L'informatique au service du bien-être collectif et du développement personnel.

La Faculté d'informatique a pour vision celle d'un monde dans lequel l'usage intensif et croissant de l'informatique est orienté vers le bien-être collectif et le développement personnel. Sa mission est de contribuer à cette orientation au travers de la formation, la recherche scientifique et le service à la société. 

Les études

Choisir d'étudier l'informatique c'est vous garantir un accès immédiat à un métier passionnant aux multiples facettes. Au travers d'une d'offre d'enseignement complète – bachelier, masters, master de spécialisation et doctorat – la Faculté d'informatique vous offre une formation de qualité basée sur la rigueur scientifique et l'esprit critique, tout en insistant sur l'interdisciplinarité et la responsabilité sociétale.  

Informatique études

La recherche

La Faculté d'informatique a pour mission d'assurer une recherche scientifique de pointe, ouverte à la création et à l'intégration des connaissances qui nourrit l'enseignement, l'innovation technologique et le débat de société. 

Faculté d'informatique robots

Service à la société

La Faculté d'informatique contribue au développement de notre environnement social, économique, technologique et politique par la diffusion des connaissances et le conseil tant au niveau régional, national et international. Par la synergie entre chercheurs et industriels, par la mise à disposition de savoir et de savoir-faire, elle participe à de nombreuses missions de service à la société. 

Faculté d'informatique service

International

L’ouverture de la Faculté d’informatique à l’international est fondamentale pour le développement de ses activités d’enseignement et de recherche. 

Etudiants de l'UNamur

Organisation

La Faculté d'informatique s'est organisée afin de pouvoir gérer ses missions de manière optimale. Elle compte une centaine de membres au service de l'enseignement, de la recherche et du service à la société.  

Le mot du Doyen

Plus de portraits
L'informatique est une clé de compréhension, de progrès et de responsabilité face aux défis et aux enjeux de notre société.
Anthony Cleve
Doyen de la Faculté d'informatique
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Animation

Une série d’événements et d’acteurs gravitent autour de la Faculté d’informatique.

Animation étudiante fac info

À la une

Actualités

Florentin Rochet - Sécurité informatique : lire entre les lignes du code

Informatique

Professeur en sécurité informatique à l’Université de Namur, Florentin Rochet a fait de la cryptographie appliquée et des communications sécurisées son domaine d’expertise. Entre progression galopante de l’intelligence artificielle et solutions open source, il partage son analyse de la situation actuelle et livre ses perspectives pour l’avenir. 

Florentin Rochet - Faculté d'informatique
Comment pourrait-on définir la cybersécurité ?

La cybersécurité, ou sécurité informatique, cherche à étudier les limites de l’informatique. Concrètement, lorsque l’on crée des systèmes informatiques ou des logiciels, on se rend compte à l’utilisation qu’ils présentent certaines limites qui peuvent être exploitées. On va donc chercher à en comprendre les causes fondamentales afin de rendre les prochaines générations de systèmes plus robustes et sécurisés. Le contexte très compétitif du marché actuel entre en conflit avec cette logique, car les grandes entreprises veulent développer leurs logiciels le plus vite possible et se démarquer de leurs concurrents, avec de très grands risques en matière de sécurité.

Selon vous, quelle est la principale menace qui pèse sur la sécurité informatique aujourd’hui ? 

Le risque majeur est l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle (IA) par les développeurs pour produire du code. Ce code produit par IA peut sembler à première vue de très bonne facture, mais ce n’est pas du tout le cas. On trouve énormément de vulnérabilités dans ce type de codes, qui sont très loin du niveau que peut atteindre un programmeur expérimenté.  À titre de comparaison, la crise des subprimes qui a touché les États-Unis en 2007-2008 reposait sur la vente massive de prêts hypothécaires à risque et leur transformation en montages financiers complexes. Ce mécanisme a entraîné une défiance généralisée envers le système bancaire jusqu’à provoquer la crise financière mondiale que l’on a connue. C’est un peu le même principe qui se produit avec l’IA : l’abondance de codes générés par IA pourrait envahir les logiciels créés par les entreprises, avec le risque d’une incertitude croissante sur leur fiabilité. Les conséquences de cette situation sont difficiles à prédire, mais il y aura certainement un besoin marqué d’experts dans le futur pour auditer les logiciels. Or, ces personnes se font plutôt rares. Les jeunes informaticiens, et c’est compréhensible, baignent eux-mêmes dans l’IA. Malheureusement, des recherches récemment publiées tendent à montrer un impact négatif sur l’apprentissage. On peut faire l’hypothèse qu’elle impactera également les prochaines générations d’experts en réduisant leur nombre. Le monde académique et la formation ont donc un grand rôle à jouer pour être à la hauteur de la situation qui s’annonce. 

