Depuis 2022, la Faculté de droit fait le choix d’un thème d’année qui réunit toute la Faculté, étudiants et enseignants, tous blocs et programmes confondus. Ce fil conducteur est exploité dans les cours, encadrements, travaux, tournois d'éloquences, conférences et activités pédagogiques et culturelles proposées au fil de l'année académique. Une dynamique enthousiasmante et porteuse de valeurs qui rend toujours un peu plus unique l'encadrement de l'Université de Namur.
Ainsi, en 2022-2023, nous nous sommes réunis autour de l’ENFANCE & la MIGRATION, en 2023-2024, autour du HARCELEMENT sous toutes ses formes, en 2024-2025, autour de l'INCLUSION, avec l'objectif de permettre à chacun.e de trouver sa place dans la société sans considération de race, sexe, classe sociale, génération, capacité, préférences amoureuses et/ou sexuelles,… Au fil de l'année, nous avons été sensibilisés au racisme, aux LGBTQIA+, aux moins valides, aux personnes âgées ou très jeunes, à la grossophobie, …
La thématique 2025-2026 : L'environnement, avec le slogan "Réenchantons la Terre"
Nous avons choisi cette année de mettre au centre de nos initiatives pédagogiques l'ENVIRONNEMENT, un des trois grands piliers du développement durable.
Objectifs
- Nous réunir (horaire décalé et horaire de jour ; BAC 1, BAC 2 et BAC 3, centres de recherches et masters spécialisés)
- Plonger dans la pratique et concrétiser les cours
- Conscientiser que le droit est un (bon) outil au service de valeurs
- Décloisonner les matières dans une approche transversale
- Devenir un juriste engagé
- S’enrichir la tête et le cœur !
Méthodologie
- Au travers des différents cours, TP, travaux (méthodo et TFC), par une concrétisation de la matière enseignée ;
- Dans le cadre d’activités complémentaires proposées : rencontre de professionnels du droit, pièces de théâtre, films, débats, ...
Les activités
Interventions externes dans les cours
- Jeudi 5 février 2026 - Cours de droit de l’environnement d’Amélie Lachapelle : présentation du Plan Climat 2030 de la Ville de Namur, suivi d’une discussion avec le service Air Climat Energie de la Ville de Namur.
- Jeudi 19 février 2026 - Cours de régulation et innovations technologiques d'Elise Degrave, visite de l'expo "Plus Vivant" au Delta suivie de la présentation du plan Climat 2030 de la Ville de Namur par Emma Wauthier, la coordinatrice du projet.
- Mercredi 25 février 2026 - Cours de droit économique d'Hervé Jacquemin, intervention de Jean-Marc Gollier, avocat spécialisé en droit de l'environnement, le greenwashing et la responsabilité des entreprises en matière d'environnement.
- Lundi 2 mars 2026 - Cours de droit pénal au D01, intervention de Léa Saussez, conseillère juridique à la Croix-Rouge de Belgique, sur les conséquences environnementales des conflits armés.
- Mercredi 18 mars 2026 - Cours English for Legal Professionals d’Aude Hansel intervention de Cirian Foulds, théologien et activiste.
- Mardi 24 mars 2026 - Cours de SPD d’Elise Degrave, intervention de Renaud Duterme, qui défend la géographie de combat
- Jeudi 7 mai 2026 - Cours de Droit des obligation, intervention de Carole Billiet, avocate spécialisée en droit de l’environnement intervenue dans Klimaatzaak.
Des activités facultaires en marge des cours
- Du 27 novembre 2025 au 2 avril 2026 - Chaire Francqui de la Faculté de droit – Delphine Misonne « Besoin d’environnement, besoin de droit »
- 17 février 2026 – Petit-déjeuner 100% local en collaboration avec le Kot-à-projets Koté Local.
