Bienvenue au Confluent des Savoirs (CDS), le service de sensibilisation, de vulgarisation et de diffusion de la recherche de l’Université de Namur. A travers ses activités et événements, l'équipe pluridisciplinaire et dynamique crée des ponts entre les chercheurs des sept facultés de l'université, la recherche et les citoyens !  

À la une

Actualités

Vingt films pour comprendre le numérique : le pari ludique de deux experts de l’UNamur

Transition numérique
Éducation, sciences et société
Publication

Terminator pour parler d’IA ? Wall-E pour parler de la dépendance technologique ? The Truman Show pour évoquer les réseaux sociaux ? Dans un nouvel ouvrage, deux professeurs de l’UNamur, Anthony Simonofski (transformation numérique- Faculté EMCPInstitut NaDI) et Benoît Vanderose (Génie logiciel – Faculté d’informatiqueInstitut NaDI), proposent un voyage à la croisée du numérique et de l’imaginaire cinématographique. 

Photo de Benoit Vanderose et Anthony Simonofski

Leur ouvrage « Cinématech - Vingt œuvres pour comprendre le numérique » a une visée avant tout éducative puisqu’il permet au lecteur de mieux comprendre le numérique et ses enjeux. Mais l’originalité de l’approche choisie par les deux auteurs, en fait un outil aussi ludique qu’instructif. 

« L’idée est simple : utiliser 20 films et séries pour illustrer l'histoire du numérique, trois technologies importantes (IA, Robotique, XR) et leurs enjeux. Pour ce faire, on part de Terminator, Her, Wall-E, Minority Report et bien d’autres pour rendre ces sujets accessibles », explique Anthony Simonofski Professeur au sein de la Faculté d’économie, management, sciences politiques et communication (EMCP).

Edité par l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, l’ouvrage est le prolongement du Podcast Pop-Code réalisé par les deux experts et cinéphiles.  Ils y explorent l'utilisation de la Pop-Culture pour éduquer au numérique, tout en examinant ses enjeux et limites.

Photo de Benoit Vanderose et Anthony Simonofski

« Avec le livre, nous pouvons approfondir le propos du podcast, en fournissant davantage de cohérence et de références scientifiques », précise Benoit Vanderose, professeur au sein de la Faculté d’informatique. 

Trois publics sont visés par ce nouvel ouvrage : 

  • Celles et ceux qui veulent mieux comprendre le numérique sans jargon
  • Les cinéphiles curieux de voir leurs œuvres préférées sous un autre angle,
  • Les enseignants et formateurs qui cherchent des supports concrets pour parler du numérique en classe

Des séances du numérique à l’UNamur et un projet de recherche

Outre le podcast Pop-Code et l’ouvrage « Cinématech », le projet de Benoit Vanderose et Anthony Simonofski se décline aussi sous la forme de « séances du numérique » organisées à l’UNamur. Au programme ? Des films suivis de débats avec des experts et expertes pour comprendre les défis du numérique et stimuler la réflexion collective. Dans ce projet, Anthony Simonofski, et Benoit Vanderose sont accompagnés d’Anne-Sophie Collard, et Fanny Barnabé. Prochain rendez-vous ? Le 12 février pour une diffusion de I, Daniel Blake (Ken Loach) pour parler d’inclusion numérique ! 

A noter aussi sur la même thématique : le projet de recherche en cours - https://arc-projects.unamur.be/di-fic

Actualité

Voyages stellaires : retour sur la Space Week UNamur 2025

UNIVERSEH
Physique et astronomie
Espace

Du 4 au 10 octobre, l’UNamur a embarqué petits et grands pour une semaine d’activités pédagogiques et ludiques dédiées à la découverte de l’espace.
L’objectif ? Inspirer, questionner et émerveiller.

Activité météorites Space Week

Organisée par le Confluent des Savoirs dans le cadre de la Semaine internationale de l’espace et de l’Alliance UNIVERSEH, l’édition 2025 a réuni près de 800 participants de tous âges, parmi lesquels 350 élèves du primaire et du secondaire.

Temps forts de la semaine 

Tout au long de la semaine, petits et grands ont été invités à plonger dans l’univers de la recherche spatiale à travers des ateliers, des observations et des expériences immersives.

Une journée à destination les élèves du secondaire

Véritable temps fort de cette semaine, l’Université s’est transformée le jeudi 9 octobre en véritable laboratoire spatial pour accueillir les élèves de 5ᵉ et 6ᵉ secondaire lors d’une journée thématique interdisciplinaire. En cours de la journée, les élèves ont pu rencontrer des chercheurs, des enseignants, des étudiants et des professionnels du spatial lors d’ateliers, de rencontres et de défis, explorant tout à tour :

  • les mystères des météorites et de l’exploration spatiale avec des chercheurs de l’UNamur ;
  • les liens entre intelligence artificielle et spatial, en collaboration avec l’Euro Space Center ;
  • la biodiversité des mousses avec la découverte de micro-organismes “résistants” capables de survivre dans des conditions spatiales ;
  • avant de conclure la journée par un quiz interactif et convivial animé par le Kot à projet “Kàp to UNIVERSEH”.

Cette journée a marqué les esprits par son approche participative et interdisciplinaire, saluée tant par les enseignants que par les élèves.
Ces derniers ont pu manipuler du matériel scientifique, échanger avec des chercheurs, et découvrir concrètement la diversité des métiers et enjeux liés au spatial.

En parallèle, des visites de l’Observatoire astronomique Antoine Thomas et d’un planétarium mobile prêté par le MUMONS ont permis aux plus jeunes élèves (primaire et secondaire) d’explorer le ciel étoilé et de s’interroger sur les mystères du cosmos de manière ludique et accessible. 

Journée thématique de la Space Week UNamur 2025

Des moments de découvertes pour tous et toutes

Durant plusieurs jours, l’Observatoire a ouvert exceptionnellement ses portes pour permettre aux curieuses et curieux d’explorer sa coupole, son fonctionnement et ses instruments dont un télescope solaire, unique en Wallonie. 

Accompagnés par un vulgarisateur en astronomie et confortablement installés sous le dôme du planétarium, les visiteurs ont embarqué pour un voyage cosmique, entre constellations, galaxies et phénomènes célestes.

