- Introduction 9h30 (Danielle LEENAERTS)
9h40 : Giacomo LOPOPOLO (doctorant, Physique, UNamur)
De l’atome à l’énergie nucléaire.
Dans cette présentation, nous reprendrons les bases de l’énergie nucléaire. Pour comprendre son origine, nous repartirons du modèle de l’atome. Nous verrons alors que la radioactivité provient des noyaux (atomiques) instables. Ensuite, les différents types de désintégrations radioactives seront abordés ainsi que leurs propriétés générales. Une fois ces bases posées, nous constaterons que la radioactivité est partout autour de nous, c’est la « radioactivité naturelle ». Enfin, nous (re)découvrirons comment les physiciens des années 30 ont compris tout le potentiel de l’énergie nucléaire.
10h05 : Julien COLAUX (physicien, UNamur)
Le nucléaire : entre défis, sécurité et bénéfices.
Cette présentation explore le fonctionnement des centrales nucléaires et leurs principales technologies, en comparant la sûreté des REP (Belgique) avec les vulnérabilités des RBMK (Tchernobyl). Elle aborde la gestion des déchets radioactifs, la place du nucléaire dans le mix énergétique belge et illustre les bénéfices de la radioactivité, notamment en médecine, industrie et recherche.
10H30 : Martin DENOUN (postdoctorant, Sociologie, ULiège)
Perceptions nucléaires. Des photons aux fissures, retour quelques régimes de perceptibilité en milieu nucléaire.
A partir de deux exemples, nous proposerons de parcourir quelques régimes de perceptibilité en milieu nucléaire. Souvent problématisés comme invisibles, les rayonnements ont pourtant fait l’objet d’intenses efforts de mises en visibilité. Le premier cas sera celui, entre 1905 et 1945 des impressions sur papier et pellicule photographique. Le second concernera des fissures millimétriques découvertes sur l’ensemble des réacteurs français à partir de 2021.
- 10h55-11h15 : Pause
11h15 : Christine BERGÉ (anthropologue, EHESS, Paris)
Fin de vie d'une centale nucléaire. Culture industrielle, vertige mémoriel
Une centrale nucléaire est un objet vulnérable. La décision de démanteler accentue cette vulnérabilité en provoquant des paradoxes. L'objet industriel passe d'une histoire de production à une histoire inversée, qui n'est pas celle de la destruction : méthodiquement, il faut morceler et archiver ce qui vivait comme un tout organique. La culture de la production s'ouvre vers le deuil, puis vers le "retour d'expérience", et invente une mémoire confrontée à l'irreprésentable.
11h40 : Laetitia RISS (doctorante, Philosophie, UNamur)
La lumière aveuglante de la bombe. Günther Anders, penseur de l’âge atomique
Le flash de la bombe nucléaire est sans équivalent dans l’histoire : il éblouit d’une lumière d’anéantissement. Cette contribution propose ainsi de montrer en quoi l'entrée dans « l’âge atomique » bouleverse la philosophie qui doit désormais penser depuis un inquiétant clair-obscur, à l'instar de ce que suggère le premier philosophe de la bombe : Günther Anders.