- 16 février 2026 – Tournoi d’éloquence ouvert à toute la faculté
- 25 février 2026 – Atelier numérique durable
- 17 mars 2026 – Conférence sur le climat et la justice climatique
- 15 avril 2026 – Vide dressing à la Fac
Activités des partenaires
- 30 novembre 2025 - Procès fictif du Kot à projet « Les bras droit »
- 19 mars 2026 - Amélie Lachapelle éclaire nos futurs étudiants sur le droit et le développement durable
Au fil de l’année, de l’engagement citoyen
- Récolte de déchets en team building facultaire (printemps 2026)
Des activités facultaires initiées par les étudiants
- Repair café au Cercle
- Troc : « je cherche » & « je donne » au Cercle
- Atelier de confection de divers objets via recyclage
Activités créatives et ludiques
- Concours vidéo en collaboration avec la Ville de Namur (Plan Air Climat 2030)
- Lectures enrichissantes à la bibliothèque de la Faculté de droit
- 15 avril 2026 – Rencontre d’impro et Fête du Fil Rouge au profit d’une association qui défend l’environnement
À la une
Actualités
Dix ans du Centre Vulnérabilités et Sociétés Penser le droit au plus près des réalités humaines
Dix ans du Centre Vulnérabilités et Sociétés Penser le droit au plus près des réalités humaines
Créé il y a une dizaine d’années au sein de la Faculté de droit de l’UNamur, le Centre Vulnérabilités et Sociétés (V&S) s’est imposé comme un espace de recherche et de réflexion engagé sur les situations de vulnérabilité contemporaines. Né de la fusion de deux centres existants (PROJUCIT et Droits fondamentaux et lien social), il s’est progressivement structuré autour d’un objectif clair : analyser la manière dont le droit appréhende les réalités vécues par les personnes affectées par la pauvreté, la précarité, les discriminations ou dont les droits fondamentaux risquent d’être compromis.
Plutôt que de chercher à définir abstraitement la vulnérabilité, le Centre a fait le choix de s’intéresser avant tout aux personnes vulnérables et aux contextes dans lesquels elles évoluent. Femmes, enfants, personnes âgées, victimes, personnes en situation de handicap ou appartenant à des minorités de genre… constituent ainsi le cœur des préoccupations scientifiques du Centre. « Nous partons toujours du terrain, des expériences vécues, pour interroger ensuite le droit et sa capacité à protéger, réparer ou prévenir », explique Stéphanie Wattier, co-directrice du Centre.
Un centre ancré dans l’interdisciplinarité et les transitions sociétales
Depuis son intégration dans l’Institut de recherche Transitions en 2024, le Centre V&S a renforcé son ADN interdisciplinaire. Si le droit reste son point d’ancrage, le dialogue avec d’autres disciplines (philosophie, histoire, sciences politiques, géographie, etc.) est essentiel. « Le droit est indispensable pour structurer la société, mais il arrive souvent trop tard. Il doit être nourri par les analyses sociologiques, anthropologiques ou médicales pour réellement faire évoluer les normes », souligne Stéphanie Wattier.
Cette ouverture permet aux 47 chercheurs du Centre V&S de mieux saisir la complexité des phénomènes étudiés et d’éviter une approche purement normative. Elle favorise également des collaborations riches avec des partenaires extérieurs : associations de terrain, ONG, institutions publiques, magistrates et magistrats, avocates, avocats ou encore les responsables politiques. Ces échanges constants alimentent les recherches et renforcent leur impact sociétal.
Colloques et ouvrages : faire dialoguer droit et terrain
Chaque année, le Centre programme un colloque autour d’une thématique fédératrice, choisie en fonction des enjeux sociétaux contemporains. Ces rencontres constituent un temps fort de dialogue entre chercheuses, chercheurs, actrices et acteurs de terrain. Elles donnent souvent lieu à la publication d’ouvrages collectifs, conçus comme des outils de réflexion et d’action.
À l’occasion de son dixième anniversaire, le Centre a organisé un colloque consacré à un sujet à la fois sensible et essentiel : « Combattre les violences sexuelles ». Ce choix s’est imposé naturellement. « Beaucoup d’entre nous travaillaient, de près ou de loin, sur cette thématique. Et malgré leur ampleur, les violences sexuelles restent encore trop peu traitées en sciences juridiques », explique la co-directrice du Centre.
Combattre les violences sexuelles : une posture engagée
Le colloque anniversaire a rassemblé juristes, associations spécialisées (« Briser le silence » et « Lawyers Victims Assistance »), chercheuses et chercheurs d’autres disciplines, magistrates, magistrats, avocates, avocats, actrices et acteurs institutionnels. Cette diversité reflète la philosophie du Centre : croiser les regards pour mieux comprendre et agir. Les échanges ont porté sur une analyse juridique des violences sexuelles subies par différents publics, notamment les enfants, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les victimes de conflits armés ; mais également sur les lieux où elles se manifestent, qu’il s’agisse de la sphère familiale, numérique ou institutionnelle comme l’Église catholique, l’enseignement supérieur ou le monde médical.
