« Ensemble, je suis », tel est le slogan que la FaSEF adopte depuis sa création. Car c’est dans le collectif et la solidarité que le pouvoir d’agir des acteurs de l’éducation peut se déployer. Enseigner, ne doit plus être un métier solitaire.
Porter attention à l’éducation et à la formation comme objet de recherche et comme pratique sociale caractérise une société inscrite dans une volonté démocratique. L’éducation et la formation sont des piliers essentiels des sociétés démocratiques. Nourrir ces pratiques sociales de ce que la recherche scientifique permet d’en comprendre est crucial pour éduquer et former d’une part, de façon critique et d’autre part, pour former au développement de compétences critiques, réflexives et créatives.
Ainsi la FaSEF s’inscrit pleinement dans l’ambition de son université de se définir comme force démocratique, là où l’état de droit ne semble plus constituer une évidence.
Missions de la FaSEF
La FaSEF s’est donné pour mission de :
- Développer et promouvoir la recherche en sciences de l’éducation et de la formation fondée sur le déploiement des réseaux (nationaux et internationaux), dans un ancrage disciplinaire et pluridisciplinaire
- Former des actrices et des acteurs de l’enseignement dans une perspective durable
- Créer un écosystème au service des acteurs et actrices de l’éducation et de la formation pour le monde professionnel
- Participer à l’écosystème pédagogique universitaire de l’UNamur (pédagogie universitaire) dans une perspective centrée utilisateurs et utilisatrices (étudiantes et enseignantes)
En 2025-2026, la FaSEF contribue et partage ses travaux de recherche et ses questionnements pédagogiques, notamment au travers de plusieurs évènements, notamment la journée d'étude intitulée "Préserver la démocratie : le rôle de la recherche en sciences de l’éducation et de la formation" - voir l'agenda ci-dessous.
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Sa Majesté le Roi en visite à l’UNamur
Sa Majesté le Roi en visite à l’UNamur
Ce mercredi 6 mai 2026, Sa Majesté le Roi était en visite à l’UNamur. En collaboration avec les Hautes écoles Henallux et IMEP, les étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation (FaSEF) ont animé plusieurs ateliers interactifs consacrés aux grands enjeux de l’enseignement. Au programme : des échanges avec Sa Majesté le Roi autour de thématiques telles que l’inclusion, la diversification des apprentissages, le développement de l’esprit critique à l’ère de l’intelligence artificielle, les défis du secteur éducatif et le développement durable.
Arrivé en milieu de matinée à Namur, Sa Majesté le Roi a été accueilli dans la cour de la Faculté des sciences par la Rectrice de l’UNamur, Annick Castiaux, le Gouverneur de la Province, Denis Mathen, la Bourgmestre faisant fonction de Namur, Charlotte Bazelaire et le Directeur-Président de l’Henallux, Benoit Dujardin. À son entrée dans la Faculté des sciences, il a également rencontré le Directeur de l’IMEP, Guido Jardon, le Vice-recteur à la formation, Laurent Schumacher, la Doyenne de la FaSEF, Sephora Boucenna et le Directeur de département Henallux, Alain Bultot.
La visite s’est poursuivie dans l’auditoire des sciences, où la Rectrice Annick Castiaux a prononcé un discours à la hauteur des enjeux du secteur de l’éducation et de la formation des futurs enseignants de l’enseignement obligatoire. Ensuite, une vidéo présentant les enjeux et défis relevés de la réforme de la formation initiale des enseignants en Fédération Wallonie-Bruxelles (RFIE) a été diffusée. Cette réforme a conduit les Universités et les Hautes écoles à développer des co-diplômations afin de préparer les enseignants à tous les niveaux d’enseignement, de la maternelle jusqu’au secondaire supérieur.
La RFIE : on vous explique en vidéo
À Namur, l’Université de Namur collabore dans ce cadre avec l’Henallux (Haute École Namur Liège Luxembourg) et l’IMEP (Institut Royal Supérieur de Musique et de Pédagogie). Ces formations, lancées en 2023-2024, ont bouleversé le système, exigeant désormais de la part de tout nouvel enseignant qu’il obtienne un master en enseignement. Dans ce contexte, il était important pour l’UNamur de mettre ces étudiants en valeur et de rappeler l’importance de l’enseignement obligatoire et du rôle essentiel des enseignants dans la société.
À l’issue de la séance, Sa Majesté le Roi a participé à quatre ateliers conçus et animés par des étudiants de l’UNamur, de l’IMEP et de l’Henallux, en collaboration avec leurs professeurs.
- Le premier atelier portait sur les enjeux du métier d'enseignant et de l'école : l’égalité, l’inclusion, le développement de l’esprit critique et le développement durable.
- Le deuxième, intitulé « Enseignement, inclusion et diversification - comment aller le plus loin avec chaque élève ? », mettait en avant l’adaptation des pratiques pédagogiques à la diversité des besoins des élèves. Celle-ci y était présentée comme une véritable ressource dans l’apprentissage. Cet atelier avait pour but d’illustrer le travail sur le processus et comment utiliser différentes démarches d’apprentissages.
- Le troisième atelier, « Enseigner dans une perspective de développement durable », invitait à réfléchir à la manière dont l’éducation peut former des citoyens responsables face aux défis environnementaux.
- Le dernier atelier « Intégrer des éléments liés à l'esprit critique dans les enseignements à l'ère de l'IA générative » proposait quatre exercices pratiques soumis aux étudiants pour exercer leur esprit critique : distinguer images réelles et images générées par l'IA, utiliser l’IA de manière adéquate et critique, sensibiliser au deepvoice, une technique permettant de reproduire fidèlement la voix d'une personne, et le changement paradigmatique dans l'enseignement de l’IA dans le milieu scolaire.
Pour conclure cette matinée, les étudiants ont eu l’honneur de partager un repas avec Sa Majesté le Roi pour prolonger ces moments d’échanges.