Quels autres risques identifiez-vous ?

L’émergence d’un narratif galvaudé autour du terme de « cybersécurité » peut aussi s’avérer dangereux. Sous couvert d’améliorer la sécurité de la population, les courants politiques actuels – notamment aux États-Unis, mais aussi en Europe – brandissent la cybersécurité comme étendard pour, en fait, faire de la surveillance de masse des citoyens. Cela s’inscrit dans le contexte d’érosion de la démocratie et des libertés fondamentales. La véritable sécurité informatique est celle qui protège l’ensemble des membres de la société sans discriminer : État, police, journalistes, entreprises, citoyens, défense, etc. 

La forte dépendance de l’informatique à des solutions étrangères devrait également nous inquiéter. Notre société repose principalement sur une économie de services, qui dépendent eux-mêmes de solutions informatiques étrangères. Que se passe-t-il alors si on perd le contrôle de ces outils ?

Différentes attaques contre des institutions publiques wallonnes et belges, comme au Service Public de Wallonie (SPW), ont fait les gros titres des journaux ces derniers mois. Comment l’expliquez-vous ?

Ce qui est curieux dans le cas de l’attaque du SPW, c’est le point d’entrée par lequel les attaquants sont passés. On sait généralement que les cybercriminels exploitent des vulnérabilités déjà connues pour entrer dans le système informatique. Or, les vulnérabilités dont se sont servis les cybercriminels dans cette attaque sont étudiées dans les cours de base de sécurité informatique à l’université. Ce cas pourrait être révélateur de la difficulté à faire évoluer un ensemble de logiciels au sein d’une institution et à maintenir de l’expertise interne. En effet, les appels à la consultance extérieure sont de plus en plus systématiques, ce qui pourrait être contre-productif pour le développement même de cette expertise interne si le transfert de connaissances n’a pas lieu. Évidemment, il s’agit d’une réalité complexe en termes financiers et humains pour les institutions, qu’il ne faut pas nier.

Dans ce contexte, quels rôles peuvent jouer la recherche et la formation ?

La recherche peut aider à fournir des choix supplémentaires et des alternatives plus sécurisées. Par exemple, des logiciels libres (Open Source), qui assurent une plus grande robustesse, mais qui impliquent, en contrepartie, une certaine maîtrise. Ces outils pèsent malheureusement moins lourd face à des solutions plus commerciales. Du côté de la formation, le défi consiste à éduquer les futurs informaticiens à ces enjeux pour les rendre capables de gérer et maintenir des logiciels Open Source. Avec l’automatisation de l’informatique, et c’est compréhensible, on constate un intérêt plus faible pour ce type de solutions davantage « do it yourself ».

Sur quoi portent vos recherches actuelles ?

Avec mon groupe de recherche, le Privacy and Security Lab, nous travaillons sur les communications anonymes et les communications sécurisées en général, avec une expertise en technologies de protection de la vie privée. Nous étudions notamment des technologies de communication qui permettent d’anonymiser les communications sur Internet. Ces outils, qui nous semblent plus transparents, à l’instar de Tor par exemple, sont toutefois moins performants et rapides, ce qui freine l’adhésion du grand public. Notre objectif est de rendre ces technologies accessibles à l’ensemble de la population en améliorant leur efficacité. Pour ce type de recherche, et l’émergence de nouveaux prototypes, nous visons à collaborer avec la Faculté de droit pour leur expertise en matière de protection de la vie privée. Nous travaillons également à une meilleure intégration et efficacité des protocoles de transport chiffrés dans les librairies de transport réseau, ce qui débouche concrètement sur, par exemple, des VPNs plus performants.

CV express

Florentin Rochet est ingénieur informatique, docteur en cryptographie appliquée (UCLouvain) et professeur adjoint à l'Université de Namur en sécurité informatique, cryptographie et confidentialité depuis 2022. Depuis son arrivée à l’UNamur, il développe le groupe de recherche Privacy and Security Lab (PS Lab), dont l’objectif est de mener des recherches dans le domaine des technologies de protection de la vie privée et des communications sécurisées.