De ces travaux est né un ouvrage collectif publié chez Larcier, intitulé « Combattre les violences sexuelles ». Le choix du titre n’est pas anodin. « Nous avons voulu adopter une posture clairement engagée. Le rôle de la doctrine juridique n’est pas seulement de décrire le droit, mais aussi de mettre en lumière des phénomènes trop longtemps tus ou banalisés », expliquent Stéphanie Wattier et Géraldine Mathieu, coordinatrices de l'ouvrage et codirectrices du Centre.
La publication met en évidence deux constats majeurs : les femmes et les enfants demeurent les principales victimes de violences sexuelles, et le droit, s’il est indispensable, reste insuffisant à lui seul. Les contributions soulignent les difficultés liées à la preuve, à la réparation des préjudices corporels et psychologiques, mais également les limites d’une réponse exclusivement pénale.
Prévenir pour mieux protéger
Au fil des colloques et des publications du Centre, qu’il s’agisse des violences de genre au prisme du droit ou du droit des personnes intersexes, un fil conducteur se dessine : la conviction que la prévention est essentielle. « Sanctionner ne suffit pas. Il faut agir en amont, sensibiliser, former, changer les mentalités. Le droit peut accompagner ces évolutions, mais il ne peut pas tout », insiste Stéphanie Wattier.
C’est précisément cette articulation entre droit, réalités de terrain et prévention qui fait la force du Centre Vulnérabilités et Sociétés depuis dix ans. En donnant la parole aux victimes, aux personnes de terrain et aux chercheuses et chercheurs, il contribue à faire évoluer les normes, les pratiques et, progressivement, la société elle-même. Après dix ans d’existence, le Centre poursuit son ambition : mettre le droit au service des personnes, pour qu’il devienne un véritable levier de protection, de reconnaissance et de transformation sociale.
Cet article est tiré de la rubrique "Le jour où" du magazine Omalius #40 (Avril 2026).
Femmes de l’université 2026
Femmes de l’université 2026
A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université.
Tout au long du mois de mars, une série de portraits de femmes de l’université sera visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.
Séphora Boucenna, doyenne de la Faculté des Sciences de l’Education et de la Formation (FaSEF)
Un parcours atypique et évolutif
Professeure et aujourd’hui doyenne de la Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation, Séphora rejoint l’Université de Namur en novembre 1999. Elle y enseigne en formation initiale des enseignants ainsi que dans le master de spécialisation en accompagnement des professionnels (Mapemass).
Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences
Un parcours construit pas à pas
Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline.
Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique
Un parcours académique international
Duvernelle a effectué toute sa scolarité au Cameroun, où elle s’oriente dès son entrée en secondaire vers une option centrée sur les mathématiques et les sciences physiques. Après deux années d’université en biologie animale, elle décide de changer de voie et postule en Belgique, à l’Université de Namur, pour entamer des études en informatique.
Alisson Kabili, technicienne de laboratoire à la Faculté de médecine
Trouver sa voie au cœur du laboratoire
Alisson travaille à l’Université de Namur depuis un an et demi en tant que technicienne de laboratoire au sein de la Faculté de médecine. Son rôle est essentiel : accompagner les chercheurs dans leurs manipulations, préparer les travaux pratiques destinés aux étudiants, et assurer la gestion quotidienne du laboratoire, des commandes de réactifs au suivi du matériel.
Virginie Di Luca, assistante administrative à la Faculté EMCP
Un parcours riche, multiple et résolument humain
Virginie a rejoint l’Université de Namur en février 2023 en tant que secrétaire du département sciences politiques, information et communication. Un rôle pivot, au cœur de la vie étudiante et académique. Son parcours ne suit pas une ligne droite, et c’est ce qu’elle en aime aujourd’hui.
Amélie Lachapelle, professeure à la Faculté de droit
Un parcours entre hasard, rencontres et convictions
Enseignante à la Faculté de droit de l’UNamur ainsi qu’à l’Université Saint-Louis, Amélie porte également depuis 2025 le rôle de chargée de mission "Transitions & Développement soutenable". Un parcours riche, fait de curiosité et de détours, mais toujours guidé par l’envie de comprendre le droit autrement.
Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres
L’enseignement au cœur de son parcours
Anne se présente d’emblée comme une passionnée d’enseignement. Professeure d’histoire contemporaine, elle décrit un parcours académique « assez linéaire », guidé naturellement vers les salles de classe. Après des études en histoire, elle s’oriente très rapidement vers un doctorat consacré aux questions de langue et de diversité.
Le 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes
La Journée internationale des femmes (ONU) également appelée “journée internationale des luttes pour les droits des femmes” (ONU Femmes) est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée permet de mettre en lumière les combats menés pour les droits des femmes et, plus largement, pour l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.
Bien que la Journée internationale des femmes ait été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le prolongement de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975 par l’Assemblée générale de l’ONU, ses origines remontent aux mouvements sociaux qui ont émergé en Amérique du Nord et en Europe au tournant du XXe siècle.
L'Université de Namur lutte contre les discriminations liées au genre
La lutte contre les discriminations liées au genre est une priorité à l’UNamur qui s’engage fermement à promouvoir l’égalité des genres, la non-discrimination et le respect de la diversité.
L’objectif de l’UNamur est de créer une communauté universitaire inclusive où chacune et chacun peut s’épanouir, indépendamment de son genre. En embrassant la diversité et en adoptant des mesures concrètes, l’université affirme son engagement envers une société plus équitable qui repose sur les valeurs de justice, d’inclusion et de respect de la dignité humaine.
Immersion dans la plaidoirie environnementale pour les étudiants de droit
Immersion dans la plaidoirie environnementale pour les étudiants de droit
Ce 18 novembre 2025, la Faculté de droit organisait la quatrième édition de son traditionnel procès simulé en droit pénal. Sept étudiants, issus des horaires de jour et décalé, ont endossé leur toge pour incarner les différents acteurs d’un procès consacré à une affaire de rave party illégale en pleine zone naturelle protégée. Plaidoiries et réquisitoires endiablés étaient au programme. L'occasion aussi de rappeler comment le droit pénal de l'environnement protège la nature et de découvrir la justice pénale d'un peu plus près.
Cette année, le procès portait sur un dossier datant de juillet 2025 : une rave party illégale, rassemblant quelque 1 200 personnes s’étant tenue à Ohey, près de Namur, en pleine zone naturelle protégée. « Cette affaire est en lien avec le Fil Rouge de cette année, "Réenchantons la Terre".Il s’agit d’un dossier ayant causé des dommages importants à la nature, mais aussi de faits de violences, avec et sans mobile discriminatoire, entre un participant et un riverain », explique Emma Bourcelet, assistante à la Faculté de droit et co-organisatrice de l’événement. « L’idée était notamment de montrer comment le droit pénal de l’environnement peut être un outil pour la défense de la nature. »
Sept étudiantes et étudiants ont préparé avec soin leurs interventions, chacun dans un rôle différent : Théophile Renier, Aurélie Lemmens, Albiona Sefedini, Louis Jaspard, Dorien Huys, Nateo Carnot et Laly Vadevorst. Le staff entourant le projet rassemblait notamment : Nathalie Colette-Bazecq, doyenne de la Faculté de droit, Amani Pici, doctorant, Amélie Lachapelle, docteure en sciences juridiques de l'UNamur, l’ELSA Namur (European Law Students’ Association) et Emma Bourcelet.
Des invités de marque
Des invités de marque
La Faculté de droit accueillait deux invités : Julien Moinil, Procureur du Roi à Bruxelles et collaborateur didactique en droit pénal, président de la Cour lors du procès simulé et Sarah Coisne, juge à la Cour d’appel de Liège, qui avait fourni le dossier réel ayant servi de base aux faits soumis aux étudiants.