Revivez la visite en vidéo
Témoignages d'étudiants
Camille Haidon, étudiant en bachelier en enseignement section S3 (Mathématiques et formation numérique)
« Quand j’ai appris que nous avions la possibilité de participer à une matinée en présence du Roi, je me suis tout de suite proposée. C’est une expérience unique, que je ne vivrai probablement qu’une seule fois dans ma vie. Préparer cette rencontre, oser prendre la parole devant le Roi et partager un repas avec lui, c’est une anecdote incroyable que je garderai longtemps en mémoire. »
Laura Diaz-Bayon, étudiante en master en section 4 orientation chimie
« Le Roi s’est montré très intéressé par nos ateliers, il nous a posé beaucoup de questions et nous nous sommes sentis valorisés et écoutés.
Pendant le repas, il n’y avait aucun tabou. Il nous a demandé pourquoi nous avions choisi le métier d’enseignant et nous a vraiment laissé la parole. Il s’est montré très reconnaissant de notre investissement. Je pense que cela restera l’un des plus beaux moments de ma vie. »
Raimu Marquet, étudiant en master en section 5 orientation physique
« Le Roi a fait preuve d’une écoute incroyable, il était profondément curieux et sincère. Il nous a questionnés sur l’envers du décor du métier d’enseignant, sur nos attentes… C’était un moment très enrichissant.
Je tiens aussi à souligner l’énergie et l’implication incroyable que la FaSEF déploie dans la mise en place de la RFIE. »
L’UNamur dévoile l’AI Score : le premier “compteur de fiabilité” des chatbots éducatifs
L’UNamur dévoile l’AI Score : le premier “compteur de fiabilité” des chatbots éducatifs
A quel chatbot peut-on réellement faire confiance ? Une réponse fiable à cette question peut désormais être apportée grâce à un outil scientifique inédit : l’AI Score. Développé par une équipe multidisciplinaire de chercheurs de l’Université de Namur, il permet de mesurer de manière objective, reproductible et transparente la fiabilité des chatbots éducatifs.
ChatGPT, Copilot, Grok, Mistral, NotebookLM : les outils d’intelligence artificielle se généralisent dans les écoles, les universités et les entreprises. Or, jusqu’ici rien ne permettait aux usagers de connaitre la fiabilité de ces chatbots éducatifs. L’AI score, le nouvel outil développé par des chercheurs de l’UNamur, comble ce manque en mesurant la fiabilité pédagogique des chatbots éducatifs. « L’AI Score, c’est au chatbot ce que le compteur de vitesse fut à l’automobile », compare le Professeur Michaël Lobet, un des auteurs de la recherche. « L’arrivée de l’automobile au début du XXᵉ siècle a bouleversé les usages… mais c’est l’invention du compteur de vitesse qui a permis d’en faire un outil maîtrisé et fiable. Aujourd’hui, les chatbots pédagogiques ou autres chatbots présents dans des entreprises en général, sont à un stade similaire : puissants, enthousiasmants, mais sans instruments fiables de contrôle. L’AI Score propose d’être ce compteur », explique -t-il.
De la même manière que le NutriScore, l’ÉcoScore ou le certificat PEB aident les citoyens à faire des choix éclairés, l’AI Score offre une lecture simple et immédiate du niveau de confiance que l’on peut accorder à un chatbot. « À l’heure où la confiance dans les IA génératives devient un enjeu sociétal, l’AI Score guide les enseignants et les sociétés dans leurs choix d’outil à mettre dans les mains de leurs étudiants ou clients », souligne le Dr. Miguël Dhyne, collaborateur scientifique à l’UNamur, pédagogue et chercheur en physique « Il peut aussi aider les institutions à évaluer les solutions IA avant déploiement ou encore de vérifier leur fiabilité au cours du temps», ajoute-t-il.
Une méthode scientifique, rigoureuse et accessible à tous
Il évalue quatre dimensions essentielles :
- Performance initiale : l’IA répond-elle juste du premier coup ?
- Robustesse : maintient‑elle sa réponse quand on la questionne ?
- Capacité d’auto‑correction : reconnaît‑elle et corrige-t-elle ses erreurs ?
- Manque de fiabilité : se contredit-elle ou perd-elle le fil de la conversation ?
Pour évaluer ces quatre dimensions, chaque chatbot est soumis à un test effectué dans des conditions identiques afin de garantir l’équité et la comparabilité.
Les chatbots sont d’abord soumis à un ensemble de 10 questions à choix multiples, soigneusement sélectionnées pour être capable de soulever les éventuelles erreurs ou hésitations des IA. Ces questions se veulent donc discriminantes et dotées d’un niveau de difficulté équilibré.
Après chaque réponse, le chatbot est relancé pour vérifier qu’il maintienne ses positions, qu’il admette une erreur ou qu’il ne se contredise pas.
Puisque les IA ne répondent pas toujours de la même manière d’un essai à l’autre, le test est effectué à cinq reprises. Cela permet de s’assurer qu’un résultat reflète réellement les capacités de son chatbot.
Ces critères sont notamment inspirés des standards des normes ISO/IEC TR 24028:2020 et ISO/IEC 42001:2023.
Chaque modèle testé obtient ensuite un score global et une lettre, dans le même esprit que les scores utilisés en alimentation ou en énergie.
Il a récemment été démontré que les méthodes de classement des grands modèles de langages (LLM leaderboards/ Chatbot Arena) qui reposent sur des votes populaires sont peu robustes au changement de quelques voix de préférences. Des votes malveillants, des biais d’évaluation, des effets de popularité ou des fuites de données peuvent donc impacter les classements sur lesquelles se basent des décisions d’entreprises, d’investissements, de communication marketing ou de choix pédagogiques et techniques. « A contrario, l’AI Score présente une méthode robuste, fiable et transparente que toute personne peut appliquer indépendamment pour juger de la pertinence de sa plateforme testée », ajoutent les chercheurs namurois.