Cet article est tiré de la rubrique "L'expert" du magazine Omalius #40 (Avril 2026).

cover-magazine-omalius-avril-2026

24h de mobilisation étudiante pour le Télévie

Étudiants
Informatique

24 heures de live, une dizaine d’ordinateurs et de consoles de jeux vidéo, une quinzaine de participants… et un objectif : récolter un maximum d’argent au profit du Télévie. Fort du succès de sa première édition, le Cercle Informatique de l’UNamur s’est relancé dans l’aventure avec un nouveau marathon caritatif, qui s’est déroulé du 7 au 8 avril dernier. Au total, l’événement a permis de récolter 1 831,91 euros pour le Télévie.

Live info

Inspiré par le ZEvent, un événement caritatif qui rassemble pendant plusieurs jours de grands streamers afin de récolter des fonds pour une association, le Cercle informatique a voulu adapter le concept à son échelle. « Le ZEvent nous a beaucoup inspirés, et on s’est dit : pourquoi pas nous ? On a pas mal de connaissances, on sait bricoler, on a des contacts avec le Service informatique de l’université… Alors on a voulu créer notre propre événement », expliquent Fabio, président 2025-2026 du Cercle info et Corentin, son prédécesseur.

Le principe est simple : pendant 24 heures, les étudiants sont en direct sur la plateforme de streaming Twitch afin de récolter un maximum de dons pour le Télévie. « À chaque palier atteint, on réalise des défis. Et pendant toute la durée du live, on se relaie, on joue à des jeux vidéo, on discute ». Si un seul écran est diffusé en direct, une dizaine d’autres ordinateurs sont mis à disposition des étudiants pour jouer en parallèle, ainsi qu’un espace avec une Nintendo Switch et une PlayStation 3.

Life info

« Nous avons mis plus de 4 heures à transformer le local du Cercle info en salle de streaming », racontent les étudiants. « On a dû mettre en place les ordinateurs et les consoles, tirer les câbles, configurer le réseau et vérifier que tout fonctionne avant de lancer le live… » 
Au-delà de l’objectif caritatif, cette expérience marque aussi les étudiants sur le plan humain. « C’est un peu stressant, mais c’est surtout plein de bons souvenirs », confient-ils. « Pendant la nuit, on est tous fatigués et le moindre truc nous fait partir en délire, ça nous fait rire. Et ça nous rapproche, on a rarement l’occasion de passer 24 heures ensemble. »
L’organisation de cet événement permet aussi de faire quelques liens entre la théorie vue en cours et la pratique. « Tout ce qui est réseau, par exemple, on le voit en cours, mais ici on comprend concrètement comment ça fonctionne ». Une expérience unique que les étudiants espèrent bien pérenniser au sein de la Faculté.

Une collaboration avec les services de l’UNamur

L’événement a également pu compter sur le soutien de plusieurs services de l’université. La Faculté d’informatique a notamment prêté du matériel, comme des tables, des chaises ou encore des câbles. Le Service informatique a apporté une aide technique en adaptant le réseau de l’université. Enfin, le Service fundraising a lui aussi soutenu l’initiative, permettant d’inscrire ce projet étudiant dans la campagne plus large de l’UNamur au profit du Télévie.

Plus d'info sur la lutte contre le cancer et le Télévie

Enive de découvrir nos formations en informatique ?

La Faculté d'informatique a pour vision celle d'un monde dans lequel l'usage intensif et croissant de l'informatique est orienté vers le bien-être collectif et le développement personnel. Sa mission est de contribuer à cette orientation au travers de la formation, la recherche scientifique et le service à la société. 

Win4Doc | Anticiper les pannes pour mieux protéger les infrastructures spatiales

Espace

Détecter une panne avant qu’elle ne survienne : c’est l’objectif de la recherche menée par Antoine Hubermont, doctorant à l’UNamur. Ce projet baptisé Monsater est financé par le SPW Recherche dans le cadre du programme Win4Doc en collaboration avec l’entreprise spatiale Telespazio Belgium. Il s’inscrit au cœur d’un enjeu stratégique : garantir la fiabilité de systèmes complexes, notamment dans le domaine spatial. 

Station de Redu - Projet Monsater - Win4Doc du SPW Recherche

Dans sa recherche, Antoine Hubermont, membre de naXys, (Institut Namurois des Systèmes Complexes) s’intéresse plus particulièrement aux infrastructures qui permettent le fonctionnement de Galileo, le système européen de navigation par satellite. 