« L’expérience de Julien Moinil, en tant que praticien et ancien de la Faculté, a été une réelle source d’inspiration », souligne Emma Bourcelet. « Quant à Sarah Coisne, elle a non seulement contribué aux délibérations pour le verdict, mais aussi partagé son expérience et la diversité des dossiers en droit pénal de l’environnement. L’auditoire a ainsi pu prendre la mesure de la beauté et du rôle du droit pour façonner notre monde au service de la protection du vivant. »
Entre dépassement de soi et émotions
Les avantages pédagogiques d’un tel exercice pour les étudiants sont nombreux ! « C’est avant tout un vrai processus d’intelligence collective où les personnalités se conjuguent pour donner une couleur unique au projet. La rigueur imposée pousse les participants à développer une analyse juridique appliquée à des faits réels, ce qui permet de dépasser la théorie pure. Construire un argumentaire cohérent et pertinent est un exercice précieux pour la suite de leurs parcours, quels qu’ils soient. Enfin, l’apprentissage de la prise de parole, du jeu de rôle et le dépassement de certaines craintes représentent un défi majeur. Voir leur évolution en un mois est impressionnant », se réjouit Emma Bourcelet.
Ce 18 novembre, l’émotion était palpable dans l’auditoire Pedro Arrupe de l’UNamur. « Ces étudiantes et étudiants sont en deuxième année, ils n’ont pas encore toute la matière de droit pénal, ils découvrent le dossier un mois avant l’événement… et pourtant, la magie opère ! » confie Emma Bourcelet.
Mention spéciale pour Dorien, étudiante néerlandophone, qui a relevé le défi en français. Voir leur dépassement, l’esprit collectif, et même la présence d’anciens participants dans le public… c’est aussi le signe que cette expérience marque positivement et c’est un des plus beaux cadeaux de nos métiers.
Deux points de vue complémentaires pour remettre la protection de l’environnement au centre du débat public
Deux points de vue complémentaires pour remettre la protection de l’environnement au centre du débat public
L’Université de Namur propose prochainement deux leçons inaugurales de deux Chaires Francqui, l’une en Faculté des sciences et l’autre en Faculté de droit. Accessibles à tous et toutes, les leçons inaugurales seront suivies par un drink local. Ces évènements sont gratuits, sur inscription.
Chaire Francqui 2025-2026 en sciences | Réparer notre relation à la Nature pour transformer nos sociétés
La crise de la biodiversité ne détruit pas seulement la nature : elle menace aussi nos sociétés, notre bien-être et notre survie. À partir des évaluations scientifiques et des constats de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), cette Chaire Francqui explorera notre relation toxique avec la nature, l’échec global de sa protection et les valeurs multiples du vivant.
Orateur : Sander Jacobs, chercheur senior à l'INBO (Institut pour la nature et la forêt), groupe de recherche Nature & Société, Coordinateur du programme de recherche sur la nature urbaine et Professeur invité à l'Université de Gand.
19/11/2025 - Leçon inaugurale | Crise de la biodiversité : causes, conséquences, et comment (ne pas) s'en sortir.
Chaire Francqui 2025-2026 en droit | Besoin d'environnement, besoin de droit ?
Cette Chaire Francqui offre un regard neuf sur les avancées mais aussi les tensions qui caractérisent aujourd’hui la manière dont le droit organise la relation de la société à l’environnement. Si l’ambition de protéger l’environnement est bien devenue une question juridique, comment ses ressorts essentiels sont-ils en train d’évoluer, que ce soit en matière climatique, dans le rapport à la santé humaine ou encore au statut accordé à la nature ?
L’organisation de cette chaire s’intègre pleinement dans le Fil Rouge 2025-2026 de la Faculté de droit dédiée à ce substrat essentiel à la vie qu’est l’environnement, la nature, notre terre : « Réenchanter la terre ».
Oratrice : Delphine Misonne, Maître de recherches FNRS, Professeure à l'UCLouvain, Directrice du CEDRE et membre de l'Académie royale de Belgique.
27/11/2025 - Leçon inaugurale I Protéger l’environnement au-delà du politique
Dix ans du Centre Vulnérabilités et Sociétés Penser le droit au plus près des réalités humaines
Dix ans du Centre Vulnérabilités et Sociétés Penser le droit au plus près des réalités humaines
Créé il y a une dizaine d’années au sein de la Faculté de droit de l’UNamur, le Centre Vulnérabilités et Sociétés (V&S) s’est imposé comme un espace de recherche et de réflexion engagé sur les situations de vulnérabilité contemporaines. Né de la fusion de deux centres existants (PROJUCIT et Droits fondamentaux et lien social), il s’est progressivement structuré autour d’un objectif clair : analyser la manière dont le droit appréhende les réalités vécues par les personnes affectées par la pauvreté, la précarité, les discriminations ou dont les droits fondamentaux risquent d’être compromis.