Un outil ouvert, gratuit et utilisable dès aujourd’hui
L’AI Score est disponible gratuitement pour le grand public, les enseignants, les journalistes, les institutions et toute personne souhaitant comparer objectivement les performances des chatbots : https://aiscore.academy
Le site propose :
- un accès libre à la méthodologie,
- des exemples de scores,
- des ressources pédagogiques,
- et, prochainement, une documentation enrichie issue des retours des premiers utilisateurs.
L’accès du protocole au grand public permet aisément de le reproduire et de l’appliquer à différents modèles. Les chercheurs invitent donc la communauté à s’imprégner de l’outil et à contribuer à son amélioration. L’AI Score est une initiative ouverte qui a pour vocation d’être évolutive, de se perfectionner en permanence grâce aux retours des utilisateurs.
Une innovation 100% belge, portée par l’Université de Namur
L’AI Score a été développé par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs de l’UNamur :
- Prof. Michaël Lobet : chercheur qualifié F.R.S.-FNRS à l'Université de Namur et Professeur au sein du Département de physique. Il est aussi associé à l’Université d’Harvard.
- Dr. Miguël Dhyne : collaborateur scientifique à l’UNamur, pédagogue et chercheur en physique, expert en innovation pédagogique, EdTech et IA éducative. Son rôle est de concevoir des solutions pratiques et de former les enseignants à l’utilisation d’outils numériques.
- Laurence Dumortier : titulaire d'un doctorat en Sciences Mathématiques de l'Université de Namur, spécialiste informatique au sein de la Cellule TICE (UNamur/FaSEF). Elle accompagne également les enseignants dans la maîtrise des technologies éducatives
- Jean-Roch Meurisse : informaticien au sein de la Cellule TICE (UNamur/FaSEF) où il se consacre à la co-administration et l'évolution du LMS institutionnel. Il est chargé d’accompagner les enseignants et les chercheurs dans le choix, la mise en œuvre et le développement d’outils numériques pédagogiques.
L’outil a été soumis pour publication scientifique et est en cours de relecture.
L’UNamur comme acteur du développement technologique
L'Université de Namur s'affirme comme un acteur-clé de l'intelligence artificielle (IA) en intégrant cette technologie dans ses programmes d'enseignement, en menant des recherches de pointe sur le sujet et en mettant son expertise au service de la société.
Femmes de l’université 2026
Femmes de l’université 2026
A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université.
Tout au long du mois de mars, une série de portraits de femmes de l’université sera visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.
Séphora Boucenna, doyenne de la Faculté des Sciences de l’Education et de la Formation (FaSEF)
Un parcours atypique et évolutif
Professeure et aujourd’hui doyenne de la Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation, Séphora rejoint l’Université de Namur en novembre 1999. Elle y enseigne en formation initiale des enseignants ainsi que dans le master de spécialisation en accompagnement des professionnels (Mapemass).
Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences
Un parcours construit pas à pas
Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline.
Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique
Un parcours académique international
Duvernelle a effectué toute sa scolarité au Cameroun, où elle s’oriente dès son entrée en secondaire vers une option centrée sur les mathématiques et les sciences physiques. Après deux années d’université en biologie animale, elle décide de changer de voie et postule en Belgique, à l’Université de Namur, pour entamer des études en informatique.
Alisson Kabili, technicienne de laboratoire à la Faculté de médecine
Trouver sa voie au cœur du laboratoire
Alisson travaille à l’Université de Namur depuis un an et demi en tant que technicienne de laboratoire au sein de la Faculté de médecine. Son rôle est essentiel : accompagner les chercheurs dans leurs manipulations, préparer les travaux pratiques destinés aux étudiants, et assurer la gestion quotidienne du laboratoire, des commandes de réactifs au suivi du matériel.
Virginie Di Luca, assistante administrative à la Faculté EMCP
Un parcours riche, multiple et résolument humain
Virginie a rejoint l’Université de Namur en février 2023 en tant que secrétaire du département sciences politiques, information et communication. Un rôle pivot, au cœur de la vie étudiante et académique. Son parcours ne suit pas une ligne droite, et c’est ce qu’elle en aime aujourd’hui.
Amélie Lachapelle, professeure à la Faculté de droit
Un parcours entre hasard, rencontres et convictions
Enseignante à la Faculté de droit de l’UNamur ainsi qu’à l’Université Saint-Louis, Amélie porte également depuis 2025 le rôle de chargée de mission "Transitions & Développement soutenable". Un parcours riche, fait de curiosité et de détours, mais toujours guidé par l’envie de comprendre le droit autrement.
Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres
L’enseignement au cœur de son parcours
Anne se présente d’emblée comme une passionnée d’enseignement. Professeure d’histoire contemporaine, elle décrit un parcours académique « assez linéaire », guidé naturellement vers les salles de classe. Après des études en histoire, elle s’oriente très rapidement vers un doctorat consacré aux questions de langue et de diversité.
Le 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes
La Journée internationale des femmes (ONU) également appelée “journée internationale des luttes pour les droits des femmes” (ONU Femmes) est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée permet de mettre en lumière les combats menés pour les droits des femmes et, plus largement, pour l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.
Bien que la Journée internationale des femmes ait été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le prolongement de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975 par l’Assemblée générale de l’ONU, ses origines remontent aux mouvements sociaux qui ont émergé en Amérique du Nord et en Europe au tournant du XXe siècle.
L'Université de Namur lutte contre les discriminations liées au genre
La lutte contre les discriminations liées au genre est une priorité à l’UNamur qui s’engage fermement à promouvoir l’égalité des genres, la non-discrimination et le respect de la diversité.
L’objectif de l’UNamur est de créer une communauté universitaire inclusive où chacune et chacun peut s’épanouir, indépendamment de son genre. En embrassant la diversité et en adoptant des mesures concrètes, l’université affirme son engagement envers une société plus équitable qui repose sur les valeurs de justice, d’inclusion et de respect de la dignité humaine.