Ces expériences, à la fois scientifiques et sensorielles, ont offert un moment d’émerveillement partagé et ont contribué à renforcer les liens entre la recherche et le grand public.

Un concours BD "Exploration spatiale”. 

Dans le cadre de ce concours de dessin format bande dessinée, l’UNamur vous invite à embarquer pour une aventure hors du commun sur le thème de l’exploration spatiale. Le concours vous propose d’imaginer des missions audacieuses, des découvertes spectaculaires ou des civilisations lointaines et de les raconter en dessins et en bulles. L’Univers vous attend et c’est à chacun et chacune d’entre nous de lui donner vie !

Journée thématique de la Space Week UNamur 2025

Une nouvelle réussite pour la Space Week

La Space Week UNamur 2025 a de nouveau été une belle réussite. Elle a su associer grand public et publics scolaires, mêler science, technologie, création et imagination, et ancrer l’Université de Namur comme un acteur dynamique de la recherche spatiale et de la médiation scientifique sur les thématiques liées à l’espace.

Au-delà de la fascination pour l’astronomie, cette semaine rappelle que l’espace est un horizon partagé, entre recherche, innovation, citoyenneté et culture.
 

À travers le Confluent des Savoirs, l’Université de Namur confirme son rôle de pont entre les savoirs universitaires et le public, tout en inspirant la nouvelle génération d’explorateurs… terrestres ou stellaires.

Le Confluent des Savoirs : service de sensibilisation et de diffusion de la recherche de l’Université de Namur

Les activités proposées dans le cadre de la Belgian Space Week ont été organisées et coordonnées par le Confluent des Savoirs (CDS). Le CDS partage les connaissances et les savoirs issus des sept facultés de l’université à travers des activités de vulgarisation à destination des écoles et du grand public. 

10 ans du CDS

UNIVERSEH : de nouvelles opportunités autour du domaine du spatial

L’UNamur est membre de l’alliance européenne European Space University for Earth and Humanity (UNIVERSEH) axée sur la thématique de l’espace. Une réelle reconnaissance de l’expertise de l’UNamur dans le domaine du spatial, et une porte d’entrée à de nouvelles collaborations internationales tant en matière d’enseignement que de recherche, autour d’un domaine porteur d’emploi et de développement socio-économique. 

Logo UNIVERSEH

Deux chercheuses de l’UNamur récompensées au concours Ma thèse en 180 secondes

Biologie
Prix

Belle victoire pour Margaux Mignolet, chercheuse au sein de l'Unité de Recherche en Physiologie Moléculaire (URPhyM) de la Faculté de médecine, qui remporte le 1er prix de la finale belge interuniversitaire du concours Ma thèse en 180 secondes (MT180). Sa recherche ? Mieux comprendre les mécanismes des anticorps actifs dans les cas de COVID long. Le deuxième prix de ce concours national a, lui aussi, été remporté par une candidate namuroise. Il s’agit de Petra Manja, issue de l'Unité de Recherche en biologie des micro-organismes (URBM), Département de biologie de la Faculté des sciences et qui poursuit une thèse visant à comprendre les mécanismes de résistance de la bactérie E. coli. Toutes deux sont également chercheuses au sein de l'Institut NARILIS.

Les candidats unamur à MT180 2025

Le premier prix pour Margaux Mignolet et sa recherche sur le COVID long

« Le monde de Dory l'anticorps », tel est le titre vulgarisé de la thèse de Margaux Mignolet.  Cette chercheuse en neurosciences fait partie de l'Unité de Recherche en Physiologie Moléculaire (URPhyM) de la Faculté de médecine.  Elle travaille sous la supervision du Professeur Charles Nicaise et est également membre de l'Institut NARILIS.  Elle  étudie les auto-anticorps pathogènes chez les patients présentant des séquelles neurologiques post-aiguës de le COVID-19. 

« Beaucoup de personnes souffrent toujours de symptômes persistants après le COVID (ex: troubles de la mémoire, fatigue, douleurs,...). Cette condition est appelée le COVID long. On n’en connait toujours pas le mécanisme. Une des hypothèses est que les patients ont des anticorps qui s'attaquent à leur système nerveux, induisant une maladie auto-immune. Le but de ma thèse est de déterminer si les patients possèdent ces anticorps. Cela permettra une meilleure prise en charge des patients », explique Margaux Mignolet.

Le mercredi 21 mai 2025, elle a brillamment réussi à vulgariser son sujet de recherche et à captiver l'audience en utilisant un langage clair et simple, à l’occasion de la finale nationale interuniversitaire du concours MT 180. L’objectif de ce concours est d’informer le grand public sur la richesse et l’intérêt des recherches scientifiques, tout en développant les compétences communicationnelles des doctorants. Chaque participant (doctorant ou docteur diplômé de l’année académique précédente) présente, en trois minutes, un exposé de vulgarisation en français, clair, concis et convaincant sur sa thèse. Le tout avec l’appui d’une seule diapositive !

Et Margaux Mignolet a réussi à convaincre le jury puisqu’elle a remporté le premier prix du concours ! 

Une belle reconnaissance pour cette passionnée du corps humain et de la médecine. « J'ai toujours été fascinée par le fonctionnement de notre corps et j'ai toujours voulu comprendre comment fonctionnent les maladies et comment les soigner. J'ai donc étudié les sciences biomédicales à Namur pour pouvoir travailler dans la recherche », confie-t-elle. « Je ne m’attendais pas à remporter ce prix !  Les quatorze autres participants ont présenté des sujets tous plus passionnants les uns que les autres, et les pitchs étaient vraiment bien écrits. Je suis très heureuse d’avoir remporté ce prix, avec Petra à mes côtés, et d’avoir pu vivre ce concours aux côtés de Thomas et Petra ».

Le deuxième prix pour Petra Manja et sa recherche en microbiologie

Lors de ce concours, les doctorantes de l’UNamur ont particulièrement été brillantes puisque le deuxième prix a été remporté par Petra Manja, chercheuse en microbiologie au sein de l'Unité de Recherche en Biologie des Micro-organismes (URBM) de la Faculté des sciences (Institut NARILIS). Elle fait partie du groupe de recherche du Profeseur Régis Hallez.  Sa thèse vise à comprendre les mécanismes de persistance de la bactérie E. coli uropathogène. 