Plutôt que de chercher à définir abstraitement la vulnérabilité, le Centre a fait le choix de s’intéresser avant tout aux personnes vulnérables et aux contextes dans lesquels elles évoluent. Femmes, enfants, personnes âgées, victimes, personnes en situation de handicap ou appartenant à des minorités de genre… constituent ainsi le cœur des préoccupations scientifiques du Centre. « Nous partons toujours du terrain, des expériences vécues, pour interroger ensuite le droit et sa capacité à protéger, réparer ou prévenir », explique Stéphanie Wattier, co-directrice du Centre.
Un centre ancré dans l’interdisciplinarité et les transitions sociétales
Depuis son intégration dans l’Institut de recherche Transitions en 2024, le Centre V&S a renforcé son ADN interdisciplinaire. Si le droit reste son point d’ancrage, le dialogue avec d’autres disciplines (philosophie, histoire, sciences politiques, géographie, etc.) est essentiel. « Le droit est indispensable pour structurer la société, mais il arrive souvent trop tard. Il doit être nourri par les analyses sociologiques, anthropologiques ou médicales pour réellement faire évoluer les normes », souligne Stéphanie Wattier.
Cette ouverture permet aux 47 chercheurs du Centre V&S de mieux saisir la complexité des phénomènes étudiés et d’éviter une approche purement normative. Elle favorise également des collaborations riches avec des partenaires extérieurs : associations de terrain, ONG, institutions publiques, magistrates et magistrats, avocates, avocats ou encore les responsables politiques. Ces échanges constants alimentent les recherches et renforcent leur impact sociétal.
Colloques et ouvrages : faire dialoguer droit et terrain
Chaque année, le Centre programme un colloque autour d’une thématique fédératrice, choisie en fonction des enjeux sociétaux contemporains. Ces rencontres constituent un temps fort de dialogue entre chercheuses, chercheurs, actrices et acteurs de terrain. Elles donnent souvent lieu à la publication d’ouvrages collectifs, conçus comme des outils de réflexion et d’action.
À l’occasion de son dixième anniversaire, le Centre a organisé un colloque consacré à un sujet à la fois sensible et essentiel : « Combattre les violences sexuelles ». Ce choix s’est imposé naturellement. « Beaucoup d’entre nous travaillaient, de près ou de loin, sur cette thématique. Et malgré leur ampleur, les violences sexuelles restent encore trop peu traitées en sciences juridiques », explique la co-directrice du Centre.
Combattre les violences sexuelles : une posture engagée
Le colloque anniversaire a rassemblé juristes, associations spécialisées (« Briser le silence » et « Lawyers Victims Assistance »), chercheuses et chercheurs d’autres disciplines, magistrates, magistrats, avocates, avocats, actrices et acteurs institutionnels. Cette diversité reflète la philosophie du Centre : croiser les regards pour mieux comprendre et agir. Les échanges ont porté sur une analyse juridique des violences sexuelles subies par différents publics, notamment les enfants, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les victimes de conflits armés ; mais également sur les lieux où elles se manifestent, qu’il s’agisse de la sphère familiale, numérique ou institutionnelle comme l’Église catholique, l’enseignement supérieur ou le monde médical.
De ces travaux est né un ouvrage collectif publié chez Larcier, intitulé « Combattre les violences sexuelles ». Le choix du titre n’est pas anodin. « Nous avons voulu adopter une posture clairement engagée. Le rôle de la doctrine juridique n’est pas seulement de décrire le droit, mais aussi de mettre en lumière des phénomènes trop longtemps tus ou banalisés », expliquent Stéphanie Wattier et Géraldine Mathieu, coordinatrices de l'ouvrage et codirectrices du Centre.
La publication met en évidence deux constats majeurs : les femmes et les enfants demeurent les principales victimes de violences sexuelles, et le droit, s’il est indispensable, reste insuffisant à lui seul. Les contributions soulignent les difficultés liées à la preuve, à la réparation des préjudices corporels et psychologiques, mais également les limites d’une réponse exclusivement pénale.