Former des enseignants réflexifs, autonomes et solidaires
Former des enseignants réflexifs, autonomes et solidaires
Depuis septembre 2023, la réforme de la formation initiale des enseignants (RFIE) transforme en profondeur le métier d’enseignant. Cette année, elle franchit une nouvelle étape avec le remplacement des anciens masters à finalité didactique et l'agrégation par des masters en enseignement section 4 et 5. Portée par la FaSEF (Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation), en collaboration avec les Facultés des sciences et EMCP (Économie, Management, Communication et sciencesPo), la réforme s’accompagne d’un partenariat renforcé avec l’HENALLUX (Haute École de Namur-Liège-Luxembourg).
La RFIE trouve ses racines dans un constat préoccupant : notre système éducatif peine à remplir ses missions d’efficacité et d’équité. Les enquêtes PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) révèlent des niveaux de compétences inférieurs à la moyenne des pays industrialisés et une incapacité chronique à compenser les inégalités sociales. Dans un contexte européen où l’éducation est pensée comme levier de développement du « capital humain », la Fédération Wallonie-Bruxelles a voulu agir. Inspirée par les objectifs de Lisbonne (2009), la réforme vise à revaloriser le métier d’enseignant, à renforcer la professionnalisation et à mieux préparer les futurs professeurs à la diversité des publics scolaires. Elle ambitionne de transformer en profondeur la culture de formation pour améliorer la réussite de tous les élèves.
Former des praticiens réflexifs et autonomes
La formation des enseignants s’organise désormais autour des âges et des besoins des élèves, des compétences à acquérir dans le cadre de l’évolution du métier et du Pacte pour un enseignement d’excellence.
Chaque programme se construit autour de six axes : formation disciplinaire, communication, se former à et par la pratique, didactique et pédagogie, sciences humaines et sociales, recherche en éducation et en didactique.
Les étudiants apprennent donc à articuler savoirs, pratiques et recherche pour devenir des enseignants réflexifs, capables d’évaluer leurs actions, d’ajuster leurs méthodes et de collaborer avec leurs pairs.
Diversité et différenciation au cœur de la formation
L’un des piliers de la réforme concerne la prise en compte de la diversité des élèves. « Tous n’apprennent pas de la même manière ni au même rythme », rappelle Sandrine Biémar, vice-doyenne de la FaSEF. « Nous voulons que nos enseignants soient aptes à diversifier leurs pratiques, sans tomber dans l’individualisation extrême. »
Les cours de psychologie de l’apprentissage, de sociologie de l’éducation ou encore de différenciation pédagogique permettent d’aborder la pluralité comme une richesse. « Comprendre qu’on a soi-même un style cognitif particulier », ajoute Sephora Boucenna, « c’est déjà une manière de rencontrer la diversité. Cela amène à proposer une variété de chemins d’apprentissage, plutôt que de juger l'élève incapable. »
Pour les élèves, cette évolution se traduit par des dispositifs pédagogiques plus adaptés et une meilleure compréhension de leurs besoins en vue de réduire les inégalités. L’objectif est clair : éviter le redoublement comme réponse aux difficultés, former des citoyens compétents et contribuer à une école qui retrouve son rôle d’ascenseur social.
Des stages repensés pour ancrer le métier
Autre changement majeur : les étudiants bénéficient désormais de stages plus longs, mieux encadrés et intégrés à leur parcours de formation. « Accueillir un stagiaire, ce n’est pas seulement lui ouvrir sa classe, l'observer, et l'évaluer, c'est aussi pouvoir l'accompagner », souligne Sandrine Biémar. Raison pour laquelle, l’UNamur propose un certificat spécifique pour les maîtres de stages.
Ce suivi facilite la transition vers l’emploi. Les enquêtes montrent qu’entre 30 et 40 % des jeunes enseignants quittent la profession dans les cinq premières années. « En renforçant la formation à et par la pratique, nous voulons consolider leur entrée dans le métier et éviter ces décrochages », ajoute-t-elle.
Une collaboration renforcée
Assurer la continuité entre les différents niveaux d’enseignement est également un objectif central de cette réforme. « Grâce à la nouvelle structure en 5 sections (cf. illustration) », explique Sandrine Biémar, « un instituteur maternel comprend mieux ce qui se joue dans les premières années du primaire, et un professeur du secondaire perçoit la manière dont se construisent les apprentissages en amont. Cette cohérence permet d’éviter les ruptures et de renforcer la continuité du parcours des élèves. »
Pour cela, l’UNamur collabore avec l'HENALLUX au sein d’un consortium. « Universités et hautes écoles travaillaient autrefois en parallèle », rappelle Sandrine Biémar. « Désormais, nous construisons ensemble les programmes et les dispositifs pédagogiques. Même si l’UNamur a une longue tradition de formation des enseignants pour le secondaire supérieur, elle est maintenant impliquée dans la formation des enseignants de la première maternelle à la 6ème secondaire."
Un réseau éducatif cohérent
Ces collaborations s’étendent à la formation continue grâce à la Salle des Pros, structure de l’UNamur qui regroupe les centres de formation continue à destination des enseignants.
« À travers cette réforme, nous créons un réseau d’acteurs éducatifs cohérent et durable », résume Sephora Boucenna. « En reliant formation initiale, recherche et formation continue, nous posons les bases d’une profession enseignante forte, réflexive et solidaire. »
Cet article est tiré de la rubrique "Impact" du magazine Omalius #39 (Décembre 2025).
Sa Majesté le Roi en visite à l’UNamur
Sa Majesté le Roi en visite à l’UNamur
Ce mercredi 6 mai 2026, Sa Majesté le Roi était en visite à l’UNamur. En collaboration avec les Hautes écoles Henallux et IMEP, les étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation (FaSEF) ont animé plusieurs ateliers interactifs consacrés aux grands enjeux de l’enseignement. Au programme : des échanges avec Sa Majesté le Roi autour de thématiques telles que l’inclusion, la diversification des apprentissages, le développement de l’esprit critique à l’ère de l’intelligence artificielle, les défis du secteur éducatif et le développement durable.
