of resilience to analyse mangrove sustainability. The interdisciplinarity methodology of this study links plant biology, fisheries sciences, and human geography to analyse mangroves as complex social-ecological systems. 

Findings of the thesis show that traditional beliefs and local deities play a significant role in regulating the use of mangrove resources, while the overlapping of formal and informal institutions offer opportunities to enhance their social-ecological resilience. 

The novel proposed framework called Mangrove Social Ecological Resilience Appraisal (MaSERA) outlines variables and indicators tailored to mangroves to assess their social-ecological resilience. Its application in Benin highlights its potential in identifying factors that enable or erode mangrove resilience, for informed decision making. 

The study argues that promoting the sustainable use of mangroves and enhancing their social-ecological resilience represent dual imperatives for achieving coastal sustainability in the Anthropocene. It contributes to the growing body of knowledge on mangrove conservation and provides actionable insights for integrated coastal zone management.

  • 29
  • 02

MDAH 2026 conference

Congrès / Colloque / Conférence
Congrès / Colloque / Conférence
-
Faculté des sciences

MDAH 2026 conference

Médecine vétérinaire
Biologie
29
09:00 - 2
17:00
Université de Namur, Faculté des sciences, auditoire S01 - rue Grafé, 2 - 5000 Namur
Personne de contact :  Muylkens Benoît

15th International Symposium on Marek’s Disease and Avian Herpesviruses.

MDAH 2026 conference

Every two years, the International Symposium on Marek's Disease and Avian Herpesviruses (MDAH) brings together researchers from around the world to exchange the latest insights on poultry viral diseases — covering their biology, evolution, control strategies, and epidemiology. Attendees include PhD students, postdocs and researchers representing academia, government, and commercial organizations from North and South America, Europe, Asia, the Middle East, Australia, and Africa.

Deadlines

  • Opening of abstract submissions and registrations: 20.11.2025
  • Deadline for abstract submissions: 20.01.2026
  • Early bird registration deadline: 01.03.2026
  • Pre-reserved hotel rooms for symposium participants until: 01.03.2026
  • 06
  • 09

Fish Physiology in support of Sustainable Aquaculture

Congrès / Colloque / Conférence
Congrès / Colloque / Conférence
-
Faculté des sciences Institut ILEE

Fish Physiology in support of Sustainable Aquaculture

Biologie
Durable
ODD 12 - Consommation et production responsables
ODD 14 - Vie aquatique
6
09:00 - 9
17:00
Université de Namur - rue de Bruxelles, 61 - 5000 Namur
Personne de contact :  Kestemont Patrick

Save the date !

Fish physiology in support to sustainable aquaculture conference

Deadlines

  • Opening of abstract submissions and registrations: 15 September 2025
  • Deadline to submit indicative title and summary: 30 November 2025
  • Deadline for final abstract submissions: 01 May 2026
  • Early bird registration deadline: 01 March 2026
Tous les événements

Direction

Frédéric SILVESTRE

Directeur du département de biologie

Célia DEFOIN

Secrétaire