« On l’utilise tous les jours, mais peu de gens savent que nous avons un GPS européen, Galileo, basé sur une constellation de satellites à plus de 23 000 kilomètres autour de la Terre », explique-t-il. 

À l’aide de méthodes d’intelligence artificielle, Antoine Hubermont développe des outils capables notamment d’anticiper l’apparition de pannes. 

Plus précisément, le projet Monsater vise à créer une plateforme permettant de visualiser et de prévoir l'état de ces équipements, d'évaluer le risque de panne et d'identifier les anomalies afin d'initier un processus de rétablissement de leurs fonctions. La plateforme intègre et combine les capacités de détection et de prédiction des solutions basées sur l'intelligence artificielle avec les capacités techniques des solutions robotiques. 

Dans ce travail, Antoine Hubermont est encadré par le professeur Elio Tuci membre de naXys, et professeur à la Faculté d'informatique à l'UNamur. 

Découvrez le projet en vidéo

Win4Doc - Un doctorat en entreprise (SPW recherche) - vignette illustrative des vidéos

Win4doc | Rapprocher recherche académique et monde industriel

Win4Doc est une mesure mise en place par la Wallonie (SPW Recherche) permettant à une entreprise wallonne d'engager un chercheur pour mener une recherche doctorale en collaboration avec une unité de recherche universitaire.

Logo Wallonie

Doctorats en entreprise à l'UNamur

Femmes de l’université 2026

Institution
Genre et diversité
Durable
ODD 5 - Égalité entre les sexes

A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université. 

Tout au long du mois de mars, une série de portraits de femmes de l’université sera visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.  

les photos portraits de 7 Femmes de l'Université 2026

Séphora Boucenna, doyenne de la Faculté des Sciences de l’Education et de la Formation (FaSEF)

Un parcours atypique et évolutif

Professeure et aujourd’hui doyenne de la Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation, Séphora rejoint l’Université de Namur en novembre 1999. Elle y enseigne en formation initiale des enseignants ainsi que dans le master de spécialisation en accompagnement des professionnels (Mapemass). 

 

Séphora Boucenna doyenne faculté des sciences éducation et formation

Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences

Un parcours construit pas à pas

Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline.  

Photo de Justine Bodart

Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique

Un parcours académique international

Duvernelle a effectué toute sa scolarité au Cameroun, où elle s’oriente dès son entrée en secondaire vers une option centrée sur les mathématiques et les sciences physiques. Après deux années d’université en biologie animale, elle décide de changer de voie et postule en Belgique, à l’Université de Namur, pour entamer des études en informatique. 

Photo de Durvenelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique

Alisson Kabili, technicienne de laboratoire à la Faculté de médecine

Trouver sa voie au cœur du laboratoire

Alisson travaille à l’Université de Namur depuis un an et demi en tant que technicienne de laboratoire au sein de la Faculté de médecine. Son rôle est essentiel : accompagner les chercheurs dans leurs manipulations, préparer les travaux pratiques destinés aux étudiants, et assurer la gestion quotidienne du laboratoire, des commandes de réactifs au suivi du matériel. 

Alisson Kabili

Virginie Di Luca, assistante administrative à la Faculté EMCP

Un parcours riche, multiple et résolument humain

Virginie a rejoint l’Université de Namur en février 2023 en tant que secrétaire du département sciences politiques, information et communication. Un rôle pivot, au cœur de la vie étudiante et académique. Son parcours ne suit pas une ligne droite, et c’est ce qu’elle en aime aujourd’hui. 

Virginie Di Luca

Amélie Lachapelle, professeure à la Faculté de droit

Un parcours entre hasard, rencontres et convictions

Enseignante à la Faculté de droit de l’UNamur ainsi qu’à l’Université Saint-Louis, Amélie porte également depuis 2025 le rôle de chargée de mission "Transitions & Développement soutenable". Un parcours riche, fait de curiosité et de détours, mais toujours guidé par l’envie de comprendre le droit autrement. 

Amélie Lachapelle (c) Sebastien Roberty

Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres

L’enseignement au cœur de son parcours 

Anne se présente d’emblée comme une passionnée d’enseignement. Professeure d’histoire contemporaine, elle décrit un parcours académique « assez linéaire », guidé naturellement vers les salles de classe. Après des études en histoire, elle s’oriente très rapidement vers un doctorat consacré aux questions de langue et de diversité. 