« E. coli uropathogène est une des bactéries qui cause la cystite. Le traitement de la cystite est difficile, notamment en raison de sa persistance. Quand les bactéries sont traitées avec des antibiotiques, la majorité de la population meurt sauf une petite population qui rentre en dormance et évite ainsi le traitement. Des études ont montré qu'une molécule appelée alarmone, joue un rôle dans cette forme de persistance. La question de ma recherche est de savoir quel est plus précisément ce rôle. Pour le comprendre, je m'intéresse à la protéine qui produit l'alarmone est qui s'appelle SpoT. L'idée est de trouver un régulateur de SpoT qui sera activé quand les bactéries sont traitées avec des antibiotiques. Ce régulateur va à son tour activer SpoT ce qui entraine la production de l'alarmone et la dormance des bactéries », explique-t-elle. « J’ai beaucoup aimé cette expérience, j'ai appris à vulgariser mon travail pour le rendre  accessible au grand public. C'est aussi pour eux qu'on fait de la science », réagit-elle. 

Son exposé s'intitulait : "Dormir pour ne pas mourir".

Une belle performance pour Thomas Rouma et sa recherche sur les réponses immunes

Thomas Rouma, également chercheur en URBM (Faculté des sciences) et à l'Institut NARILIS et dont la thèse de doctorat est co-dirigée par les professeurs Eric Muraille et Xavier De Bolle, étudie la réponse immunitaire protectrice contre les infections pulmonaires causées par Acinetobacter baumannii chez la souris. 

Sa présentation s'intitulait : « Comment se débarrasser d'un pique-assiette ? ! »

Félicitations à Margaux, Petra et Thomas qui ont relevé le défi de présenter leur thèse en 180 secondes !

15 doctorants, 180 secondes pour convaincre

Chaque année, le concours MT180 se déroule dans un premier temps dans les cinq universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles : l’UCLouvain, l’ULB, l’ULiège, l’UMONS, l’UNamur. Chaque université désigne des candidats qui participeront à la finale inter-universitaire. Cette année, la finale inter-universitaire rassemblait 15 doctorants, dont les 3 candidats de l’UNamur : Margaux Mignolet, Petra Manja et Thomas Rouma.

Retour sur le Printemps des Sciences 2025 : les sciences et les technologies sur le devant de la scène pendant une semaine à l’UNamur

Sciences
Durable
ODD 4 - Éducation de qualité
ODD 6 - Eau propre et assainissement
ODD 11 - Villes et communautés durables
ODD 13 - Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
ODD 14 - Vie aquatique

La 24ème édition du Printemps des Sciences s’est tenue du 24 au 30 mars dernier partout en Wallonie et à Bruxelles, sur la thématique « Eau-rêka ». L’objectif de ce rendez-vous annuel :  mettre les sciences et les technologies à la portée du plus grand nombre. Mission accomplie pour cette nouvelle édition ! 

Banner Printemps des Sciences 2025

Le Printemps des Sciences est coordonné en Province de Namur par le Confluent des Savoirs, le service de sensibilisation, de vulgarisation et de diffusion de la recherche de l’Université de Namur. Cette année, l’équipe du Confluent des Savoirs a également pris la tête de la coordination nationale de l’édition 2025 du Printemps des Sciences.  

A l’UNamur, la communauté universitaire (chercheurs, doctorants, techniciens de laboratoire, étudiants, etc.) s’est une fois encore largement mobilisée pour éveiller la curiosité des élèves et du grand public aux sciences et technologies. Leur engagement a permis de faire découvrir la richesse des études et métiers scientifiques à travers de nombreuses activités. 

Une conférence inaugurale pour réfléchir à la protection de l’eau

Le coup d’envoi du Printemps des Sciences a été donné dès le 19 mars à l’UNamur, à l’occasion d’une conférence inaugurale sur le thème « L’eau, un bien commun à préserver ». L’occasion de réunir des expertes et des experts de tous horizons (environnement, hydrologie ou encore philosophie) pour aborder les défis liés à cette ressource essentielle : pollution, gestion collective, dérèglement du cycle de l’eau, aménagement du territoire, etc. Un débat passionnant qui a mis en lumière l’importance de construire une société plus respectueuse de ses ressources communes. 

Revivre cette soirée en replay

Visuel du Printemps des sciences 2025

Des activités scolaires pour explorer et s’émerveiller

Pendant 5 jours, plus de 2.000 élèves du primaire et du secondaire ont parcouru les couloirs de l’université pour participer à la quarantaine d’activités proposées par les différents départements et laboratoires. Ces derniers ont rivalisé de créativité pour proposer des activités interactives et ludiques, permettant aux jeunes de voir la science autrement, en sortant des salles de classes. 

Parmi les moments forts : une plongée au cœur de la physique nucléaire, l’exploration d’organismes fascinants au microscope, des épreuves mêlant défis sportifs et mathématiques ou encore une rencontre insolite avec des poules dans une volière installée dans la cour des sciences. 

Un rendez-vous ouvert à tous les publics

Si de nombreuses activités sont proposées aux écoles, le grand public n’a pas été oublié pour autant. Plusieurs activités ont ainsi été organisées pour les petits et grands curieux de sciences. Parmi elles, un café scientifique « Chill & Sciences » sur la thématique du réchauffement climatique vu sous le prisme du dégel de l’Arctique, un atelier sur l’électronique et la visite de l’Observatoire astronomique Antoine Thomas. Le Printemps des Sciences a d’ailleurs coïncidé avec l’observation d’une éclipse partielle du Soleil le samedi 29 mars en matinée. Un spectacle rare qui a suscité l’émerveillement parmi le public présent ! 

Le Printemps des Sciences est aussi l’occasion de proposer au public d’autres activités de sensibilisation et de diffusion des sciences en lien avec les objectifs de l’événement : 

  • Le Mapathon : Un rendez-vous humanitaire de cartographie 

En quelques heures et dans une ambiance conviviale, le Département de géographie de l’UNamur a initié les volontaires présents à contribuer à une dimension méconnue de l’aide humanitaire : la cartographie des zones vulnérables. Les cartes produites ouvrent de nouvelles voies d’accès pour l’aide humanitaire, pour Médecins Sans Frontières et la Croix-Rouge notamment. 