Arrivé en milieu de matinée à Namur, Sa Majesté le Roi a été accueilli dans la cour de la Faculté des sciences par la Rectrice de l’UNamur, Annick Castiaux, le Gouverneur de la Province, Denis Mathen, la Bourgmestre faisant fonction de Namur, Charlotte Bazelaire et le Directeur-Président de l’Henallux, Benoit Dujardin. À son entrée dans la Faculté des sciences, il a également rencontré le Directeur de l’IMEP, Guido Jardon, le Vice-recteur à la formation, Laurent Schumacher, la Doyenne de la FaSEF, Sephora Boucenna et le Directeur de département Henallux, Alain Bultot.
La visite s’est poursuivie dans l’auditoire des sciences, où la Rectrice Annick Castiaux a prononcé un discours à la hauteur des enjeux du secteur de l’éducation et de la formation des futurs enseignants de l’enseignement obligatoire. Ensuite, une vidéo présentant les enjeux et défis relevés de la réforme de la formation initiale des enseignants en Fédération Wallonie-Bruxelles (RFIE) a été diffusée. Cette réforme a conduit les Universités et les Hautes écoles à développer des co-diplômations afin de préparer les enseignants à tous les niveaux d’enseignement, de la maternelle jusqu’au secondaire supérieur.
La RFIE : on vous explique en vidéo
À Namur, l’Université de Namur collabore dans ce cadre avec l’Henallux (Haute École Namur Liège Luxembourg) et l’IMEP (Institut Royal Supérieur de Musique et de Pédagogie). Ces formations, lancées en 2023-2024, ont bouleversé le système, exigeant désormais de la part de tout nouvel enseignant qu’il obtienne un master en enseignement. Dans ce contexte, il était important pour l’UNamur de mettre ces étudiants en valeur et de rappeler l’importance de l’enseignement obligatoire et du rôle essentiel des enseignants dans la société.
À l’issue de la séance, Sa Majesté le Roi a participé à quatre ateliers conçus et animés par des étudiants de l’UNamur, de l’IMEP et de l’Henallux, en collaboration avec leurs professeurs.
- Le premier atelier portait sur les enjeux du métier d'enseignant et de l'école : l’égalité, l’inclusion, le développement de l’esprit critique et le développement durable.
- Le deuxième, intitulé « Enseignement, inclusion et diversification - comment aller le plus loin avec chaque élève ? », mettait en avant l’adaptation des pratiques pédagogiques à la diversité des besoins des élèves. Celle-ci y était présentée comme une véritable ressource dans l’apprentissage. Cet atelier avait pour but d’illustrer le travail sur le processus et comment utiliser différentes démarches d’apprentissages.
- Le troisième atelier, « Enseigner dans une perspective de développement durable », invitait à réfléchir à la manière dont l’éducation peut former des citoyens responsables face aux défis environnementaux.
- Le dernier atelier « Intégrer des éléments liés à l'esprit critique dans les enseignements à l'ère de l'IA générative » proposait quatre exercices pratiques soumis aux étudiants pour exercer leur esprit critique : distinguer images réelles et images générées par l'IA, utiliser l’IA de manière adéquate et critique, sensibiliser au deepvoice, une technique permettant de reproduire fidèlement la voix d'une personne, et le changement paradigmatique dans l'enseignement de l’IA dans le milieu scolaire.
Pour conclure cette matinée, les étudiants ont eu l’honneur de partager un repas avec Sa Majesté le Roi pour prolonger ces moments d’échanges.
Revivez la visite en vidéo
Témoignages d'étudiants
Camille Haidon, étudiant en bachelier en enseignement section S3 (Mathématiques et formation numérique)
« Quand j’ai appris que nous avions la possibilité de participer à une matinée en présence du Roi, je me suis tout de suite proposée. C’est une expérience unique, que je ne vivrai probablement qu’une seule fois dans ma vie. Préparer cette rencontre, oser prendre la parole devant le Roi et partager un repas avec lui, c’est une anecdote incroyable que je garderai longtemps en mémoire. »
Laura Diaz-Bayon, étudiante en master en section 4 orientation chimie
« Le Roi s’est montré très intéressé par nos ateliers, il nous a posé beaucoup de questions et nous nous sommes sentis valorisés et écoutés.
Pendant le repas, il n’y avait aucun tabou. Il nous a demandé pourquoi nous avions choisi le métier d’enseignant et nous a vraiment laissé la parole. Il s’est montré très reconnaissant de notre investissement. Je pense que cela restera l’un des plus beaux moments de ma vie. »
Raimu Marquet, étudiant en master en section 5 orientation physique
« Le Roi a fait preuve d’une écoute incroyable, il était profondément curieux et sincère. Il nous a questionnés sur l’envers du décor du métier d’enseignant, sur nos attentes… C’était un moment très enrichissant.
Je tiens aussi à souligner l’énergie et l’implication incroyable que la FaSEF déploie dans la mise en place de la RFIE. »
L’UNamur dévoile l’AI Score : le premier “compteur de fiabilité” des chatbots éducatifs
L’UNamur dévoile l’AI Score : le premier “compteur de fiabilité” des chatbots éducatifs
A quel chatbot peut-on réellement faire confiance ? Une réponse fiable à cette question peut désormais être apportée grâce à un outil scientifique inédit : l’AI Score. Développé par une équipe multidisciplinaire de chercheurs de l’Université de Namur, il permet de mesurer de manière objective, reproductible et transparente la fiabilité des chatbots éducatifs.