Prévenir pour mieux protéger
Au fil des colloques et des publications du Centre, qu’il s’agisse des violences de genre au prisme du droit ou du droit des personnes intersexes, un fil conducteur se dessine : la conviction que la prévention est essentielle. « Sanctionner ne suffit pas. Il faut agir en amont, sensibiliser, former, changer les mentalités. Le droit peut accompagner ces évolutions, mais il ne peut pas tout », insiste Stéphanie Wattier.
C’est précisément cette articulation entre droit, réalités de terrain et prévention qui fait la force du Centre Vulnérabilités et Sociétés depuis dix ans. En donnant la parole aux victimes, aux personnes de terrain et aux chercheuses et chercheurs, il contribue à faire évoluer les normes, les pratiques et, progressivement, la société elle-même. Après dix ans d’existence, le Centre poursuit son ambition : mettre le droit au service des personnes, pour qu’il devienne un véritable levier de protection, de reconnaissance et de transformation sociale.
Cet article est tiré de la rubrique "Le jour où" du magazine Omalius #40 (Avril 2026).
Femmes de l’université 2026
Femmes de l’université 2026
A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université.
Tout au long du mois de mars, une série de portraits de femmes de l’université sera visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.
Séphora Boucenna, doyenne de la Faculté des Sciences de l’Education et de la Formation (FaSEF)
Un parcours atypique et évolutif
Professeure et aujourd’hui doyenne de la Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation, Séphora rejoint l’Université de Namur en novembre 1999. Elle y enseigne en formation initiale des enseignants ainsi que dans le master de spécialisation en accompagnement des professionnels (Mapemass).
Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences
Un parcours construit pas à pas
Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline.
Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique
Un parcours académique international
Duvernelle a effectué toute sa scolarité au Cameroun, où elle s’oriente dès son entrée en secondaire vers une option centrée sur les mathématiques et les sciences physiques. Après deux années d’université en biologie animale, elle décide de changer de voie et postule en Belgique, à l’Université de Namur, pour entamer des études en informatique.
Alisson Kabili, technicienne de laboratoire à la Faculté de médecine
Trouver sa voie au cœur du laboratoire
Alisson travaille à l’Université de Namur depuis un an et demi en tant que technicienne de laboratoire au sein de la Faculté de médecine. Son rôle est essentiel : accompagner les chercheurs dans leurs manipulations, préparer les travaux pratiques destinés aux étudiants, et assurer la gestion quotidienne du laboratoire, des commandes de réactifs au suivi du matériel.
Virginie Di Luca, assistante administrative à la Faculté EMCP
Un parcours riche, multiple et résolument humain
Virginie a rejoint l’Université de Namur en février 2023 en tant que secrétaire du département sciences politiques, information et communication. Un rôle pivot, au cœur de la vie étudiante et académique. Son parcours ne suit pas une ligne droite, et c’est ce qu’elle en aime aujourd’hui.
Amélie Lachapelle, professeure à la Faculté de droit
Un parcours entre hasard, rencontres et convictions
Enseignante à la Faculté de droit de l’UNamur ainsi qu’à l’Université Saint-Louis, Amélie porte également depuis 2025 le rôle de chargée de mission "Transitions & Développement soutenable". Un parcours riche, fait de curiosité et de détours, mais toujours guidé par l’envie de comprendre le droit autrement.
Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres
L’enseignement au cœur de son parcours
Anne se présente d’emblée comme une passionnée d’enseignement. Professeure d’histoire contemporaine, elle décrit un parcours académique « assez linéaire », guidé naturellement vers les salles de classe. Après des études en histoire, elle s’oriente très rapidement vers un doctorat consacré aux questions de langue et de diversité.
Le 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes
La Journée internationale des femmes (ONU) également appelée “journée internationale des luttes pour les droits des femmes” (ONU Femmes) est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée permet de mettre en lumière les combats menés pour les droits des femmes et, plus largement, pour l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.
Bien que la Journée internationale des femmes ait été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le prolongement de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975 par l’Assemblée générale de l’ONU, ses origines remontent aux mouvements sociaux qui ont émergé en Amérique du Nord et en Europe au tournant du XXe siècle.
L'Université de Namur lutte contre les discriminations liées au genre
La lutte contre les discriminations liées au genre est une priorité à l’UNamur qui s’engage fermement à promouvoir l’égalité des genres, la non-discrimination et le respect de la diversité.