  • Ma Thèse en 180 secondes : Un concours de vulgarisation pour les doctorants 

En 3 minutes et pas une de plus, les doctorants présentent leur sujet de thèse vulgarisé avec clarté et efficacité afin de captiver le public. En 2025, 10 doctorants ont participé au concours et trois lauréats ont été sélectionnés pour représenter l’UNamur lors de la finale interuniversitaire qui se déroulera au mois de mai à l’UMons.  

Casser les idées reçues et susciter l’envie de se lancer dans une filière scientifique

Si les sciences et les technologies intriguent, elles souffrent parfois de stéréotypes bien ancrés. Austères, déconnectées, réservées à une élite ? Autant d’idées reçues que le Printemps des Sciences contribue à déconstruire en ouvrant les portes des laboratoires et instituts de recherche.  

Jérôme Daquin, Professeur ordinaire au Département de mathématique : « Un événement comme le Printemps des Sciences permet de montrer que les mathématiques sont concrètes, qu’elles s’appliquent dans la vie de tous les jours et surtout qu’on peut en faire de façon ludique. Ce n’est pas quelque chose d’austère et déconnecté de la réalité, bien au contraire. » 

Boris Hespeels, chercheur au Département de biologie : « Souvent on voit le scientifique dans sa tour d’ivoire, hyper sérieux. Et ce qui fait qu’on est ici, c’est qu’on s’amuse. Et qu’on s’amuse aussi à le partager. On a envie de montrer que faire de la recherche, de la science, c’est un truc super chouette. » 

Les chercheurs que nous avons interrogés sont unanimes : sans sous-estimer les défis rencontrés au quotidien, les filières scientifiques promettent un potentiel d’épanouissement pour chacune et chacun. 

Régis Falque, Assistant et doctorant en faculté EMCP (Faculty Economics Management Communication Politics) : « Le métier scientifique offre des opportunités de découvertes qui sont sans pareil. […] C’est une magnifique aventure. Ce n’est pas évident, ça demande du temps, de l’investissement mais c’est une très belle aventure. »  

Boris Hespeels, chercheur au Département de biologie : « [La science], ce n’est pas quelque chose qui se fait seul. […] Je pense que c’est ça aussi le message, on a besoin de tout le monde, on a besoin de tous les profils. » 

Aux jeunes qui hésiteraient encore à se lancer : « Le conseil c’est juste, vas-y, lance-toi. Il n’y a pas de risque à se lancer dans le domaine de la science. C’est un domaine qui est porteur pour l’instant, on va vers ça. », résume Tamara Puttemans, technicienne de laboratoire au Département de biologie. 

Des partenaires scientifiques et culturels

Le Printemps des Sciences est un événement fédérateur qui rassemble également de nombreux partenaires scientifiques et socio-culturels namurois externes à l’université.  

Computer Museum NAM-IP, Musée des arts anciens - TreM.a et la Société archéologique de Namur, Espace muséal d'Andenne, NID Namur – Ville de Namur, Le Delta, KIKK asbl, Le Pavillon, Empreintes asbl, ARC Namur, CIDJ, Culture In Vivo, Balteau, Inasep, Jan De Nul, Union royale belge des amateurs-émetteurs (UBA), Ose la Science, La Leçon Verte, Vent Sauvage, Repair Together, UTAN, Iles de Paix, Nature&sens, Eurospace Society, Cercle Astronomique Mosan, Mars Society Belgium. 

L’édition 2025 en quelques chiffres

  • 3.529 élèves inscrits 
  • 40 activités rien qu’à l’UNamur 
  • Près de 1.000 curieuses et curieux 
  • 20 partenaires 
  • 4 établissements d'enseignement supérieur partenaires en Province de Namur 
  • Une moyenne de 10 km par jour parcourus par les membres de l’équipe !  

Le Printemps des Sciences est une initiative de la Fédération Wallonie-Bruxelles, coordonnée par le réseau Sciences.be, organisée par les universités et les hautes écoles.

Vingt films pour comprendre le numérique : le pari ludique de deux experts de l’UNamur

Transition numérique
Éducation, sciences et société
Publication

Terminator pour parler d’IA ? Wall-E pour parler de la dépendance technologique ? The Truman Show pour évoquer les réseaux sociaux ? Dans un nouvel ouvrage, deux professeurs de l’UNamur, Anthony Simonofski (transformation numérique- Faculté EMCPInstitut NaDI) et Benoît Vanderose (Génie logiciel – Faculté d’informatiqueInstitut NaDI), proposent un voyage à la croisée du numérique et de l’imaginaire cinématographique. 

Photo de Benoit Vanderose et Anthony Simonofski

Leur ouvrage « Cinématech - Vingt œuvres pour comprendre le numérique » a une visée avant tout éducative puisqu’il permet au lecteur de mieux comprendre le numérique et ses enjeux. Mais l’originalité de l’approche choisie par les deux auteurs, en fait un outil aussi ludique qu’instructif. 

« L’idée est simple : utiliser 20 films et séries pour illustrer l'histoire du numérique, trois technologies importantes (IA, Robotique, XR) et leurs enjeux. Pour ce faire, on part de Terminator, Her, Wall-E, Minority Report et bien d’autres pour rendre ces sujets accessibles », explique Anthony Simonofski Professeur au sein de la Faculté d’économie, management, sciences politiques et communication (EMCP).

Edité par l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, l’ouvrage est le prolongement du Podcast Pop-Code réalisé par les deux experts et cinéphiles.  Ils y explorent l'utilisation de la Pop-Culture pour éduquer au numérique, tout en examinant ses enjeux et limites.

Photo de Benoit Vanderose et Anthony Simonofski

« Avec le livre, nous pouvons approfondir le propos du podcast, en fournissant davantage de cohérence et de références scientifiques », précise Benoit Vanderose, professeur au sein de la Faculté d’informatique. 