Anne Roekens

Le 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

La Journée internationale des femmes (ONU) également appelée “journée internationale des luttes pour les droits des femmes” (ONU Femmes) est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée permet de mettre en lumière les combats menés pour les droits des femmes et, plus largement, pour l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.  

Bien que la Journée internationale des femmes ait été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le prolongement de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975 par l’Assemblée générale de l’ONU, ses origines remontent aux mouvements sociaux qui ont émergé en Amérique du Nord et en Europe au tournant du XXe siècle. 

L'Université de Namur lutte contre les discriminations liées au genre

La lutte contre les discriminations liées au genre est une priorité à l’UNamur qui s’engage fermement à promouvoir l’égalité des genres, la non-discrimination et le respect de la diversité.  

L’objectif de l’UNamur est de créer une communauté universitaire inclusive où chacune et chacun peut s’épanouir, indépendamment de son genre. En embrassant la diversité et en adoptant des mesures concrètes, l’université affirme son engagement envers une société plus équitable qui repose sur les valeurs de justice, d’inclusion et de respect de la dignité humaine. 

Florentin Rochet - Sécurité informatique : lire entre les lignes du code

Informatique

Professeur en sécurité informatique à l’Université de Namur, Florentin Rochet a fait de la cryptographie appliquée et des communications sécurisées son domaine d’expertise. Entre progression galopante de l’intelligence artificielle et solutions open source, il partage son analyse de la situation actuelle et livre ses perspectives pour l’avenir. 

Florentin Rochet - Faculté d'informatique
Comment pourrait-on définir la cybersécurité ?

La cybersécurité, ou sécurité informatique, cherche à étudier les limites de l’informatique. Concrètement, lorsque l’on crée des systèmes informatiques ou des logiciels, on se rend compte à l’utilisation qu’ils présentent certaines limites qui peuvent être exploitées. On va donc chercher à en comprendre les causes fondamentales afin de rendre les prochaines générations de systèmes plus robustes et sécurisés. Le contexte très compétitif du marché actuel entre en conflit avec cette logique, car les grandes entreprises veulent développer leurs logiciels le plus vite possible et se démarquer de leurs concurrents, avec de très grands risques en matière de sécurité.

Selon vous, quelle est la principale menace qui pèse sur la sécurité informatique aujourd’hui ? 

Le risque majeur est l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle (IA) par les développeurs pour produire du code. Ce code produit par IA peut sembler à première vue de très bonne facture, mais ce n’est pas du tout le cas. On trouve énormément de vulnérabilités dans ce type de codes, qui sont très loin du niveau que peut atteindre un programmeur expérimenté.  À titre de comparaison, la crise des subprimes qui a touché les États-Unis en 2007-2008 reposait sur la vente massive de prêts hypothécaires à risque et leur transformation en montages financiers complexes. Ce mécanisme a entraîné une défiance généralisée envers le système bancaire jusqu’à provoquer la crise financière mondiale que l’on a connue. C’est un peu le même principe qui se produit avec l’IA : l’abondance de codes générés par IA pourrait envahir les logiciels créés par les entreprises, avec le risque d’une incertitude croissante sur leur fiabilité. Les conséquences de cette situation sont difficiles à prédire, mais il y aura certainement un besoin marqué d’experts dans le futur pour auditer les logiciels. Or, ces personnes se font plutôt rares. Les jeunes informaticiens, et c’est compréhensible, baignent eux-mêmes dans l’IA. Malheureusement, des recherches récemment publiées tendent à montrer un impact négatif sur l’apprentissage. On peut faire l’hypothèse qu’elle impactera également les prochaines générations d’experts en réduisant leur nombre. Le monde académique et la formation ont donc un grand rôle à jouer pour être à la hauteur de la situation qui s’annonce. 

Quels autres risques identifiez-vous ?

L’émergence d’un narratif galvaudé autour du terme de « cybersécurité » peut aussi s’avérer dangereux. Sous couvert d’améliorer la sécurité de la population, les courants politiques actuels – notamment aux États-Unis, mais aussi en Europe – brandissent la cybersécurité comme étendard pour, en fait, faire de la surveillance de masse des citoyens. Cela s’inscrit dans le contexte d’érosion de la démocratie et des libertés fondamentales. La véritable sécurité informatique est celle qui protège l’ensemble des membres de la société sans discriminer : État, police, journalistes, entreprises, citoyens, défense, etc. 