ChatGPT, Copilot, Grok, Mistral, NotebookLM : les outils d’intelligence artificielle se généralisent dans les écoles, les universités et les entreprises. Or, jusqu’ici rien ne permettait aux usagers de connaitre la fiabilité de ces chatbots éducatifs. L’AI score, le nouvel outil développé par des chercheurs de l’UNamur, comble ce manque en mesurant la fiabilité pédagogique des chatbots éducatifs. « L’AI Score, c’est au chatbot ce que le compteur de vitesse fut à l’automobile », compare le Professeur Michaël Lobet, un des auteurs de la recherche. « L’arrivée de l’automobile au début du XXᵉ siècle a bouleversé les usages… mais c’est l’invention du compteur de vitesse qui a permis d’en faire un outil maîtrisé et fiable. Aujourd’hui, les chatbots pédagogiques ou autres chatbots présents dans des entreprises en général, sont à un stade similaire : puissants, enthousiasmants, mais sans instruments fiables de contrôle. L’AI Score propose d’être ce compteur », explique -t-il.
De la même manière que le NutriScore, l’ÉcoScore ou le certificat PEB aident les citoyens à faire des choix éclairés, l’AI Score offre une lecture simple et immédiate du niveau de confiance que l’on peut accorder à un chatbot. « À l’heure où la confiance dans les IA génératives devient un enjeu sociétal, l’AI Score guide les enseignants et les sociétés dans leurs choix d’outil à mettre dans les mains de leurs étudiants ou clients », souligne le Dr. Miguël Dhyne, collaborateur scientifique à l’UNamur, pédagogue et chercheur en physique « Il peut aussi aider les institutions à évaluer les solutions IA avant déploiement ou encore de vérifier leur fiabilité au cours du temps», ajoute-t-il.
Une méthode scientifique, rigoureuse et accessible à tous
Il évalue quatre dimensions essentielles :
- Performance initiale : l’IA répond-elle juste du premier coup ?
- Robustesse : maintient‑elle sa réponse quand on la questionne ?
- Capacité d’auto‑correction : reconnaît‑elle et corrige-t-elle ses erreurs ?
- Manque de fiabilité : se contredit-elle ou perd-elle le fil de la conversation ?
Pour évaluer ces quatre dimensions, chaque chatbot est soumis à un test effectué dans des conditions identiques afin de garantir l’équité et la comparabilité.
Les chatbots sont d’abord soumis à un ensemble de 10 questions à choix multiples, soigneusement sélectionnées pour être capable de soulever les éventuelles erreurs ou hésitations des IA. Ces questions se veulent donc discriminantes et dotées d’un niveau de difficulté équilibré.
Après chaque réponse, le chatbot est relancé pour vérifier qu’il maintienne ses positions, qu’il admette une erreur ou qu’il ne se contredise pas.
Puisque les IA ne répondent pas toujours de la même manière d’un essai à l’autre, le test est effectué à cinq reprises. Cela permet de s’assurer qu’un résultat reflète réellement les capacités de son chatbot.
Ces critères sont notamment inspirés des standards des normes ISO/IEC TR 24028:2020 et ISO/IEC 42001:2023.
Chaque modèle testé obtient ensuite un score global et une lettre, dans le même esprit que les scores utilisés en alimentation ou en énergie.
Il a récemment été démontré que les méthodes de classement des grands modèles de langages (LLM leaderboards/ Chatbot Arena) qui reposent sur des votes populaires sont peu robustes au changement de quelques voix de préférences. Des votes malveillants, des biais d’évaluation, des effets de popularité ou des fuites de données peuvent donc impacter les classements sur lesquelles se basent des décisions d’entreprises, d’investissements, de communication marketing ou de choix pédagogiques et techniques. « A contrario, l’AI Score présente une méthode robuste, fiable et transparente que toute personne peut appliquer indépendamment pour juger de la pertinence de sa plateforme testée », ajoutent les chercheurs namurois.
Un outil ouvert, gratuit et utilisable dès aujourd’hui
L’AI Score est disponible gratuitement pour le grand public, les enseignants, les journalistes, les institutions et toute personne souhaitant comparer objectivement les performances des chatbots : https://aiscore.academy
Le site propose :
- un accès libre à la méthodologie,
- des exemples de scores,
- des ressources pédagogiques,
- et, prochainement, une documentation enrichie issue des retours des premiers utilisateurs.
L’accès du protocole au grand public permet aisément de le reproduire et de l’appliquer à différents modèles. Les chercheurs invitent donc la communauté à s’imprégner de l’outil et à contribuer à son amélioration. L’AI Score est une initiative ouverte qui a pour vocation d’être évolutive, de se perfectionner en permanence grâce aux retours des utilisateurs.
Une innovation 100% belge, portée par l’Université de Namur
L’AI Score a été développé par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs de l’UNamur :
- Prof. Michaël Lobet : chercheur qualifié F.R.S.-FNRS à l'Université de Namur et Professeur au sein du Département de physique. Il est aussi associé à l’Université d’Harvard.
- Dr. Miguël Dhyne : collaborateur scientifique à l’UNamur, pédagogue et chercheur en physique, expert en innovation pédagogique, EdTech et IA éducative. Son rôle est de concevoir des solutions pratiques et de former les enseignants à l’utilisation d’outils numériques.
- Laurence Dumortier : titulaire d'un doctorat en Sciences Mathématiques de l'Université de Namur, spécialiste informatique au sein de la Cellule TICE (UNamur/FaSEF). Elle accompagne également les enseignants dans la maîtrise des technologies éducatives
- Jean-Roch Meurisse : informaticien au sein de la Cellule TICE (UNamur/FaSEF) où il se consacre à la co-administration et l'évolution du LMS institutionnel. Il est chargé d’accompagner les enseignants et les chercheurs dans le choix, la mise en œuvre et le développement d’outils numériques pédagogiques.
L’outil a été soumis pour publication scientifique et est en cours de relecture.
L’UNamur comme acteur du développement technologique
L'Université de Namur s'affirme comme un acteur-clé de l'intelligence artificielle (IA) en intégrant cette technologie dans ses programmes d'enseignement, en menant des recherches de pointe sur le sujet et en mettant son expertise au service de la société.