Trois publics sont visés par ce nouvel ouvrage : 

  • Celles et ceux qui veulent mieux comprendre le numérique sans jargon
  • Les cinéphiles curieux de voir leurs œuvres préférées sous un autre angle,
  • Les enseignants et formateurs qui cherchent des supports concrets pour parler du numérique en classe

Des séances du numérique à l’UNamur et un projet de recherche

Outre le podcast Pop-Code et l’ouvrage « Cinématech », le projet de Benoit Vanderose et Anthony Simonofski se décline aussi sous la forme de « séances du numérique » organisées à l’UNamur. Au programme ? Des films suivis de débats avec des experts et expertes pour comprendre les défis du numérique et stimuler la réflexion collective. Dans ce projet, Anthony Simonofski, et Benoit Vanderose sont accompagnés d’Anne-Sophie Collard, et Fanny Barnabé. Prochain rendez-vous ? Le 12 février pour une diffusion de I, Daniel Blake (Ken Loach) pour parler d’inclusion numérique ! 

A noter aussi sur la même thématique : le projet de recherche en cours - https://arc-projects.unamur.be/di-fic

Actualité

Voyages stellaires : retour sur la Space Week UNamur 2025

UNIVERSEH
Physique et astronomie
Espace

Du 4 au 10 octobre, l’UNamur a embarqué petits et grands pour une semaine d’activités pédagogiques et ludiques dédiées à la découverte de l’espace.
L’objectif ? Inspirer, questionner et émerveiller.

Activité météorites Space Week

Organisée par le Confluent des Savoirs dans le cadre de la Semaine internationale de l’espace et de l’Alliance UNIVERSEH, l’édition 2025 a réuni près de 800 participants de tous âges, parmi lesquels 350 élèves du primaire et du secondaire.

Temps forts de la semaine 

Tout au long de la semaine, petits et grands ont été invités à plonger dans l’univers de la recherche spatiale à travers des ateliers, des observations et des expériences immersives.

Une journée à destination les élèves du secondaire

Véritable temps fort de cette semaine, l’Université s’est transformée le jeudi 9 octobre en véritable laboratoire spatial pour accueillir les élèves de 5ᵉ et 6ᵉ secondaire lors d’une journée thématique interdisciplinaire. En cours de la journée, les élèves ont pu rencontrer des chercheurs, des enseignants, des étudiants et des professionnels du spatial lors d’ateliers, de rencontres et de défis, explorant tout à tour :

  • les mystères des météorites et de l’exploration spatiale avec des chercheurs de l’UNamur ;
  • les liens entre intelligence artificielle et spatial, en collaboration avec l’Euro Space Center ;
  • la biodiversité des mousses avec la découverte de micro-organismes “résistants” capables de survivre dans des conditions spatiales ;
  • avant de conclure la journée par un quiz interactif et convivial animé par le Kot à projet “Kàp to UNIVERSEH”.

Cette journée a marqué les esprits par son approche participative et interdisciplinaire, saluée tant par les enseignants que par les élèves.
Ces derniers ont pu manipuler du matériel scientifique, échanger avec des chercheurs, et découvrir concrètement la diversité des métiers et enjeux liés au spatial.

En parallèle, des visites de l’Observatoire astronomique Antoine Thomas et d’un planétarium mobile prêté par le MUMONS ont permis aux plus jeunes élèves (primaire et secondaire) d’explorer le ciel étoilé et de s’interroger sur les mystères du cosmos de manière ludique et accessible. 

Journée thématique de la Space Week UNamur 2025

Des moments de découvertes pour tous et toutes

Durant plusieurs jours, l’Observatoire a ouvert exceptionnellement ses portes pour permettre aux curieuses et curieux d’explorer sa coupole, son fonctionnement et ses instruments dont un télescope solaire, unique en Wallonie. 

Accompagnés par un vulgarisateur en astronomie et confortablement installés sous le dôme du planétarium, les visiteurs ont embarqué pour un voyage cosmique, entre constellations, galaxies et phénomènes célestes.

Ces expériences, à la fois scientifiques et sensorielles, ont offert un moment d’émerveillement partagé et ont contribué à renforcer les liens entre la recherche et le grand public.

Un concours BD "Exploration spatiale”. 

Dans le cadre de ce concours de dessin format bande dessinée, l’UNamur vous invite à embarquer pour une aventure hors du commun sur le thème de l’exploration spatiale. Le concours vous propose d’imaginer des missions audacieuses, des découvertes spectaculaires ou des civilisations lointaines et de les raconter en dessins et en bulles. L’Univers vous attend et c’est à chacun et chacune d’entre nous de lui donner vie !

Journée thématique de la Space Week UNamur 2025

Une nouvelle réussite pour la Space Week

La Space Week UNamur 2025 a de nouveau été une belle réussite. Elle a su associer grand public et publics scolaires, mêler science, technologie, création et imagination, et ancrer l’Université de Namur comme un acteur dynamique de la recherche spatiale et de la médiation scientifique sur les thématiques liées à l’espace.

Au-delà de la fascination pour l’astronomie, cette semaine rappelle que l’espace est un horizon partagé, entre recherche, innovation, citoyenneté et culture.
 

À travers le Confluent des Savoirs, l’Université de Namur confirme son rôle de pont entre les savoirs universitaires et le public, tout en inspirant la nouvelle génération d’explorateurs… terrestres ou stellaires.

Le Confluent des Savoirs : service de sensibilisation et de diffusion de la recherche de l’Université de Namur

Les activités proposées dans le cadre de la Belgian Space Week ont été organisées et coordonnées par le Confluent des Savoirs (CDS). Le CDS partage les connaissances et les savoirs issus des sept facultés de l’université à travers des activités de vulgarisation à destination des écoles et du grand public. 

10 ans du CDS

UNIVERSEH : de nouvelles opportunités autour du domaine du spatial

L’UNamur est membre de l’alliance européenne European Space University for Earth and Humanity (UNIVERSEH) axée sur la thématique de l’espace. Une réelle reconnaissance de l’expertise de l’UNamur dans le domaine du spatial, et une porte d’entrée à de nouvelles collaborations internationales tant en matière d’enseignement que de recherche, autour d’un domaine porteur d’emploi et de développement socio-économique. 

