Espace transdisciplinaire ouvert sur l’extérieur et destiné à susciter des recherches inédites, ESPHIN aborde des thématiques développées dans ses deux départements fondateurs : celui de Philosophie en Faculté de philosophie et lettres et celui de Sciences-Philosophies-Sociétés en Faculté des sciences.
En synergie avec d’autres entités, les chercheurs visent également l’émergence de nouvelles thématiques dans les grands domaines de la philosophie que sont l’anthropologie, l’éthique, l’esthétique, l’épistémologie, la logique et la métaphysique.
L'Institut ESPHIN entend promouvoir et soutenir des recherches philosophiques, tant fondamentales qu’appliquées.
Les centres de recherche d'ESPHIN
À la une
Événements
Savoir et bien commun : comment gérer une université pour servir le bien commun ?
Conférence dans le cadre de la Chaire Notre-Dame de la Paix 2025-2026 | « Université et société. Que peut le savoir pour le bien commun ? »
Orateurs : Annick Castiaux (rectrice UNamur), Marie Cornu (CNRS et Institut des sciences sociales du politique, Paris)
Après s'être intéressée à la problématique des « Communs », de la gestion des « biens communs » , de la « santé comme bien commun », la Chaire s’arrête cette année sur la problématique du « savoir » comme « bien commun » et du rôle que l’Université est appelée à jouer dans la création et la transmission du savoir.
Comme son titre — « Université et société. Que peut le savoir pour le bien commun ? » — le montre, la valeur et le sens que la société accorde au savoir, encore plus dans une perspective universelle, ne va pas de soi.
Plus d'infos à venir bientôt...
De la méfiance envers les sciences
Le centre de recherche SPiN vous invite à son événement inaugural.
Pour sa conférence inaugurale, le centre SPiN (Science & Philosophy in Namur) s'entourera d’une juriste et chercheuse au Centre de Bioéthique de l’Université de Namur, Claire Rommelaere, et d’une philosophe des sciences de l’Université de Montréal, Aude Bandini, afin de porter un regard critique sur le thème de la “méfiance envers les sciences”. L’urgence d’aborder cette thématique s’impose à notre époque où, en dépit d’un taux de confiance envers les sciences globalement stable, les repères du débat public demeurent fréquemment brouillés par la désinformation.
Ayant la chance de pouvoir observer les philosophes des sciences dans leur habitat naturel depuis près de quinze ans, Claire Rommelaere partagera ses réflexions sur la question de savoir s’il faut ou non se fier à celles et ceux qui pensent les sciences.
De son côté, Aude Bandini se confrontera à un problème majeur que nous sommes tous amenés à rencontrer à l'heure où la masse des connaissances disponibles est telle qu'il est impossible de les acquérir par soi-même. En effet, le caractère socialement distribué de la connaissance ne nous laisse généralement pas d'autre choix que de nous en remettre, y compris sur des questions très importantes (comme la santé), à l'autorité d'experts. Or, lorsque l'on s'en remet ainsi à autrui et que l'on suit des recommandations dont, en raison de notre ignorance, nous n'avons pas les moyens d'évaluer le bien-fondé, nous nous plaçons dans une relation de "dépendance épistémique" qui entre en tension avec nos aspirations à l'autonomie intellectuelle, et nous force à nous poser une question dont la réponse pourrait s'avérer insupportable : l'autonomie intellectuelle n'est-elle rien de plus qu'un mythe ?
Conférence animée par la journaliste Maïté Warland.
Programme :
- 17h30-18h30 | Drink au Quai 22 (Rue du Séminaire 22 à 5000 Namur)
- 18h30 | Claire Rommelaere
De la méfiance envers les philosophes des sciences - 19h | Aude Bandini
L'autonomie intellectuelle face à l'autorité de la science : un casse-tête pour l'épistémologie sociale
Inscriptions pour le 16 avril au plus tard.
Gratuit.
Les usages de l'analogie dans la connaissance de la vie végétale
Colloque organisé par le Centre de recherche SPiN de l'Institut ESPHIN.