La forte dépendance de l’informatique à des solutions étrangères devrait également nous inquiéter. Notre société repose principalement sur une économie de services, qui dépendent eux-mêmes de solutions informatiques étrangères. Que se passe-t-il alors si on perd le contrôle de ces outils ?

Différentes attaques contre des institutions publiques wallonnes et belges, comme au Service Public de Wallonie (SPW), ont fait les gros titres des journaux ces derniers mois. Comment l’expliquez-vous ?

Ce qui est curieux dans le cas de l’attaque du SPW, c’est le point d’entrée par lequel les attaquants sont passés. On sait généralement que les cybercriminels exploitent des vulnérabilités déjà connues pour entrer dans le système informatique. Or, les vulnérabilités dont se sont servis les cybercriminels dans cette attaque sont étudiées dans les cours de base de sécurité informatique à l’université. Ce cas pourrait être révélateur de la difficulté à faire évoluer un ensemble de logiciels au sein d’une institution et à maintenir de l’expertise interne. En effet, les appels à la consultance extérieure sont de plus en plus systématiques, ce qui pourrait être contre-productif pour le développement même de cette expertise interne si le transfert de connaissances n’a pas lieu. Évidemment, il s’agit d’une réalité complexe en termes financiers et humains pour les institutions, qu’il ne faut pas nier.

Dans ce contexte, quels rôles peuvent jouer la recherche et la formation ?

La recherche peut aider à fournir des choix supplémentaires et des alternatives plus sécurisées. Par exemple, des logiciels libres (Open Source), qui assurent une plus grande robustesse, mais qui impliquent, en contrepartie, une certaine maîtrise. Ces outils pèsent malheureusement moins lourd face à des solutions plus commerciales. Du côté de la formation, le défi consiste à éduquer les futurs informaticiens à ces enjeux pour les rendre capables de gérer et maintenir des logiciels Open Source. Avec l’automatisation de l’informatique, et c’est compréhensible, on constate un intérêt plus faible pour ce type de solutions davantage « do it yourself ».

Sur quoi portent vos recherches actuelles ?

Avec mon groupe de recherche, le Privacy and Security Lab, nous travaillons sur les communications anonymes et les communications sécurisées en général, avec une expertise en technologies de protection de la vie privée. Nous étudions notamment des technologies de communication qui permettent d’anonymiser les communications sur Internet. Ces outils, qui nous semblent plus transparents, à l’instar de Tor par exemple, sont toutefois moins performants et rapides, ce qui freine l’adhésion du grand public. Notre objectif est de rendre ces technologies accessibles à l’ensemble de la population en améliorant leur efficacité. Pour ce type de recherche, et l’émergence de nouveaux prototypes, nous visons à collaborer avec la Faculté de droit pour leur expertise en matière de protection de la vie privée. Nous travaillons également à une meilleure intégration et efficacité des protocoles de transport chiffrés dans les librairies de transport réseau, ce qui débouche concrètement sur, par exemple, des VPNs plus performants.

CV express

Florentin Rochet est ingénieur informatique, docteur en cryptographie appliquée (UCLouvain) et professeur adjoint à l'Université de Namur en sécurité informatique, cryptographie et confidentialité depuis 2022. Depuis son arrivée à l’UNamur, il développe le groupe de recherche Privacy and Security Lab (PS Lab), dont l’objectif est de mener des recherches dans le domaine des technologies de protection de la vie privée et des communications sécurisées.

Cet article est tiré de la rubrique "L'expert" du magazine Omalius #40 (Avril 2026).

cover-magazine-omalius-avril-2026

24h de mobilisation étudiante pour le Télévie

Étudiants
Informatique

24 heures de live, une dizaine d’ordinateurs et de consoles de jeux vidéo, une quinzaine de participants… et un objectif : récolter un maximum d’argent au profit du Télévie. Fort du succès de sa première édition, le Cercle Informatique de l’UNamur s’est relancé dans l’aventure avec un nouveau marathon caritatif, qui s’est déroulé du 7 au 8 avril dernier. Au total, l’événement a permis de récolter 1 831,91 euros pour le Télévie.

Live info

Inspiré par le ZEvent, un événement caritatif qui rassemble pendant plusieurs jours de grands streamers afin de récolter des fonds pour une association, le Cercle informatique a voulu adapter le concept à son échelle. « Le ZEvent nous a beaucoup inspirés, et on s’est dit : pourquoi pas nous ? On a pas mal de connaissances, on sait bricoler, on a des contacts avec le Service informatique de l’université… Alors on a voulu créer notre propre événement », expliquent Fabio, président 2025-2026 du Cercle info et Corentin, son prédécesseur.