Logo UNIVERSEH

Deux chercheuses de l’UNamur récompensées au concours Ma thèse en 180 secondes

Biologie
Prix

Belle victoire pour Margaux Mignolet, chercheuse au sein de l'Unité de Recherche en Physiologie Moléculaire (URPhyM) de la Faculté de médecine, qui remporte le 1er prix de la finale belge interuniversitaire du concours Ma thèse en 180 secondes (MT180). Sa recherche ? Mieux comprendre les mécanismes des anticorps actifs dans les cas de COVID long. Le deuxième prix de ce concours national a, lui aussi, été remporté par une candidate namuroise. Il s’agit de Petra Manja, issue de l'Unité de Recherche en biologie des micro-organismes (URBM), Département de biologie de la Faculté des sciences et qui poursuit une thèse visant à comprendre les mécanismes de résistance de la bactérie E. coli. Toutes deux sont également chercheuses au sein de l'Institut NARILIS.

Les candidats unamur à MT180 2025

Le premier prix pour Margaux Mignolet et sa recherche sur le COVID long

« Le monde de Dory l'anticorps », tel est le titre vulgarisé de la thèse de Margaux Mignolet.  Cette chercheuse en neurosciences fait partie de l'Unité de Recherche en Physiologie Moléculaire (URPhyM) de la Faculté de médecine.  Elle travaille sous la supervision du Professeur Charles Nicaise et est également membre de l'Institut NARILIS.  Elle  étudie les auto-anticorps pathogènes chez les patients présentant des séquelles neurologiques post-aiguës de le COVID-19. 

« Beaucoup de personnes souffrent toujours de symptômes persistants après le COVID (ex: troubles de la mémoire, fatigue, douleurs,...). Cette condition est appelée le COVID long. On n’en connait toujours pas le mécanisme. Une des hypothèses est que les patients ont des anticorps qui s'attaquent à leur système nerveux, induisant une maladie auto-immune. Le but de ma thèse est de déterminer si les patients possèdent ces anticorps. Cela permettra une meilleure prise en charge des patients », explique Margaux Mignolet.

Le mercredi 21 mai 2025, elle a brillamment réussi à vulgariser son sujet de recherche et à captiver l'audience en utilisant un langage clair et simple, à l’occasion de la finale nationale interuniversitaire du concours MT 180. L’objectif de ce concours est d’informer le grand public sur la richesse et l’intérêt des recherches scientifiques, tout en développant les compétences communicationnelles des doctorants. Chaque participant (doctorant ou docteur diplômé de l’année académique précédente) présente, en trois minutes, un exposé de vulgarisation en français, clair, concis et convaincant sur sa thèse. Le tout avec l’appui d’une seule diapositive !

Et Margaux Mignolet a réussi à convaincre le jury puisqu’elle a remporté le premier prix du concours ! 

Une belle reconnaissance pour cette passionnée du corps humain et de la médecine. « J'ai toujours été fascinée par le fonctionnement de notre corps et j'ai toujours voulu comprendre comment fonctionnent les maladies et comment les soigner. J'ai donc étudié les sciences biomédicales à Namur pour pouvoir travailler dans la recherche », confie-t-elle. « Je ne m’attendais pas à remporter ce prix !  Les quatorze autres participants ont présenté des sujets tous plus passionnants les uns que les autres, et les pitchs étaient vraiment bien écrits. Je suis très heureuse d’avoir remporté ce prix, avec Petra à mes côtés, et d’avoir pu vivre ce concours aux côtés de Thomas et Petra ».

Le deuxième prix pour Petra Manja et sa recherche en microbiologie

Lors de ce concours, les doctorantes de l’UNamur ont particulièrement été brillantes puisque le deuxième prix a été remporté par Petra Manja, chercheuse en microbiologie au sein de l'Unité de Recherche en Biologie des Micro-organismes (URBM) de la Faculté des sciences (Institut NARILIS). Elle fait partie du groupe de recherche du Profeseur Régis Hallez.  Sa thèse vise à comprendre les mécanismes de persistance de la bactérie E. coli uropathogène. 

« E. coli uropathogène est une des bactéries qui cause la cystite. Le traitement de la cystite est difficile, notamment en raison de sa persistance. Quand les bactéries sont traitées avec des antibiotiques, la majorité de la population meurt sauf une petite population qui rentre en dormance et évite ainsi le traitement. Des études ont montré qu'une molécule appelée alarmone, joue un rôle dans cette forme de persistance. La question de ma recherche est de savoir quel est plus précisément ce rôle. Pour le comprendre, je m'intéresse à la protéine qui produit l'alarmone est qui s'appelle SpoT. L'idée est de trouver un régulateur de SpoT qui sera activé quand les bactéries sont traitées avec des antibiotiques. Ce régulateur va à son tour activer SpoT ce qui entraine la production de l'alarmone et la dormance des bactéries », explique-t-elle. « J’ai beaucoup aimé cette expérience, j'ai appris à vulgariser mon travail pour le rendre  accessible au grand public. C'est aussi pour eux qu'on fait de la science », réagit-elle. 

Son exposé s'intitulait : "Dormir pour ne pas mourir".

Une belle performance pour Thomas Rouma et sa recherche sur les réponses immunes

Thomas Rouma, également chercheur en URBM (Faculté des sciences) et à l'Institut NARILIS et dont la thèse de doctorat est co-dirigée par les professeurs Eric Muraille et Xavier De Bolle, étudie la réponse immunitaire protectrice contre les infections pulmonaires causées par Acinetobacter baumannii chez la souris. 

Sa présentation s'intitulait : « Comment se débarrasser d'un pique-assiette ? ! »

Félicitations à Margaux, Petra et Thomas qui ont relevé le défi de présenter leur thèse en 180 secondes !

15 doctorants, 180 secondes pour convaincre

Chaque année, le concours MT180 se déroule dans un premier temps dans les cinq universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles : l’UCLouvain, l’ULB, l’ULiège, l’UMONS, l’UNamur. Chaque université désigne des candidats qui participeront à la finale inter-universitaire. Cette année, la finale inter-universitaire rassemblait 15 doctorants, dont les 3 candidats de l’UNamur : Margaux Mignolet, Petra Manja et Thomas Rouma.