Une plante ne semble pas avoir grand-chose à voir avec les animaux. Pourtant, des naturalistes des dix-huitième et dix-neuvième siècles ont tenté d'étudier les plantes comme si elles étaient des animaux : ils se sont mis, par exemple, à la recherche d'un analogue du système sanguin ou du système respiratoire. Pourquoi ont-ils ressenti le besoin de recourir à un raisonnement analogique ? Qu'ont-ils obtenu comme résultats ? Et plus généralement, quelle est la valeur de ce type de raisonnement ?
Au programme
Mardi 5 mai 2026
12h15 – Accueil des participants et repas léger
13h30 – Mots introductifs
Thibault De Meyer (Université de Namur) : Pourquoi l’analogie ?
14h15 – Session 1 : Théorie et pratique - Cristiana Oghina-Pavie (Université d’Angers) : L’analogie des savoirs pragmatiques : actions et transactions dans l’horticulture au XIXe siècle et Quentin Hiernaux (FNRS / Université libre de Bruxelles) : L’analogie plante-animal mobilisée par la physiologie de A.-P. de Candolle dans la problématique de la sensibilité du vivant
15h45 – Pause-café
16h15 – Conférence plénière 1 - Thierry Hoquet (Université Paris Nanterre) : L’analogie plante / animal est-elle fondée ?
17h45 – Fin de la première journée
19h – Dîner du colloque
Mercredi 6 mai 2026
9h00 – Accueil des participants
9h15 – Session 2 : Relations et frontières du vivant - Dario Galvão (Université de Namur) : Analogie et facultés du vivant : raison animale et sensibilité végétale aux Lumières et Ugo Batini (Université de Poitiers) : Comprendre l’homme à partir de la plante : analogie et métaphysique du vivant chez Schopenhauer
10h45 – Pause-café
11h15 – Conférence plénière 2 - Pascal Duris (Université de Bordeaux) : Des plantes comme des hommes. L’analogie chez Linné et les linnéens
12h45 – Pause déjeuner
14h00 – Vers de nouvelles disciplines - Vera Staetmanns (Ruhr-University Bochum) : Do Plants Think? Analogy in the Plant Psychology of Raoul Heinrich Francé (1874-1943) et Matthieu Amat (Université de Rouen Normandie) : Analogie et homologie : transferts des sciences du vivant vers les sciences de la culture au XIXe siècle
15h30 – Pause-café
16h00 – Conférence plénière 3 - Aliènor Bertrand (CNRS / ENS de Lyon) : “Les œufs du vent” et leur descendance
17h30 – Clôture du colloque
17h45 – Fin de la journée
Contact : Dario Galvao - dario.galvao@unamur.be
ESPHIN, c'est aussi...
Réfléchir
Les recherches philosophiques visent tant à étudier, de manière interdisciplinaire, des problématiques issues des sciences formelles (logique, mathématiques), humaines et de la nature, qu’à construire des problématiques proprement philosophiques dans un espace transdisciplinaire où se trouvent mobilisés les apports des différentes sciences de l’homme (politiques, sociologiques, cliniques,…).
Débattre
ESPHIN se définit aussi comme un lieu de débat, suscitant des rencontres (séminaires, colloques, conférences,…) entre les praticiens et techniciens des sciences susmentionnées et des philosophes afin de mettre en œuvre une inter- et transdisciplinarité effective, fondée sur la conjonction d’une étude approfondie des contenus scientifiques et d’une investigation philosophique de haut niveau.
Enseigner
Partant du principe qu’au sein d’une Université, l’enseignement et la recherche doivent être intimement liés, l'Institut se donne aussi comme mission de faire profiter les étudiants des Baccalauréats (de la Faculté de Philosophie et Lettres, de la Faculté des Sciences et des autres Facultés qui désireraient se joindre à ESPHIN) ou des Maîtrises (de la Faculté des Sciences) du fruit de ses activités de recherche et de leur ouvrir certaines de leurs activités.
Si l'Institut se veut en prise sur des questions « de terrain », il entend préserver avec force la spécificité des approches philosophiques fondamentales intégrant des démarches rigoureuses et exigeantes en histoire de la philosophie.