Femmes de l’université 2026
Femmes de l’université 2026
A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université.
Tout au long du mois de mars, une série de portraits de femmes de l’université sera visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.
Séphora Boucenna, doyenne de la Faculté des Sciences de l’Education et de la Formation (FaSEF)
Un parcours atypique et évolutif
Professeure et aujourd’hui doyenne de la Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation, Séphora rejoint l’Université de Namur en novembre 1999. Elle y enseigne en formation initiale des enseignants ainsi que dans le master de spécialisation en accompagnement des professionnels (Mapemass).
Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences
Un parcours construit pas à pas
Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline.
Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique
Un parcours académique international
Duvernelle a effectué toute sa scolarité au Cameroun, où elle s’oriente dès son entrée en secondaire vers une option centrée sur les mathématiques et les sciences physiques. Après deux années d’université en biologie animale, elle décide de changer de voie et postule en Belgique, à l’Université de Namur, pour entamer des études en informatique.
Alisson Kabili, technicienne de laboratoire à la Faculté de médecine
Trouver sa voie au cœur du laboratoire
Alisson travaille à l’Université de Namur depuis un an et demi en tant que technicienne de laboratoire au sein de la Faculté de médecine. Son rôle est essentiel : accompagner les chercheurs dans leurs manipulations, préparer les travaux pratiques destinés aux étudiants, et assurer la gestion quotidienne du laboratoire, des commandes de réactifs au suivi du matériel.
Virginie Di Luca, assistante administrative à la Faculté EMCP
Un parcours riche, multiple et résolument humain
Virginie a rejoint l’Université de Namur en février 2023 en tant que secrétaire du département sciences politiques, information et communication. Un rôle pivot, au cœur de la vie étudiante et académique. Son parcours ne suit pas une ligne droite, et c’est ce qu’elle en aime aujourd’hui.
Amélie Lachapelle, professeure à la Faculté de droit
Un parcours entre hasard, rencontres et convictions
Enseignante à la Faculté de droit de l’UNamur ainsi qu’à l’Université Saint-Louis, Amélie porte également depuis 2025 le rôle de chargée de mission "Transitions & Développement soutenable". Un parcours riche, fait de curiosité et de détours, mais toujours guidé par l’envie de comprendre le droit autrement.
Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres
L’enseignement au cœur de son parcours
Anne se présente d’emblée comme une passionnée d’enseignement. Professeure d’histoire contemporaine, elle décrit un parcours académique « assez linéaire », guidé naturellement vers les salles de classe. Après des études en histoire, elle s’oriente très rapidement vers un doctorat consacré aux questions de langue et de diversité.
Le 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes
La Journée internationale des femmes (ONU) également appelée “journée internationale des luttes pour les droits des femmes” (ONU Femmes) est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée permet de mettre en lumière les combats menés pour les droits des femmes et, plus largement, pour l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.
Bien que la Journée internationale des femmes ait été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le prolongement de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975 par l’Assemblée générale de l’ONU, ses origines remontent aux mouvements sociaux qui ont émergé en Amérique du Nord et en Europe au tournant du XXe siècle.
L'Université de Namur lutte contre les discriminations liées au genre
La lutte contre les discriminations liées au genre est une priorité à l’UNamur qui s’engage fermement à promouvoir l’égalité des genres, la non-discrimination et le respect de la diversité.
L’objectif de l’UNamur est de créer une communauté universitaire inclusive où chacune et chacun peut s’épanouir, indépendamment de son genre. En embrassant la diversité et en adoptant des mesures concrètes, l’université affirme son engagement envers une société plus équitable qui repose sur les valeurs de justice, d’inclusion et de respect de la dignité humaine.
Former des enseignants réflexifs, autonomes et solidaires
Former des enseignants réflexifs, autonomes et solidaires
Depuis septembre 2023, la réforme de la formation initiale des enseignants (RFIE) transforme en profondeur le métier d’enseignant. Cette année, elle franchit une nouvelle étape avec le remplacement des anciens masters à finalité didactique et l'agrégation par des masters en enseignement section 4 et 5. Portée par la FaSEF (Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation), en collaboration avec les Facultés des sciences et EMCP (Économie, Management, Communication et sciencesPo), la réforme s’accompagne d’un partenariat renforcé avec l’HENALLUX (Haute École de Namur-Liège-Luxembourg).
La RFIE trouve ses racines dans un constat préoccupant : notre système éducatif peine à remplir ses missions d’efficacité et d’équité. Les enquêtes PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) révèlent des niveaux de compétences inférieurs à la moyenne des pays industrialisés et une incapacité chronique à compenser les inégalités sociales. Dans un contexte européen où l’éducation est pensée comme levier de développement du « capital humain », la Fédération Wallonie-Bruxelles a voulu agir. Inspirée par les objectifs de Lisbonne (2009), la réforme vise à revaloriser le métier d’enseignant, à renforcer la professionnalisation et à mieux préparer les futurs professeurs à la diversité des publics scolaires. Elle ambitionne de transformer en profondeur la culture de formation pour améliorer la réussite de tous les élèves.
Former des praticiens réflexifs et autonomes
La formation des enseignants s’organise désormais autour des âges et des besoins des élèves, des compétences à acquérir dans le cadre de l’évolution du métier et du Pacte pour un enseignement d’excellence.
Chaque programme se construit autour de six axes : formation disciplinaire, communication, se former à et par la pratique, didactique et pédagogie, sciences humaines et sociales, recherche en éducation et en didactique.
Les étudiants apprennent donc à articuler savoirs, pratiques et recherche pour devenir des enseignants réflexifs, capables d’évaluer leurs actions, d’ajuster leurs méthodes et de collaborer avec leurs pairs.