Retour sur le Printemps des Sciences 2025 : les sciences et les technologies sur le devant de la scène pendant une semaine à l’UNamur

Sciences
Durable
ODD 4 - Éducation de qualité
ODD 6 - Eau propre et assainissement
ODD 11 - Villes et communautés durables
ODD 13 - Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
ODD 14 - Vie aquatique

La 24ème édition du Printemps des Sciences s’est tenue du 24 au 30 mars dernier partout en Wallonie et à Bruxelles, sur la thématique « Eau-rêka ». L’objectif de ce rendez-vous annuel :  mettre les sciences et les technologies à la portée du plus grand nombre. Mission accomplie pour cette nouvelle édition ! 

Banner Printemps des Sciences 2025

Le Printemps des Sciences est coordonné en Province de Namur par le Confluent des Savoirs, le service de sensibilisation, de vulgarisation et de diffusion de la recherche de l’Université de Namur. Cette année, l’équipe du Confluent des Savoirs a également pris la tête de la coordination nationale de l’édition 2025 du Printemps des Sciences.  

A l’UNamur, la communauté universitaire (chercheurs, doctorants, techniciens de laboratoire, étudiants, etc.) s’est une fois encore largement mobilisée pour éveiller la curiosité des élèves et du grand public aux sciences et technologies. Leur engagement a permis de faire découvrir la richesse des études et métiers scientifiques à travers de nombreuses activités. 

Une conférence inaugurale pour réfléchir à la protection de l’eau

Le coup d’envoi du Printemps des Sciences a été donné dès le 19 mars à l’UNamur, à l’occasion d’une conférence inaugurale sur le thème « L’eau, un bien commun à préserver ». L’occasion de réunir des expertes et des experts de tous horizons (environnement, hydrologie ou encore philosophie) pour aborder les défis liés à cette ressource essentielle : pollution, gestion collective, dérèglement du cycle de l’eau, aménagement du territoire, etc. Un débat passionnant qui a mis en lumière l’importance de construire une société plus respectueuse de ses ressources communes. 

Revivre cette soirée en replay

Visuel du Printemps des sciences 2025

Des activités scolaires pour explorer et s’émerveiller

Pendant 5 jours, plus de 2.000 élèves du primaire et du secondaire ont parcouru les couloirs de l’université pour participer à la quarantaine d’activités proposées par les différents départements et laboratoires. Ces derniers ont rivalisé de créativité pour proposer des activités interactives et ludiques, permettant aux jeunes de voir la science autrement, en sortant des salles de classes. 

Parmi les moments forts : une plongée au cœur de la physique nucléaire, l’exploration d’organismes fascinants au microscope, des épreuves mêlant défis sportifs et mathématiques ou encore une rencontre insolite avec des poules dans une volière installée dans la cour des sciences. 

Un rendez-vous ouvert à tous les publics

Si de nombreuses activités sont proposées aux écoles, le grand public n’a pas été oublié pour autant. Plusieurs activités ont ainsi été organisées pour les petits et grands curieux de sciences. Parmi elles, un café scientifique « Chill & Sciences » sur la thématique du réchauffement climatique vu sous le prisme du dégel de l’Arctique, un atelier sur l’électronique et la visite de l’Observatoire astronomique Antoine Thomas. Le Printemps des Sciences a d’ailleurs coïncidé avec l’observation d’une éclipse partielle du Soleil le samedi 29 mars en matinée. Un spectacle rare qui a suscité l’émerveillement parmi le public présent ! 

Le Printemps des Sciences est aussi l’occasion de proposer au public d’autres activités de sensibilisation et de diffusion des sciences en lien avec les objectifs de l’événement : 

  • Le Mapathon : Un rendez-vous humanitaire de cartographie 

En quelques heures et dans une ambiance conviviale, le Département de géographie de l’UNamur a initié les volontaires présents à contribuer à une dimension méconnue de l’aide humanitaire : la cartographie des zones vulnérables. Les cartes produites ouvrent de nouvelles voies d’accès pour l’aide humanitaire, pour Médecins Sans Frontières et la Croix-Rouge notamment. 

  • Ma Thèse en 180 secondes : Un concours de vulgarisation pour les doctorants 

En 3 minutes et pas une de plus, les doctorants présentent leur sujet de thèse vulgarisé avec clarté et efficacité afin de captiver le public. En 2025, 10 doctorants ont participé au concours et trois lauréats ont été sélectionnés pour représenter l’UNamur lors de la finale interuniversitaire qui se déroulera au mois de mai à l’UMons.  

Casser les idées reçues et susciter l’envie de se lancer dans une filière scientifique

Si les sciences et les technologies intriguent, elles souffrent parfois de stéréotypes bien ancrés. Austères, déconnectées, réservées à une élite ? Autant d’idées reçues que le Printemps des Sciences contribue à déconstruire en ouvrant les portes des laboratoires et instituts de recherche.  

Jérôme Daquin, Professeur ordinaire au Département de mathématique : « Un événement comme le Printemps des Sciences permet de montrer que les mathématiques sont concrètes, qu’elles s’appliquent dans la vie de tous les jours et surtout qu’on peut en faire de façon ludique. Ce n’est pas quelque chose d’austère et déconnecté de la réalité, bien au contraire. » 

Boris Hespeels, chercheur au Département de biologie : « Souvent on voit le scientifique dans sa tour d’ivoire, hyper sérieux. Et ce qui fait qu’on est ici, c’est qu’on s’amuse. Et qu’on s’amuse aussi à le partager. On a envie de montrer que faire de la recherche, de la science, c’est un truc super chouette. » 

Les chercheurs que nous avons interrogés sont unanimes : sans sous-estimer les défis rencontrés au quotidien, les filières scientifiques promettent un potentiel d’épanouissement pour chacune et chacun. 

Régis Falque, Assistant et doctorant en faculté EMCP (Faculty Economics Management Communication Politics) : « Le métier scientifique offre des opportunités de découvertes qui sont sans pareil. […] C’est une magnifique aventure. Ce n’est pas évident, ça demande du temps, de l’investissement mais c’est une très belle aventure. »  

Boris Hespeels, chercheur au Département de biologie : « [La science], ce n’est pas quelque chose qui se fait seul. […] Je pense que c’est ça aussi le message, on a besoin de tout le monde, on a besoin de tous les profils. » 

Aux jeunes qui hésiteraient encore à se lancer : « Le conseil c’est juste, vas-y, lance-toi. Il n’y a pas de risque à se lancer dans le domaine de la science. C’est un domaine qui est porteur pour l’instant, on va vers ça. », résume Tamara Puttemans, technicienne de laboratoire au Département de biologie. 