Le principe est simple : pendant 24 heures, les étudiants sont en direct sur la plateforme de streaming Twitch afin de récolter un maximum de dons pour le Télévie. « À chaque palier atteint, on réalise des défis. Et pendant toute la durée du live, on se relaie, on joue à des jeux vidéo, on discute ». Si un seul écran est diffusé en direct, une dizaine d’autres ordinateurs sont mis à disposition des étudiants pour jouer en parallèle, ainsi qu’un espace avec une Nintendo Switch et une PlayStation 3.

Life info

« Nous avons mis plus de 4 heures à transformer le local du Cercle info en salle de streaming », racontent les étudiants. « On a dû mettre en place les ordinateurs et les consoles, tirer les câbles, configurer le réseau et vérifier que tout fonctionne avant de lancer le live… » 
Au-delà de l’objectif caritatif, cette expérience marque aussi les étudiants sur le plan humain. « C’est un peu stressant, mais c’est surtout plein de bons souvenirs », confient-ils. « Pendant la nuit, on est tous fatigués et le moindre truc nous fait partir en délire, ça nous fait rire. Et ça nous rapproche, on a rarement l’occasion de passer 24 heures ensemble. »
L’organisation de cet événement permet aussi de faire quelques liens entre la théorie vue en cours et la pratique. « Tout ce qui est réseau, par exemple, on le voit en cours, mais ici on comprend concrètement comment ça fonctionne ». Une expérience unique que les étudiants espèrent bien pérenniser au sein de la Faculté.

Une collaboration avec les services de l’UNamur

L’événement a également pu compter sur le soutien de plusieurs services de l’université. La Faculté d’informatique a notamment prêté du matériel, comme des tables, des chaises ou encore des câbles. Le Service informatique a apporté une aide technique en adaptant le réseau de l’université. Enfin, le Service fundraising a lui aussi soutenu l’initiative, permettant d’inscrire ce projet étudiant dans la campagne plus large de l’UNamur au profit du Télévie.

Plus d'info sur la lutte contre le cancer et le Télévie

Enive de découvrir nos formations en informatique ?

La Faculté d'informatique a pour vision celle d'un monde dans lequel l'usage intensif et croissant de l'informatique est orienté vers le bien-être collectif et le développement personnel. Sa mission est de contribuer à cette orientation au travers de la formation, la recherche scientifique et le service à la société. 

Win4Doc | Anticiper les pannes pour mieux protéger les infrastructures spatiales

Espace

Détecter une panne avant qu’elle ne survienne : c’est l’objectif de la recherche menée par Antoine Hubermont, doctorant à l’UNamur. Ce projet baptisé Monsater est financé par le SPW Recherche dans le cadre du programme Win4Doc en collaboration avec l’entreprise spatiale Telespazio Belgium. Il s’inscrit au cœur d’un enjeu stratégique : garantir la fiabilité de systèmes complexes, notamment dans le domaine spatial. 

Station de Redu - Projet Monsater - Win4Doc du SPW Recherche

Dans sa recherche, Antoine Hubermont, membre de naXys, (Institut Namurois des Systèmes Complexes) s’intéresse plus particulièrement aux infrastructures qui permettent le fonctionnement de Galileo, le système européen de navigation par satellite. 

« On l’utilise tous les jours, mais peu de gens savent que nous avons un GPS européen, Galileo, basé sur une constellation de satellites à plus de 23 000 kilomètres autour de la Terre », explique-t-il. 

À l’aide de méthodes d’intelligence artificielle, Antoine Hubermont développe des outils capables notamment d’anticiper l’apparition de pannes. 

Plus précisément, le projet Monsater vise à créer une plateforme permettant de visualiser et de prévoir l'état de ces équipements, d'évaluer le risque de panne et d'identifier les anomalies afin d'initier un processus de rétablissement de leurs fonctions. La plateforme intègre et combine les capacités de détection et de prédiction des solutions basées sur l'intelligence artificielle avec les capacités techniques des solutions robotiques. 

Dans ce travail, Antoine Hubermont est encadré par le professeur Elio Tuci membre de naXys, et professeur à la Faculté d'informatique à l'UNamur. 