L’objectif de l’UNamur est de créer une communauté universitaire inclusive où chacune et chacun peut s’épanouir, indépendamment de son genre. En embrassant la diversité et en adoptant des mesures concrètes, l’université affirme son engagement envers une société plus équitable qui repose sur les valeurs de justice, d’inclusion et de respect de la dignité humaine.
Immersion dans la plaidoirie environnementale pour les étudiants de droit
Immersion dans la plaidoirie environnementale pour les étudiants de droit
Ce 18 novembre 2025, la Faculté de droit organisait la quatrième édition de son traditionnel procès simulé en droit pénal. Sept étudiants, issus des horaires de jour et décalé, ont endossé leur toge pour incarner les différents acteurs d’un procès consacré à une affaire de rave party illégale en pleine zone naturelle protégée. Plaidoiries et réquisitoires endiablés étaient au programme. L'occasion aussi de rappeler comment le droit pénal de l'environnement protège la nature et de découvrir la justice pénale d'un peu plus près.
Cette année, le procès portait sur un dossier datant de juillet 2025 : une rave party illégale, rassemblant quelque 1 200 personnes s’étant tenue à Ohey, près de Namur, en pleine zone naturelle protégée. « Cette affaire est en lien avec le Fil Rouge de cette année, "Réenchantons la Terre".Il s’agit d’un dossier ayant causé des dommages importants à la nature, mais aussi de faits de violences, avec et sans mobile discriminatoire, entre un participant et un riverain », explique Emma Bourcelet, assistante à la Faculté de droit et co-organisatrice de l’événement. « L’idée était notamment de montrer comment le droit pénal de l’environnement peut être un outil pour la défense de la nature. »
Sept étudiantes et étudiants ont préparé avec soin leurs interventions, chacun dans un rôle différent : Théophile Renier, Aurélie Lemmens, Albiona Sefedini, Louis Jaspard, Dorien Huys, Nateo Carnot et Laly Vadevorst. Le staff entourant le projet rassemblait notamment : Nathalie Colette-Bazecq, doyenne de la Faculté de droit, Amani Pici, doctorant, Amélie Lachapelle, docteure en sciences juridiques de l'UNamur, l’ELSA Namur (European Law Students’ Association) et Emma Bourcelet.
Des invités de marque
Des invités de marque
La Faculté de droit accueillait deux invités : Julien Moinil, Procureur du Roi à Bruxelles et collaborateur didactique en droit pénal, président de la Cour lors du procès simulé et Sarah Coisne, juge à la Cour d’appel de Liège, qui avait fourni le dossier réel ayant servi de base aux faits soumis aux étudiants.
« L’expérience de Julien Moinil, en tant que praticien et ancien de la Faculté, a été une réelle source d’inspiration », souligne Emma Bourcelet. « Quant à Sarah Coisne, elle a non seulement contribué aux délibérations pour le verdict, mais aussi partagé son expérience et la diversité des dossiers en droit pénal de l’environnement. L’auditoire a ainsi pu prendre la mesure de la beauté et du rôle du droit pour façonner notre monde au service de la protection du vivant. »
Entre dépassement de soi et émotions
Les avantages pédagogiques d’un tel exercice pour les étudiants sont nombreux ! « C’est avant tout un vrai processus d’intelligence collective où les personnalités se conjuguent pour donner une couleur unique au projet. La rigueur imposée pousse les participants à développer une analyse juridique appliquée à des faits réels, ce qui permet de dépasser la théorie pure. Construire un argumentaire cohérent et pertinent est un exercice précieux pour la suite de leurs parcours, quels qu’ils soient. Enfin, l’apprentissage de la prise de parole, du jeu de rôle et le dépassement de certaines craintes représentent un défi majeur. Voir leur évolution en un mois est impressionnant », se réjouit Emma Bourcelet.
Ce 18 novembre, l’émotion était palpable dans l’auditoire Pedro Arrupe de l’UNamur. « Ces étudiantes et étudiants sont en deuxième année, ils n’ont pas encore toute la matière de droit pénal, ils découvrent le dossier un mois avant l’événement… et pourtant, la magie opère ! » confie Emma Bourcelet.
Mention spéciale pour Dorien, étudiante néerlandophone, qui a relevé le défi en français. Voir leur dépassement, l’esprit collectif, et même la présence d’anciens participants dans le public… c’est aussi le signe que cette expérience marque positivement et c’est un des plus beaux cadeaux de nos métiers.
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