Des partenaires scientifiques et culturels

Le Printemps des Sciences est un événement fédérateur qui rassemble également de nombreux partenaires scientifiques et socio-culturels namurois externes à l’université.  

Computer Museum NAM-IP, Musée des arts anciens - TreM.a et la Société archéologique de Namur, Espace muséal d'Andenne, NID Namur – Ville de Namur, Le Delta, KIKK asbl, Le Pavillon, Empreintes asbl, ARC Namur, CIDJ, Culture In Vivo, Balteau, Inasep, Jan De Nul, Union royale belge des amateurs-émetteurs (UBA), Ose la Science, La Leçon Verte, Vent Sauvage, Repair Together, UTAN, Iles de Paix, Nature&sens, Eurospace Society, Cercle Astronomique Mosan, Mars Society Belgium. 

L’édition 2025 en quelques chiffres

  • 3.529 élèves inscrits 
  • 40 activités rien qu’à l’UNamur 
  • Près de 1.000 curieuses et curieux 
  • 20 partenaires 
  • 4 établissements d'enseignement supérieur partenaires en Province de Namur 
  • Une moyenne de 10 km par jour parcourus par les membres de l’équipe !  

Le Printemps des Sciences est une initiative de la Fédération Wallonie-Bruxelles, coordonnée par le réseau Sciences.be, organisée par les universités et les hautes écoles.

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Événements

11

πDay 2026

Atelier

πDay 2026

11
08:30 - 12:00
Université de Namur - Confluent des Savoirs - Rue de Bruxelles - 5000 Namur
S'inscrire à l'événement

À l'occasion du Pi Day, l'UNamur invite les élèves de 5ème et 6ème secondaire pour célébrer l’une des constantes mathématiques les plus célèbres au monde autour d'une matinée d'activités.

Atelier du Pi Day

Infos pratiques :

  • Quand : Mercredi 11 mars 2026 de 8h30 à 12h
  • Combien : Gratuit
  • Langue : Français
  • Public : 5ème et 6ème secondaire
  • Lieu de RDV : Université de Namur (L'adresse exacte sera communiquée ultérieurement) 

Au programme :

Articulé sur une matinée, cet événement se déroule en plusieurs temps forts :

  • Accueil convivial des groupes pour bien démarrer la journée.
  • Session de conférences introductives : Des mini-conférences en plénière permettent d'aborder des sujets variés et percutants, posant le cadre et éveillant la curiosité sur des thématiques mathématiques actuelles.
  • Ateliers pratiques en parallèle et successifs : Après une courte pause, les élèves sont invités à participer activement. Ils tournent sur trois ateliers différents, proposés en parallèle. Ces sessions favorisent l'expérimentation et la manipulation en petits groupes sur des sujets précis.

Offrez à vos élèves une matinée gratuite et enrichissante pour (re)découvrir le plaisir de faire des mathématiques !

Cette activité est organisée avec le soutien de la Wallonie Recherche

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Printemps des Sciences 2026

Evènement

Le Printemps des Sciences est un événement majeur de la culture scientifique et technologique (STEM) en Wallonie et à Bruxelles. Initié par la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’événement est coordonné par le réseau Sciences.be et organisé par les universités et les hautes écoles francophones. Il a lieu chaque année, au début du printemps, et s’adresse à tous, petits et grands. 

Durant toute une semaine, de nombreuses activités gratuites sont proposées aux élèves en semaine et à tous les curieux et curieuses. 

À travers cette semaine de découvertes des sciences et des technologies, le Printemps des Sciences suscite ou confirme des vocations scientifiques, aide les enseignants à améliorer et à enrichir l’enseignement des sciences, donne aux élèves une perception plus réaliste de ce qu’est la science aujourd’hui, améliore la perception générale des sciences et des technologies, contribue à réintégrer les sciences au cœur de la culture générale ou encore améliore le niveau de culture scientifique des citoyens.

A propos du thème de cette année

“L’esprit en éveil : 25 ans de culture scientifique”

La culture scientifique nous aide à voir le monde autrement : elle nous apprend à nous poser des questions. Grâce à elle, nous découvrons des choses cachées ou surprenantes qui rendent le quotidien plus intéressant. La culture scientifique transforme ce qui semble banal en quelque chose d’extraordinaire. Elle nous permet à la fois de mieux comprendre notre environnement, de nous questionner, et de nous émerveiller devant sa beauté et sa complexité.


 

27

Ma Thèse en 180 secondes · Finale UNamur 2026

Concours
Concours

Ma Thèse en 180 secondes · Finale UNamur 2026

27
16:00 - 21:00
Faculté des Sciences - Rue Joseph Grafé, 2 - 5000 Namur

Le concours Ma Thèse en 180 secondes revient à l’Université de Namur pour une nouvelle édition placée sous le signe de la passion de la recherche et du partage. Lors de cette soirée, les doctorantes et doctorants de l’UNamur disposeront de trois minutes chrono pour présenter leur sujet de thèse à un public large, de manière claire, dynamique et accessible.

MT180 Namur 2026

MT180 est bien plus qu’un concours : c’est un véritable exercice de vulgarisation qui met en lumière la créativité, l’engagement et l’ingéniosité des jeunes chercheuses et chercheurs. Avec humour, simplicité ou émotion, chaque participant et participante raconte sa recherche, ses enjeux et ses découvertes, afin de faire découvrir la science autrement.

Vous êtes curieux ou curieuse de voir comment des thèses parfois très pointues peuvent devenir des histoires captivantes en quelques minutes seulement ? Vous souhaitez encourager les candidates et candidats namurois qui se lanceront sur scène ?

Bloquez dès maintenant votre soirée du vendredi 27 mars 2026 et venez les soutenir !

Les informations pratiques (horaire, lieu, modalités d’inscription) seront annoncées prochainement. Restez attentifs : l’événement promet une soirée inspirante et accessible à toutes et tous.

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