Diversité et différenciation au cœur de la formation
L’un des piliers de la réforme concerne la prise en compte de la diversité des élèves. « Tous n’apprennent pas de la même manière ni au même rythme », rappelle Sandrine Biémar, vice-doyenne de la FaSEF. « Nous voulons que nos enseignants soient aptes à diversifier leurs pratiques, sans tomber dans l’individualisation extrême. »
Les cours de psychologie de l’apprentissage, de sociologie de l’éducation ou encore de différenciation pédagogique permettent d’aborder la pluralité comme une richesse. « Comprendre qu’on a soi-même un style cognitif particulier », ajoute Sephora Boucenna, « c’est déjà une manière de rencontrer la diversité. Cela amène à proposer une variété de chemins d’apprentissage, plutôt que de juger l'élève incapable. »
Pour les élèves, cette évolution se traduit par des dispositifs pédagogiques plus adaptés et une meilleure compréhension de leurs besoins en vue de réduire les inégalités. L’objectif est clair : éviter le redoublement comme réponse aux difficultés, former des citoyens compétents et contribuer à une école qui retrouve son rôle d’ascenseur social.
Des stages repensés pour ancrer le métier
Autre changement majeur : les étudiants bénéficient désormais de stages plus longs, mieux encadrés et intégrés à leur parcours de formation. « Accueillir un stagiaire, ce n’est pas seulement lui ouvrir sa classe, l'observer, et l'évaluer, c'est aussi pouvoir l'accompagner », souligne Sandrine Biémar. Raison pour laquelle, l’UNamur propose un certificat spécifique pour les maîtres de stages.
Ce suivi facilite la transition vers l’emploi. Les enquêtes montrent qu’entre 30 et 40 % des jeunes enseignants quittent la profession dans les cinq premières années. « En renforçant la formation à et par la pratique, nous voulons consolider leur entrée dans le métier et éviter ces décrochages », ajoute-t-elle.
Une collaboration renforcée
Assurer la continuité entre les différents niveaux d’enseignement est également un objectif central de cette réforme. « Grâce à la nouvelle structure en 5 sections (cf. illustration) », explique Sandrine Biémar, « un instituteur maternel comprend mieux ce qui se joue dans les premières années du primaire, et un professeur du secondaire perçoit la manière dont se construisent les apprentissages en amont. Cette cohérence permet d’éviter les ruptures et de renforcer la continuité du parcours des élèves. »
Pour cela, l’UNamur collabore avec l'HENALLUX au sein d’un consortium. « Universités et hautes écoles travaillaient autrefois en parallèle », rappelle Sandrine Biémar. « Désormais, nous construisons ensemble les programmes et les dispositifs pédagogiques. Même si l’UNamur a une longue tradition de formation des enseignants pour le secondaire supérieur, elle est maintenant impliquée dans la formation des enseignants de la première maternelle à la 6ème secondaire."
Un réseau éducatif cohérent
Ces collaborations s’étendent à la formation continue grâce à la Salle des Pros, structure de l’UNamur qui regroupe les centres de formation continue à destination des enseignants.
« À travers cette réforme, nous créons un réseau d’acteurs éducatifs cohérent et durable », résume Sephora Boucenna. « En reliant formation initiale, recherche et formation continue, nous posons les bases d’une profession enseignante forte, réflexive et solidaire. »
Cet article est tiré de la rubrique "Impact" du magazine Omalius #39 (Décembre 2025).
Les études
Vous rêvez d’inspirer les esprits curieux et de transmettre vos connaissances aux générations futures ? Bienvenue à la Faculté des sciences de l’éducation et de la formation, première Faculté de Belgique à être spécialement dédiée à la formation des enseignants !
Les services intégrés
La Faculté des sciences de l'éducation et de la formation (FaSEF) offre des services en lien avec les domaines d'étude proposés.
La recherche
La recherche se centre sur l’Unité de Recherche en Sciences de l’Éducation et de la Formation (URSEF). Elle constitue un rassemblement dynamique de chercheurs au sein de la Faculté des sciences de l'éducation et de la formation (FaSEF). Ces chercheurs sont également affiliés à l'Institut de Recherche en Didactique et Education de l'UNamur (IRDENa)
Formation continue des acteurs de l’enseignement et de l’accompagnement
Le centre de formation continue pour les enseignants et les formateurs (CEFOPEF) dans le champ de l’enseignement et de l’accompagnement est organisée au sein de la Salle des Pros.
Organisation
La Faculté des sciences de l'éducation et de la formation (FaSEF) est pilotée par différents organes de consultation et de décisions.
Une faculté originale
La FaSEF est la première faculté en Belgique qui soit principalement dédiée aux programmes de formation initiale et de formation continue des enseignants, des cadres de l’enseignement ainsi que des formateurs dans divers secteurs professionnels. Elle est ouverte à toutes les disciplines en lien avec l’univers de l’éducation et de la formation.
En effet, dans un contexte où le web fournit des ressources aux élèves et aux étudiants, où les réseaux sociaux sont des espaces de vie et d’échange, l’ouverture d’une Faculté en sciences de l’éducation et de la formation témoigne d’une conscience des enjeux sociétaux à rencontrer dans la décennie à venir. La volonté de l’Université de Namur est d’investir durablement pour faciliter l’accès à l’information et aux savoirs ainsi qu’à leur mise en perspective dans une approche critique, soutenue et accompagnée par des formateurs et des enseignants.
Prenant notamment appui sur les ressources développées depuis 35 ans au sein du département éducation et technologie (DET), elle se caractérise par son intégration des services dédiés à la communauté universitaire de l’UNamur (étudiante et enseignante). Tous les membres partagent la conviction que l’enseignement, la recherche et les services entretiennent des liens étroits et s’enrichissent mutuellement dans un contexte académique.
L'inauguration de la FASEF
La nouvelle Faculté des sciences de l'éducation et de la formation de l'UNamur a été inaugurée le 24 avril 2024 au cours d'une journée événement réunissant de nombreux acteurs du secteur. Retour en images sur cette journée historique, marquant l'ouverture de la 7ème Faculté de l'Université de Namur.