La Global Research Alliance of Jesuit Universities (GRAJU) a été fondée en août 2025 par sept institutions jésuites de renom : l’Ateneo de Manila University (Philippines), Fordham University et Georgetown University (États-Unis), ITESO (Mexique), Sogang University (Corée du Sud), l’University of Deusto (Espagne) et l’Université de Namur (Belgique). 25 universités jésuites en sont actuellement membres.

GRAJU se veut un réseau mondial dédié au développement d’une recherche ancrée dans les valeurs ignatiennes d’excellence, de justice et de service à la société. L’alliance entend favoriser les collaborations internationales et interdisciplinaires afin de produire des connaissances capables de répondre aux défis globaux contemporains.

Parmi ses objectifs figurent notamment :

  • Le soutien aux projets de recherche conjoints,
  • La promotion des échanges académiques entre chercheurs et chercheuses des universités membres,
  • Le soutien à la recherche de financements externes et d'opportunités de subventions collaboratives
  • L’engagement commun des jésuites en faveur de l'éducation, du service, de l'éthique et du bien commun grâce à des recherches significatives. 

Un symposium inaugural placé sous le signe de l’intelligence artificielle

Le premier symposium annuel de GRAJU s’est tenu du 9 au 11 mars 2026 à l’Ateneo de Manila University, autour du thème « The AI Frontier and the Distinctives of Global Jesuit Higher Education ». 

Cet événement inaugural a réuni des chercheurs, enseignants et responsables académiques du monde entier afin d’ouvrir une réflexion collective sur les enjeux de l’intelligence artificielle et sur la manière dont les universités jésuites peuvent contribuer à en façonner des usages respectueux de la dignité humaine et porteurs d’avenir.

Au programme : des conférences plénières, des tables rondes et des temps d’échanges destinés à identifier des pistes de collaboration et à poser les bases de futurs partenariats de recherche au sein de l’alliance.

Membres du réseau GRAJU

Une délégation de l’UNamur engagée dans la dynamique GRAJU

L’Université de Namur était représentée à cet événement inaugural par Stéphane Leyens, Vice-recteur aux relations et à la coopération internationales, et Sabine Henry, Professeure de géographie et Doyenne de la Faculté des sciences. Leur participation a permis de renforcer les liens avec les institutions partenaires et d’inscrire l’UNamur dans les premières dynamiques de collaboration portées par GRAJU.

Stéphane Leyens et Sabine Henry à l'Ambassade belge des Philippines
De gauche à droite : Anna Vibar (Doctorante UP Diliman-UNamur, géographie), Sébastien Dujardin (Département géographie), Sabine Henry, Stephane Leyens, Vladislava Iordanova (Ambassadrice Belgique à Manille), Maïté Le Polain (Chargée de projet, ambassade), Kerby Alvarez (UP Diliman, Prof. d'histoire)
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Photo de Stéphane Leyens

L’événement a également été l’occasion d’envisager des synergies concrètes, notamment à travers des rencontres individuelles entre chercheurs et des activités de terrain, appelées à devenir des composantes clés des futurs symposiums annuels organisés à tour de rôle par les universités membres. 

Stéphane Leyens Vice-recteur aux relations et à la coopération internationales

Le prochain Symposium sera organisé en juin 2027, par la University of Deusto, à Bilbao, sur le thème "Démocratie, pluralisme et citoyenneté". 

L’UNamur, membre fondateur de GRAJU

Invitée au printemps 2025 à rejoindre les membres fondateurs de GRAJU, l’UNamur a vu cette adhésion comme une reconnaissance des efforts menés ces dernières années pour renforcer sa visibilité et son engagement au sein des réseaux internationaux d’universités jésuites. 

À travers sa participation à GRAJU, l’UNamur entend contribuer activement à la construction d’un espace international de recherche collaborative, fidèle à sa mission universitaire et à ses valeurs, tout en offrant à sa communauté académique de nouvelles opportunités de coopération à l’échelle mondiale.

UNamur et Philippines : une collaboration de longue date, des perspectives nouvelles

La mission aux Philippines a été l’occasion de renforcer des partenariats historiques et d’envisager de nouvelles collaborations.

L’Université de Namur entretient en effet depuis plus de trente ans une coopération académique étroite avec plusieurs institutions philippines. Initiée dès 1992 dans le domaine de la géographie, cette collaboration s’est progressivement étendue à de nombreuses disciplines, dont l’histoire, la philosophie sociale et politique et les sciences environnementales.

Ces partenariats ont donné lieu à de multiples projets de recherche conjoints, axés sur des enjeux majeurs pour les Philippines, tels que la gestion des ressources naturelles et la défense des droits des populations locales. Ils ont été soutenus par des financements variés, tant nationaux qu’internationaux. De plus, depuis bientôt 10 ans, un accord Erasmus+ ICM existe entre l’UNamur et la University of the Philippines, Diliman.

Cette dynamique de coopération se poursuit aujourd’hui notamment à travers le « Philippine Studies Program » dont bénéficie l’UNamur, qui met en valeur les collaborations scientifiques et ouvre de nouvelles perspectives de partenariats académiques, culturels et sociétaux. 

La délégation, dont faisait également partie Sébastien Dujardin (Département de géographie), a été reçue par le Population Institute et le Resilience Institute de l’University of the Philippines, l’équipe de Service Learning de l’Ateneo de Manila University, l'Office of Economic and Cultural Diplomacy du Department of Foreign Affairs, le Service des Relations internationales du Lyceum of the Philippines University et l’Ambassadrice de Belgique à Manille. Ces diverses rencontres ont permis d’envisager de nouvelles collaborations.

Photo à l'UP Population Institute, de gauche à droite : Christian Joy Cruz (Professor), Grace T. Cruz (Professor), Andres Ignacio (Associate Professor), Stephane Leyens, Sabine Henry,  Maria Midea M. Kabamalan (Assistant Professor)