Découvrez le projet en vidéo

Win4Doc - Un doctorat en entreprise (SPW recherche) - vignette illustrative des vidéos

Win4doc | Rapprocher recherche académique et monde industriel

Win4Doc est une mesure mise en place par la Wallonie (SPW Recherche) permettant à une entreprise wallonne d'engager un chercheur pour mener une recherche doctorale en collaboration avec une unité de recherche universitaire.

Logo Wallonie

Doctorats en entreprise à l'UNamur

Femmes de l’université 2026

Institution
Genre et diversité
Durable
ODD 5 - Égalité entre les sexes

A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université. 

Tout au long du mois de mars, une série de portraits de femmes de l’université sera visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.  

les photos portraits de 7 Femmes de l'Université 2026

Séphora Boucenna, doyenne de la Faculté des Sciences de l’Education et de la Formation (FaSEF)

Un parcours atypique et évolutif

Professeure et aujourd’hui doyenne de la Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation, Séphora rejoint l’Université de Namur en novembre 1999. Elle y enseigne en formation initiale des enseignants ainsi que dans le master de spécialisation en accompagnement des professionnels (Mapemass). 

 

Séphora Boucenna doyenne faculté des sciences éducation et formation

Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences

Un parcours construit pas à pas

Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline.  

Photo de Justine Bodart

Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique

Un parcours académique international

Duvernelle a effectué toute sa scolarité au Cameroun, où elle s’oriente dès son entrée en secondaire vers une option centrée sur les mathématiques et les sciences physiques. Après deux années d’université en biologie animale, elle décide de changer de voie et postule en Belgique, à l’Université de Namur, pour entamer des études en informatique. 

Photo de Durvenelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique

Alisson Kabili, technicienne de laboratoire à la Faculté de médecine

Trouver sa voie au cœur du laboratoire

Alisson travaille à l’Université de Namur depuis un an et demi en tant que technicienne de laboratoire au sein de la Faculté de médecine. Son rôle est essentiel : accompagner les chercheurs dans leurs manipulations, préparer les travaux pratiques destinés aux étudiants, et assurer la gestion quotidienne du laboratoire, des commandes de réactifs au suivi du matériel. 

Alisson Kabili

Virginie Di Luca, assistante administrative à la Faculté EMCP

Un parcours riche, multiple et résolument humain

Virginie a rejoint l’Université de Namur en février 2023 en tant que secrétaire du département sciences politiques, information et communication. Un rôle pivot, au cœur de la vie étudiante et académique. Son parcours ne suit pas une ligne droite, et c’est ce qu’elle en aime aujourd’hui. 

Virginie Di Luca

Amélie Lachapelle, professeure à la Faculté de droit

Un parcours entre hasard, rencontres et convictions

Enseignante à la Faculté de droit de l’UNamur ainsi qu’à l’Université Saint-Louis, Amélie porte également depuis 2025 le rôle de chargée de mission "Transitions & Développement soutenable". Un parcours riche, fait de curiosité et de détours, mais toujours guidé par l’envie de comprendre le droit autrement. 

Amélie Lachapelle (c) Sebastien Roberty

Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres

L’enseignement au cœur de son parcours 

Anne se présente d’emblée comme une passionnée d’enseignement. Professeure d’histoire contemporaine, elle décrit un parcours académique « assez linéaire », guidé naturellement vers les salles de classe. Après des études en histoire, elle s’oriente très rapidement vers un doctorat consacré aux questions de langue et de diversité. 

Anne Roekens

Le 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

La Journée internationale des femmes (ONU) également appelée “journée internationale des luttes pour les droits des femmes” (ONU Femmes) est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée permet de mettre en lumière les combats menés pour les droits des femmes et, plus largement, pour l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.  

Bien que la Journée internationale des femmes ait été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le prolongement de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975 par l’Assemblée générale de l’ONU, ses origines remontent aux mouvements sociaux qui ont émergé en Amérique du Nord et en Europe au tournant du XXe siècle. 

L'Université de Namur lutte contre les discriminations liées au genre

La lutte contre les discriminations liées au genre est une priorité à l’UNamur qui s’engage fermement à promouvoir l’égalité des genres, la non-discrimination et le respect de la diversité.  

L’objectif de l’UNamur est de créer une communauté universitaire inclusive où chacune et chacun peut s’épanouir, indépendamment de son genre. En embrassant la diversité et en adoptant des mesures concrètes, l’université affirme son engagement envers une société plus équitable qui repose sur les valeurs de justice, d’inclusion et de respect de la dignité humaine. 

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